Le Président Ndayishimiye appelle à un renforcement de la paix et de la sécurité africaines

Au cours de cette session, le chef de l’Etat burundais a également partagé l’expérience du Burundi en matière de consolidation de la paix et prévention des crises (Photo Claude Hakizimana)
Photo: Claude Hakizimana via Lerenouveau

Voici l'article étendu :

Le chef d'État burundais et président en exercice de l'Union africaine, Evariste Ndayishimiye, est rentré au Burundi le lundi 31 août 2026. Il avait présidé la 21e Session extraordinaire de la Conférence des chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine la veille, dimanche 30 août 2026. Cette session s'est déroulée à Luanda, en Angola, où les dirigeants africains se sont réunis pour discuter de questions cruciales concernant l'avenir du continent. Ces sessions extraordinaires sont convoquées pour aborder des sujets urgents et stratégiques nécessitant une attention immédiate des chefs d'État.

Contexte sécuritaire continental

La session s'est tenue dans un contexte continental marqué par de nombreux défis sécuritaires. Ceux-ci incluent les conflits armés, le terrorisme, l'extrémisme violent, les crises politiques, les changements anticonstitutionnels de gouvernement, les déplacements forcés de populations, les cybermenaces, la désinformation et les rivalités géopolitiques. Ces multiples menaces exigent une réponse coordonnée et solide de la part des États membres et de l'organisation continentale.

Face à ces enjeux complexes, plusieurs décisions ont été adoptées lors de cette session. Ces décisions visent à renforcer les mécanismes de prévention des conflits et les systèmes d'alerte précoce sur l'ensemble du continent africain. Les dirigeants ont également mis l'accent sur l'amélioration de la diplomatie préventive et de la médiation, considérées comme des outils essentiels pour désamorcer les tensions avant qu'elles ne dégénèrent. Un engagement a été pris pour la mise en œuvre d'actions rapides et décisives face aux crises déclarées en Afrique, afin de minimiser leur impact et d'accélérer le retour à la stabilité.

Expérience burundaise et dialogue inclusif

Le chef d'État burundais, Evariste Ndayishimiye, a partagé l'expérience de son pays en matière de consolidation de la paix et de prévention des crises. Il a souligné que le Burundi avait mis en œuvre des stratégies efficaces pour stabiliser ses populations après des périodes de troubles. Evariste Ndayishimiye a notamment mis en avant l'importance du dialogue inclusif comme outil fondamental pour résoudre les tensions et favoriser la cohésion nationale. Cette approche, a-t-il expliqué, permet d'intégrer toutes les voix et de construire un consensus durable.

Il a également affirmé que la justice sociale et la réduction de la pauvreté constituaient des leviers essentiels pour stabiliser les populations et prévenir les crises. Selon le président burundais, l'accès équitable aux ressources et aux opportunités, ainsi que la lutte contre les inégalités, sont des piliers pour une paix durable. Ces éléments, selon lui, contribuent de manière significative à créer un environnement propice à la paix durable et à la sécurité en Afrique, en s'attaquant aux racines profondes de l'instabilité.

Présence et engagement de l'UA

Le Président Evariste Ndayishimiye est rentré de Luanda, en Angola, après avoir participé à la 21e Session extraordinaire de la Conférence des chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine. Cette session s'est tenue dans la capitale angolaise, un lieu symbolique pour la diplomatie régionale. La rencontre s'est déroulée en présence du Président angolais João Lourenço, qui est également le Champion de l'Union africaine pour la paix et la réconciliation en Afrique. Sa participation a souligné l'engagement de l'Angola et de son dirigeant dans les efforts continentaux visant à stabiliser la région et à promouvoir des solutions durables aux défis sécuritaires. La présence de M. Lourenço, en sa qualité de Champion pour la paix, a renforcé la portée des discussions sur les stratégies de prévention des conflits et de médiation, apportant une expertise et une perspective précieuses.

Appels à l'action et financement

Le Président Ndayishimiye a insisté sur la responsabilité des États membres de l'Union africaine de renforcer les capacités du continent en matière de prévention et de résolution des conflits. Il a souligné l'importance pour les nations africaines de prendre en main leur destin sécuritaire, en développant leurs propres mécanismes et expertises. Il a également appelé les États à assumer une plus grande part du financement des priorités liées à la paix et à la sécurité sur le continent. Le dirigeant burundais a mis en avant la nécessité d'une autonomie financière pour soutenir les initiatives africaines, garantissant ainsi leur pérennité et leur indépendance vis-à-vis des financements extérieurs.