La colère monte dans l’ancienne province de Muyinga, où les résidents expriment leur indignation suite à l'établissement du siège provincial de Buhumuza dans le centre de la commune de Cankuzo. Le nouveau centre administratif est situé dans l'est du Burundi. La décision d'installer le siège de la province de Buhumuza a, selon les informations disponibles, suscité un profond mécontentement parmi la population locale. Des habitants dénoncent de nouvelles contributions imposées pour financer la construction du siège de la province de Buhumuza, une situation qui pèse lourdement sur leurs finances.
Administrative Overhaul and New Demands
Les habitants dénoncent de nouvelles contributions imposées pour financer la construction du siège de la province de Buhumuza. Ces demandes font suite à une réforme administrative qui est entrée en vigueur après les élections législatives de 2025. Cette réforme a considérablement réduit le nombre de provinces à travers le pays, les faisant passer de 18 à 5. Simultanément, le nombre de communes a également été substantiellement réduit, tombant de 119 à 42. Cette restructuration a établi le siège provincial de Buhumuza au centre de la commune de Cankuzo, située dans l'est du Burundi, une décision qui a généré des préoccupations publiques concernant les nouvelles charges financières. La colère et le mécontentement se sont amplifiés à mesure que les détails de ces contributions ont été rendus publics, touchant diverses catégories de la population.
Details of the New Contributions
Les petits fonctionnaires seraient appelés à verser au moins 10 000 francs burundais par trimestre pour la construction du siège provincial. Selon les rapports, les agents bénéficiant d’une nomination ou d’un décret présidentiel font face à une contribution plus élevée, devant payer 30 000 francs burundais ou davantage. Ces nouvelles exigences financières s'étendent aux zones rurales, où chaque ménage serait sollicité à hauteur de 3 000 francs burundais par trimestre. Ces contributions trimestrielles représentent une charge récurrente pour les foyers et les fonctionnaires, s'ajoutant aux dépenses quotidiennes.
Certains responsables administratifs auraient averti que les personnes qui refusent de payer pourraient rencontrer des difficultés pour accéder à certains documents administratifs ou à d’autres services publics. Ces avertissements ont créé un climat de pression, incitant la population à se conformer aux exigences. Les exigences s'appliquent à divers segments de la population, établissant un large engagement financier à travers la province nouvellement définie. La nature trimestrielle de ces paiements indique un fardeau financier continu sur les résidents et les fonctionnaires. La mise en place de ces contributions obligatoires a suscité des interrogations quant à leur légalité et à leur impact sur le pouvoir d'achat des citoyens. Les habitants de l'ancienne province de Muyinga, en particulier, se sentent doublement pénalisés, ayant déjà contribué à d'autres projets par le passé.
Official Silence and Resident Concerns
Les habitants de l'ancienne province de Muyinga affirment avoir déjà été lourdement sollicités pendant plusieurs années pour financer la construction de l’ancien bureau provincial de Muyinga. Cette installation, un immeuble moderne de trois niveaux, est aujourd’hui loué à différents services et organisations. En plus d'autres contributions, chaque député doit verser environ 100 000 francs burundais par trimestre pour le nouveau siège de Buhumuza. Cette contribution spécifique aux parlementaires souligne l'ampleur des efforts de collecte de fonds demandés pour le projet.
Les autorités provinciales de Buhumuza n’avaient pas réagi aux accusations de contributions imposées au moment de la publication. Ce silence officiel, face aux plaintes croissantes des résidents et des fonctionnaires, alimente le sentiment d'injustice et d'absence de dialogue. Les citoyens attendent des éclaircissements et des justifications concernant ces prélèvements obligatoires, ainsi que des assurances sur la transparence de l'utilisation des fonds collectés. L'absence de réponse des autorités provinciales ne fait qu'aggraver les tensions au sein de la population concernée par ces nouvelles mesures financières.