L'administration de la commune et de la province de Gitega a annoncé son engagement ferme à éradiquer les boissons fortement alcoolisées, communément appelées « Ubusarabwayi ». Cette décision intervient alors que ces alcools sont considérés comme dangereux pour la santé humaine, un facteur déterminant pour les autorités locales. Les autorités locales du Burundi visent ainsi à mettre fin de manière décisive à la vente et à la consommation de ces produits sur leur territoire, soulignant l'urgence de protéger la population.
Détails de l'interdiction
La commercialisation et la consommation de ces types de boissons sont désormais strictement interdites sur l'ensemble du territoire de la commune de Gitega. Cette mesure radicale a été prise pour assurer une application uniforme de la nouvelle réglementation. Les autorités communales ont également procédé à la suspension temporaire de toutes les unités de production de ces breuvages opérant au sein de la commune, une étape clé pour assécher la source de l'approvisionnement local. Parallèlement, l'introduction de ces produits, provenant d'autres localités, est formellement prohibée sur le territoire de Gitega, afin d'éviter toute contournement de l'interdiction par des importations.
Les grossistes détenant ces boissons ont été invités à les retourner aux industries d'origine, une procédure organisée pour minimiser les pertes et assurer un retrait efficace du marché. Les petits commerçants, quant à eux, ont été sommés de les rendre à leurs fournisseurs, renforçant la chaîne de retour des produits. Un délai de seulement deux jours a été accordé pour procéder à la collecte complète de ces boissons, démontrant la détermination des autorités à agir rapidement et sans délai. Cette période courte a mis la pression sur les acteurs commerciaux pour se conformer aux nouvelles directives.
Justifications et conséquences
L'administrateur Jacques Nduwimana a rappelé avec insistance les multiples conséquences néfastes liées à la consommation de ces boissons. Il a évoqué la détérioration alarmante de la santé des consommateurs, citant des problèmes chroniques et des maladies liées à l'abus d'alcool. Il a également souligné l'insécurité croissante dans les communautés, souvent alimentée par des comportements sous l'influence de l'alcool, ainsi que la paresse et des comportements déviants observés chez les jeunes, ce qui entrave leur développement personnel et social. Ces phénomènes ont des répercussions directes et négatives sur l'économie des ménages, qui voient leurs ressources affectées, et par extension sur l'économie nationale. Nduwimana a averti que les boissons de type vin dont la teneur en alcool dépasse 16 % sont particulièrement concernées par cette opération d'interdiction, ciblant spécifiquement les produits les plus problématiques. Il a également déclaré sans équivoque : « Toute personne trouvée en possession de ces boissons après le délai fixé s’exposera aux sanctions prévues par la législation en vigueur. » Ce message clair vise à dissuader toute tentative de non-conformité.
Mise en œuvre et sanctions
Toute personne surprise en train de consommer ou de commercialiser ces boissons s'exposera aux sanctions prévues par la législation, une mesure qui sera appliquée avec rigueur pour garantir le respect de l'interdiction. Après la date limite fixée, les boissons collectées seront acheminées vers les usines de production pour être définitivement retirées du circuit commercial, assurant ainsi qu'elles ne puissent plus être remises en vente. Une réunion clé s'est tenue le 12 juin 2026, regroupant des représentants des habitants des zones et collines de la commune, des commerçants, des investisseurs, ainsi que des responsables de la justice et de la sécurité. Cette rencontre a permis de discuter des modalités de l'interdiction et de s'assurer de l'adhésion de toutes les parties prenantes. Ce même jour, une campagne de grande envergure pour le retrait des boissons "Udusarabwayi" a débuté à travers la commune de Gitega, marquant le début concret de cette opération. Une campagne de contrôle et de fouille sera menée dans toute la commune après l'expiration du délai afin de détecter d'éventuels stocks cachés ou des activités de vente clandestine, soulignant la détermination des autorités à faire appliquer cette mesure de manière exhaustive. Cette surveillance continue vise à maintenir la pression et à empêcher toute résurgence du commerce illégal.