L'Assemblée générale de la CNPS exhorte à l'adhésion à l'assurance maladie

M. Ndayishimiye invite tout en chacun à donner sa contribution pour la réussite de la politique nationale de protection sociale.(Photo : Etienne Nduwimana)
Photo: Etienne Nduwimana via Lerenouveau

La 9e Assemblée générale de la Commission nationale de la protection sociale (CNPS) s'est tenue le lundi 15 juin 2026 au Palais présidentiel Ntare Rushatsi. Cet événement majeur, qui a réuni des acteurs clés de la protection sociale du pays, a été placé sous le haut patronage du chef de l'État burundais et président en exercice de l'Union africaine, Evariste Ndayishimiye. Au cœur des discussions, l'importance clé de l'assurance maladie a été mise en avant comme un pilier essentiel pour le bien-être des citoyens.

Des recommandations précises ont été formulées à l'intention des gouverneurs de provinces et des administrateurs communaux. Ces derniers ont été exhortés à intensifier leurs efforts pour inciter les dirigeants de coopératives et autres associations à adhérer activement aux systèmes d'assurance maladie existants. L'objectif fondamental de cette démarche est d'éviter les dépenses de santé catastrophiques, qui représentent une menace significative pour la stabilité financière des ménages et peuvent, à terme, entraîner la pauvreté. Lors de son intervention, Evariste Ndayishimiye a réaffirmé l'engagement fort de l'État en déclarant que "le gouvernement du Burundi poursuivra et renforcera les mesures de protection sociale en faveur des plus vulnérables". Cette déclaration note la détermination des autorités à garantir une couverture sociale étendue et efficace pour tous les Burundais.

Politique nationale de protection sociale : un cadre ambitieux

Le Burundi a récemment franchi une étape décisive en adoptant une nouvelle politique nationale de protection sociale, couvrant la période stratégique de 2024 à 2033. Ce cadre ambitieux et structurant définit clairement l'orientation du pays en matière de protection des populations, visant à construire une société plus juste et résiliente.

Dans la lignée de cette politique, le gouvernement a affirmé qu'il poursuivra et renforcera activement les mesures de protection sociale, ciblant spécifiquement les segments les plus vulnérables de la population. Ces mesures sont multiples et diversifiées, incluant notamment la mise en œuvre de transferts monétaires directs pour soutenir les familles dans le besoin, ainsi que le déploiement de travaux publics à haute intensité de main-d'œuvre, qui offrent des opportunités d'emploi et de revenus. L'accès à l'éducation est également une priorité, avec la gratuité de l'enseignement fondamental, garantissant que tous les enfants aient la possibilité d'apprendre.

En matière de santé, le gouvernement assure la prise en charge des soins pour les mères et les enfants de moins de cinq ans, reconnaissant leur vulnérabilité particulière. La couverture de pathologies spécifiques et endémiques telles que le paludisme, la tuberculose et le VIH/SIDA est également maintenue et renforcée, démontrant une approche globale de la santé publique. Un effort particulier est consenti pour les retraités : ceux affiliés à la mutuelle de la fonction publique bénéficient de la gratuité des soins de santé, et une amélioration progressive des pensions de retraite est prévue, afin d'assurer leur dignité et leur bien-être après des années de service. Ces initiatives combinées visent à créer un filet de sécurité sociale solide pour l'ensemble de la population.

Appel à la solidarité et à la mobilisation collective

Le président Evariste Ndayishimiye a vivement exhorté les responsables administratifs, à tous les niveaux, à intensifier les campagnes de sensibilisation auprès de la population. L'objectif est d'encourager l'adoption généralisée de pratiques de mutualité et de solidarité sociale, considérées comme des mécanismes fondamentaux pour renforcer la cohésion communautaire et l'entraide. Le chef de l'État a souligné avec insistance l'importance capitale de ces mécanismes pour renforcer la protection sociale de tous les citoyens, insistant sur le fait que la solidarité est un pilier essentiel du développement national.

Dans le même esprit, Evariste Ndayishimiye a tenu à reconnaître publiquement la contribution inestimable des promoteurs et opérateurs privés à la mise en œuvre réussie de la politique nationale de protection sociale. Cette reconnaissance met en lumière le rôle essentiel et complémentaire des acteurs non-étatiques – entreprises, organisations de la société civile et autres partenaires – dans l'atteinte des objectifs ambitieux fixés par le pays en matière de couverture sociale. Leur engagement et leurs initiatives sont perçus comme des catalyseurs indispensables pour étendre la portée des actions gouvernementales et garantir un impact plus large.

Objectifs à long terme et défis pour un Burundi émergent

Le gouvernement du Burundi a clairement articulé sa vision à long terme, qui est de transformer le pays en une nation émergente d'ici 2040 et, à terme, en un pays développé d'ici 2060. Cet objectif ambitieux et structurant guide l'ensemble des efforts actuels en matière de protection sociale, de développement économique et de gouvernance. Pour atteindre ces cibles stratégiques et ambitieuses, des mesures concrètes sont prises de manière concertée.

Ces actions sont menées en collaboration étroite avec l'ensemble des membres de la commission, les compatriotes burundais et les partenaires au développement internationaux. Cette approche collaborative et inclusive vise à mutualiser les ressources et les expertises pour maximiser l'efficacité des interventions. L'objectif ultime de toutes ces actions concertées est de réduire de manière significative la pauvreté sur l'ensemble du territoire burundais, améliorant ainsi les conditions de vie de chaque citoyen et posant les bases d'un avenir prospère et équitable pour le Burundi.