Au Burundi, le président Évariste Ndayishimiye a récemment contesté l'idée que les élections servent à choisir les dirigeants, les décrivant plutôt comme une formalité de ratification populaire. Le chef de l'État a affirmé que les élections sont une « cérémonie de ratification populaire d'un verdict déjà connu avant l'ouverture des bureaux de vote ». Par ces déclarations, le président Évariste Ndayishimiye a clairement dissipé l'idée selon laquelle les élections seraient un mécanisme de choix pour la population. Évariste Ndayishimiye a déclaré que « quand les militants du CNDD-FDD décident de présenter tel candidat, c’est ce dernier qui passe ». Il a également conseillé : « Ne perdez pas votre temps à écouter ces gens-là », soulignant la futilité de toute opposition.
La démocratie burundaise réinventée
L'article décrit une « nouvelle génération de démocratie » au Burundi, un concept qui redéfinit fondamentalement le rôle des processus électoraux. Le président Évariste Ndayishimiye évoque un « nouveau modèle burundais : une démocratie express », qui se distingue des systèmes démocratiques traditionnels. Pour le chef de l'État, l'urne n'est plus un instrument de choix, mais un « simple tampon administratif sur une victoire annoncée ». Cette perspective transforme l'acte de vote en une simple validation d'une décision déjà prise. Le président a déclaré qu'il n'était pas nécessaire d'« aller les cajoler » ni de les « prendre par la main » pour convaincre les électeurs, affirmant que le résultat est inéluctable. Il a en outre affirmé qu'« il n’y aura qu’un seul vainqueur » et que personne ne pourra « faire trembler Neva », en référence au palais présidentiel, renforçant l'idée d'une mainmise totale sur le pouvoir.
Le parti au pouvoir, seul décideur
Le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, détermine seul qui sera son candidat, et ce candidat l'emportera, selon les déclarations présidentielles. Cette affirmation note une concentration du pouvoir de décision au sein de la formation dirigeante, reléguant le processus électoral à une simple formalité. Le président Évariste Ndayishimiye a affirmé qu'il n'y aura qu'un seul vainqueur, déclarant également que personne ne pourra « faire trembler Neva », en référence au palais présidentiel. Il a ajouté qu'il n'était pas nécessaire d'« aller les cajoler » ni de les « prendre par la main » pour convaincre les électeurs, car le choix est déjà acté. Dans ce contexte, cinq principaux partis de l'opposition ont demandé un dialogue sur le processus électoral, cherchant à instaurer une discussion constructive sur les modalités des scrutins. Cependant, ces mêmes partis d'opposition ont boycotté une réunion de la Commission Électorale Nationale Indépendante (Ceni), qu'ils ont jugée « pas crédible », manifestant leur défiance envers l'institution chargée d'organiser les élections.
Implications et critiques
Le président Évariste Ndayishimiye a présenté la compétition électorale comme une « formalité amiable », suggérant que le résultat des scrutins est déterminé en amont et qu'il n'y a pas de réelle compétition. Cette approche réduit le processus démocratique à une simple validation, où l'enjeu principal ne résiderait pas dans le choix des électeurs, mais plutôt dans l'officialisation d'un verdict préétabli. Le pluralisme politique est quant à lui qualifié de « décoration », soulignant une perception où la diversité des partis ne reflète pas une réelle concurrence pour le pouvoir ni une véritable pluralité d'options pour les citoyens. Cette vision remet en question la substance même de la démocratie multipartite au Burundi, la transformant en une façade sans réelle portée décisionnelle. L'article fait référence à la citation de Boileau : « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément », l'employant pour illustrer la clarté et la franchise des déclarations présidentielles concernant la nature des élections, ne laissant aucune ambiguïté sur sa conception du système électoral burundais.