La région de Rumonge, notamment la commune de Rumonge en province de Burunga, est confrontée à une recrudescence des insécurités depuis le début du mois de septembre. Des chefs de zone de Maramvya, Buyengero, Mudende et Mariza ont signalé une augmentation des vols de chèvres. Ce qui est "étonnant", soulignent-ils, "est que certaines chèvres sont égorgées sur les lieux du vol mais qu’aucune personne n’a encore été identifiée ou arrêtée parmi les présumés auteurs." Aucun suspect n'a été identifié ni arrêté pour ces méfaits. Parallèlement, un individu souffrant de troubles mentaux a incendié environ cinq hectares sur les collines de Gitongwe et Busaga. Les abandons scolaires sont également perçus comme une menace pour la sécurité locale.
Vague de vols de bétail
Dans le cadre de cette recrudescence des vols, certaines chèvres sont égorgées sur les lieux mêmes du larcin. Les responsables locaux ont exprimé leur étonnement face à cette situation, car aucune personne n'a encore été identifiée ni arrêtée parmi les présumés auteurs de ces actes. Cette méthode d'abattage sur place ajoute à la complexité des enquêtes menées par les autorités. Les vols de bétail, spécifiquement de chèvres, constituent une menace croissante pour les éleveurs de la région. Cette pratique contribue à un sentiment d'insécurité grandissant parmi les populations rurales.
Incendies et dégâts matériels
Plus de dix hectares ont été perdus à la suite d'incendies de brousse et d'actes criminels dans la commune de Rumonge. Ces destructions s'ajoutent aux multiples défis sécuritaires auxquels est confrontée la région. Les feux ont entraîné des pertes matérielles significatives et ont contribué à la dégradation de l'environnement local.
Des bergers en transhumance ont incendié environ huit hectares de forêt. Cet incident s'est produit sur leur chemin de retour vers Vyanda, après que l'entrée avec leur bétail leur ait été refusée. Cet acte a aggravé la situation des incendies dans la commune, ajoutant à la superficie déjà dévastée. La conjugaison de ces événements a suscité des préoccupations quant à la sécurité et à la gestion des ressources naturelles dans la région.
Mesures de sécurité renforcées
Les chefs de zone ont sollicité le soutien de la police et des forces de défense et de sécurité afin d'endiguer le phénomène des vols de chèvres. Minani a recommandé l'identification, l'arrestation et la poursuite des bergers responsables des incendies. Le commandant de la 410ème brigade a demandé aux autorités administratives de communiquer et de fournir rapidement des informations sur les situations suspectes pouvant perturber la sécurité, ce qui, selon lui, « permettra de consolider la paix et la sécurité. » Le commissaire adjoint de la police de sécurité intérieure a exhorté les autorités à surveiller les mouvements des personnes, à veiller à la bonne tenue des registres des ménages et à appréhender tout individu suspect. Augustin Minani, l'administrateur communal, a instruit les chefs de zone bordant le lac Tanganyika – Kigwena, Gatete, Rumonge, Kizuka et Minago – de surveiller étroitement les mouvements sur le lac pour prévenir les infiltrations de criminels.
Préparation El Niño et défis sociaux
Un terrain de cinq hectares sera aménagé pour accueillir les victimes potentielles du phénomène El Niño à venir. La commune de Rumonge est jugée une zone à haut risque, en raison de sa position géographique, bordée par le lac Tanganyika et dotée de montagnes dénudées et escarpées, ce qui pourrait engendrer des inondations et des glissements de terrain. Dans ce contexte, l'administrateur Augustin Minani a chargé les chefs de zone de désigner des comités pour lutter contre les grossesses non désirées dans les écoles et les abandons scolaires sur chaque colline. Minani a souligné la nécessité d'une "synergie d’actions pour combattre les abandons scolaires qui constituent une menace pour la sécurité." Par ailleurs, la présence d'enfants d'âge scolaire dans les ports de pêche est désormais interdite. Chaque comité sera composé de sept personnes : deux membres religieux, deux membres de partis politiques, un représentant de l'administration, un représentant des enseignants et un agent de santé communautaire.