La BAD renforce son engagement au Burundi avec de nouveaux investissements ciblés

Le Premier ministre burundais, Nestor Ntahontuye, a reçu Mouna Diawara, la représentante pays de la Banque africaine de développement (BAD), dans l'après-midi du mardi 18 août 2026. Cette rencontre s'est déroulée au Burundi, marquant un renforcement de l'engagement de la BAD envers le pays et soulignant l'importance de la collaboration entre l'institution financière et le gouvernement burundais. Le prochain cycle de financement que la BAD accorde au Burundi couvrira la période 2026-2028, une période clé pour la mise en œuvre de projets de développement structurants.

Priorités d'investissement pour la jeunesse

Les discussions entre le Premier ministre Nestor Ntahontuye et Mouna Diawara ont porté sur le maintien des investissements stratégiques et structurants pour le gouvernement burundais. Un accent particulier a été mis sur le développement des compétences de la jeunesse burundaise, considérée comme un pilier essentiel du futur du pays. La Banque africaine de développement (BAD) souhaite investir activement dans la jeunesse burundaise par le biais de programmes de développement des compétences. Ces programmes seront mis en œuvre concrètement via des projets exécutés directement sur le territoire burundais. L'institution financière vise ainsi à soutenir l'employabilité et l'intégration économique des jeunes, un enjeu central pour le développement socio-économique du pays et pour garantir une croissance inclusive. Cette approche ciblée permettra de doter les jeunes des outils nécessaires pour participer pleinement à l'économie nationale.

Secteurs stratégiques et portefeuille existant

La Banque africaine de développement (BAD) prévoit de financer de nouveaux investissements pour la période allant de 2026 à 2028. Ces financements ciblent des secteurs stratégiques et prioritaires pour le développement du Burundi, tels que l'agriculture et l'élevage, les infrastructures, l'énergie et les transports. Ces domaines sont jugés fondamentaux pour stimuler la croissance économique et améliorer les conditions de vie des populations. Parallèlement à ces nouvelles initiatives, la BAD dispose déjà d'un portefeuille significatif d'investissements au Burundi. Ce portefeuille couvre notamment des secteurs vitaux comme les infrastructures de transport, essentielles pour la connectivité et le commerce, les infrastructures énergétiques, cruciales pour l'industrialisation et l'accès à l'électricité, l'agriculture, pilier de l'économie burundaise, ainsi que les secteurs de l'eau et de l'assainissement, fondamentaux pour la santé publique. Ces domaines d'intervention soulignent l'engagement continu de l'institution financière dans le développement des infrastructures essentielles et des secteurs productifs du pays, contribuant ainsi à sa transformation structurelle.

Partenariat clé et soutien aux réfugiés

Le Premier ministre burundais, Nestor Ntahontuye, a affirmé que la Banque africaine de développement se classe au deuxième rang des principaux partenaires fiables du pays, juste après la Banque mondiale. Cette déclaration note l'importance stratégique que le gouvernement burundais accorde à l'institution financière dans son développement et témoigne de la solidité de leur collaboration.

Un montant significatif de quinze millions de dollars américains sera prochainement alloué pour soutenir et assister les réfugiés en exil au Burundi. Ces fonds sont spécifiquement destinés à l'inclusion éducative et à l'intégration des enfants réfugiés étrangers, notamment ceux originaires de la République démocratique du Congo. L'investissement vise à faciliter l'accès à l'éducation pour cette population vulnérable, leur offrant ainsi des perspectives d'avenir et contribuant à leur bien-être au sein de la société burundaise. Ce soutien financier illustre l'engagement de la BAD à répondre aux défis humanitaires et sociaux dans la région.

Engagement continu de la BAD

La Banque africaine de développement (BAD) maintient et renforce son engagement au Burundi en ciblant particulièrement la jeunesse et les secteurs stratégiques. Son prochain cycle de financement, couvrant la période 2026-2028, se concentrera sur des investissements stratégiques et structurants. La BAD ambitionne de développer les compétences des jeunes à travers des projets concrets et efficaces. Cette démarche vise à renforcer leur employabilité et leur intégration économique, contribuant ainsi à la stabilité et à la prospérité du Burundi sur le long terme.