L'École Internationale de Gitega face à sa plus grave crise en 43 ans

L'École Internationale de Gitega (EIG) traverse sa crise la plus grave en 43 ans d'existence, a-t-on appris cette semaine. Cette situation critique survient alors que l'établissement est reconnu comme l'un des meilleurs du pays pour la qualité de son enseignement. La crise a débuté spécifiquement par une demande d'accréditation pour la section des statistiques mathématiques, formulée par le représentant légal de l'EIG. Cependant, au lieu d'un accord concernant cette demande d'accréditation, un ordre de fermeture a été émis à l'encontre de l'établissement situé à Gitega, au Burundi. Le ministère de tutelle justifie cette décision par l'absence d'un cadre juridique régissant le fonctionnement de l'école, affirmant également que l'EIG occupe des bâtiments de l'État sans disposer d'un contrat de bail en bonne et due forme, ce qui constitue le cœur du litige actuel.

Conséquences immédiates et contestation

Les répercussions de cette décision ont été immédiates et sévères pour l'institution et son personnel. Les comptes bancaires de l'établissement ont été gelés, entraînant la suspension du paiement des salaires du personnel, selon des informations recueillies. Cette mesure a plongé de nombreuses familles dans l'incertitude économique. Parallèlement, parents et utilisateurs contestent vivement les accusations du ministère. Ils rappellent avec insistance que l'inauguration de l'école avait eu lieu en présence du ministre lui-même ainsi que des autorités locales et provinciales, ce qui semble contredire l'idée d'une absence de cadre légal. Selon ces mêmes sources, l'EIG avait fourni tous les documents requis lors de sa création et de ses démarches administratives, incluant le titre de propriété et l'accréditation de l'établissement. Des craintes d'une tentative de dépossession par de hauts dignitaires ont été exprimées, l'école ayant déjà été convoitée par le passé, ce qui ajoute une dimension de suspicion à cette crise actuelle.

Réactions des parents et du personnel

Face à cette situation alarmante, les parents d'élèves ont tenu une réunion d'urgence le 3 juillet 2026 afin d'évaluer la situation et d'organiser une réponse collective. Plusieurs familles, profondément préoccupées par l'avenir éducatif de leurs enfants, ont lancé une pétition adressée directement au bureau du Premier ministre. Cette pétition demande une suspension immédiate de la mesure de fermeture et l'ouverture d'un dialogue constructif entre toutes les parties prenantes. De son côté, le comité scolaire de l'EIG, après mûre réflexion, envisage sérieusement d'engager des poursuites judiciaires pour contester la légalité de l'ordre de fermeture, selon des sources proches de l'établissement. La situation actuelle est désormais soumise à l'arbitrage du Président de la République, dans l'attente d'une résolution qui pourrait avoir des implications importantes pour l'avenir de l'éducation privée au Burundi.

Le rôle de l'établissement et l'avenir

Comme mentionné, la crise a débuté par une demande d'accréditation pour la section des statistiques mathématiques, formulée par le représentant légal de l'EIG. Le ministère de l'Éducation justifie la fermeture de l'établissement par l'absence d'un cadre juridique régissant le fonctionnement de l'école, a-t-il indiqué. L'infrastructure de l'établissement, qui accueille de nombreux élèves chaque année, a été financée non pas par l'État, mais par les contributions des parents d'élèves ainsi que par l'Agence burundaise pour la Réalisation des travaux d’Intérêt public (Abutip). L'École Internationale de Gitega est reconnue comme l'un des meilleurs établissements éducatifs du pays pour la qualité de son enseignement, d'après plusieurs observateurs et témoignages de la communauté. Sa fermeture potentielle représente non seulement une perte pour les élèves et le personnel, mais aussi un coup dur pour le paysage éducatif burundais.