Aide alimentaire suspendue pour 130 000 réfugiés congolais au Burundi

Les conditions de vie sont très difficiles dans le camp de réfugiés Congolais de Busuma, à Ruyigi
Photo via Iwacu-burundi

Les distributions alimentaires essentielles destinées aux réfugiés congolais au Burundi cesseront complètement à partir d'octobre 2026 sans l'apport de nouvelles ressources. C'est ce qu'a annoncé le Programme Alimentaire Mondial (PAM) dans un communiqué de presse publié le vendredi 24 juillet 2026. Cette suspension affectera notamment les populations accueillies dans le camp de réfugiés congolais situé à Busuma, dans la province de Ruyigi. Le PAM alerte sur les conséquences humanitaires de cette mesure si des fonds supplémentaires ne sont pas rapidement mobilisés pour maintenir l'aide.

Urgence de financement critique

Pour maintenir l'aide alimentaire et nutritionnelle jusqu'en août 2027, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a formulé un appel urgent. L'organisation déclare avoir besoin de 35 millions de dollars américains. Ce montant est jugé indispensable pour éviter une interruption prolongée de l'assistance vitale aux populations réfugiées congolaises au Burundi. Sans ces fonds, les distributions, déjà menacées à partir d'octobre 2026, cesseraient complètement, aggravant une situation humanitaire déjà précaire. Le PAM note que la mobilisation rapide de ces ressources est clé pour la survie et le bien-être des réfugiés, notamment ceux du camp de Busuma. La perspective d'une suspension totale de l'aide met en lumière la fragilité du financement des opérations humanitaires dans la région.

Afflux récent et besoins croissants

Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) apporte une aide alimentaire à plus de 130 000 réfugiés au Burundi. Cette population a connu une augmentation significative à la suite de la reprise des violences dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) fin 2025. Plus de 100 000 personnes ont alors fui vers le Burundi, doublant ainsi le nombre de réfugiés pris en charge par le PAM. Cette afflux récent a considérablement accru les besoins humanitaires dans le pays, exerçant une pression supplémentaire sur les ressources déjà limitées de l'organisation. L'aide alimentaire est vitale pour ces populations déplacées, qui dépendent entièrement de l'assistance internationale pour leur subsistance quotidienne.

Conséquences humanitaires graves

Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a déjà été contraint de réduire les rations alimentaires distribuées aux réfugiés, faute de financements suffisants. Cette diminution a entraîné une détérioration notable de la santé et de la nutrition des populations concernées. Les coupes dans l'aide essentielle aggravent la vulnérabilité des réfugiés, compromettant leur bien-être général. Cette situation met en lumière les conséquences directes du manque de ressources sur des vies humaines, soulignant l'urgence d'une intervention financière rapide pour éviter une crise humanitaire plus profonde au Burundi. Les effets de cette réduction se font déjà sentir au sein des communautés.

Appel à l'action des donateurs

La majorité de ces réfugiés fuient le conflit qui sévit en République démocratique du Congo (RDC). Leur situation est exacerbée par la pression croissante sur les ressources humanitaires, déjà limitées au Burundi. Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a souligné à plusieurs reprises la fragilité de la situation et l'urgence de mobiliser des fonds. Une assistance continue est jugée nécessaire pour répondre aux besoins fondamentaux de ces populations déplacées, dont la survie dépend entièrement de l'aide extérieure. Le PAM a mis en garde contre les conséquences dévastatrices d'une interruption de l'aide, qui aggraverait une crise humanitaire déjà préoccupante dans la région.