Le Secrétaire Général du CNDD-FDD, Révérien Ndikuriyo, a tenu une conférence de presse à Burunga, dans le sud du Burundi, où il a lancé une mise en garde. Il a affirmé qu'une offensive lancée depuis l'étranger serait « neutralisée et tuée en moins de trois semaines ».
Révérien Ndikuriyo, s'adressant aux adversaires du régime, a déclaré : « Qu’ils viennent au lieu de se faire photographier en tenue militaire ». Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions régionales et d'allégations d'activités déstabilisatrices.
Appels aux groupes armés
Révérien Ndikuriyo a mis au défi les potentiels assaillants de rassembler jusqu'à 200 000 combattants armés pour lancer une offensive contre le Burundi. Le Secrétaire Général du CNDD-FDD a exhorté ceux qui affirment vouloir combattre à passer « des paroles aux actes ». Il a également utilisé l'expression "erega ni ukwicana", qui peut être interprétée comme « c'est la guerre, on s'entretue ». Ces déclarations s'inscrivent dans un discours ferme du parti au pouvoir face aux menaces perçues.
Surveillance renforcée des frontières
Révérien Ndikuriyo a affirmé que les forces de sécurité surveillent attentivement les zones forestières et frontalières afin de détecter d'éventuelles activités de groupes armés. Cette surveillance s'étend notamment aux zones situées de l'autre côté de la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC), couvrant les forêts, les vallées et les régions rocheuses. Le Secrétaire Général du CNDD-FDD a souligné l'importance de cette vigilance pour anticiper toute menace potentielle.
Les déclarations de Ndikuriyo interviennent dans un contexte marqué par des conflits armés régionaux et la circulation de groupes armés dans l'est de la RDC. Cette situation a conduit les autorités burundaises à renforcer leur dispositif de sécurité et d'observation le long de leurs frontières, en particulier avec la RDC, afin de prévenir toute incursion. Le parti au pouvoir insiste sur la nécessité d'une surveillance continue face à ces dynamiques régionales.
Contexte régional et international
Révérien Ndikuriyo a spécifiquement désigné les groupes RED-Tabara et les FNL (Forces nationales de libération) dirigés par le Général Aloys Nzabampema comme cibles de ces avertissements. Selon le Secrétaire Général du CNDD-FDD, ces groupes pourraient être impliqués dans les offensives envisagées.
Le responsable du parti au pouvoir a également évoqué des messages diffusés depuis le Canada, la Belgique, d'autres pays européens, les États-Unis et la République démocratique du Congo (RDC). Ces messages seraient liés aux menaces d'offensive contre le Burundi, suggérant une dimension internationale aux tensions actuelles perçues par le régime.
Réactions et implications potentielles
Le Secrétaire Général du CNDD-FDD, Révérien Ndikuriyo, a prononcé un discours jugé particulièrement offensif à l'encontre des groupes armés qui menacent de reprendre les armes contre le Burundi. Cette rhétorique intervient dans un climat de tensions persistantes et de mises en garde répétées des autorités burundaises face à d'éventuelles tentatives de déstabilisation du pays. Les déclarations de Ndikuriyo s'inscrivent dans une stratégie de communication visant à afficher la fermeté du pouvoir et à dissuader toute incursion armée provenant de l'étranger. Le parti au pouvoir cherche ainsi à renforcer l'unité nationale et à décourager les sympathisants potentiels de ces groupes.
Révérien Ndikuriyo a étayé ses avertissements en citant des précédents historiques. Il a rappelé les années 2012, 2014 et 2015 comme exemples où des combattants ayant tenté d'envahir le pays auraient été intégralement éliminés. Cette référence à des événements passés vise à noter la détermination et l'efficacité des forces de sécurité burundaises face aux menaces armées. Le Secrétaire Général du CNDD-FDD utilise ces épisodes pour justifier la confiance du parti dans sa capacité à neutraliser rapidement toute offensive future, réaffirmant la ligne dure adoptée par le régime.