Les fleurs, un luxe inaccessible à Bujumbura

Illustration of a flower shop with large display windows filled with potted plants, a woman standing outside, a bouquet on a stand, and houses and a tree in the background.
Photo: D+C, AI generated via News

À Bujumbura, la vente de fleurs, autrefois une source de revenu stable, est devenue un indicateur des difficultés économiques croissantes qui frappent la capitale burundaise. Jean Marie Vianney, qui vend des fleurs au marché d'Athénée depuis près de quarante ans, témoigne de cette mutation. « Avant, je pouvais confortablement subvenir aux besoins de ma famille. En 2020, je pouvais facilement gagner environ 100 000 francs burundais par jour. Maintenant, les gens pensent d'abord à la nourriture, pas aux fleurs », a-t-il déclaré. La crise récente du carburant, imputée à la guerre en Iran, a particulièrement affecté les fleuristes, davantage que les problèmes généraux de transport.

Le poids des coûts croissants

En 2020, Jean Marie Vianney, fleuriste au marché d'Athénée, pouvait générer environ 100 000 francs burundais de recettes quotidiennes. Il explique : « Avant, je pouvais confortablement subvenir aux besoins de ma famille. En 2020, je pouvais facilement gagner environ 100 000 francs burundais par jour. Maintenant, les gens pensent d'abord à la nourriture, pas aux fleurs ». Cette situation témoigne de l'impact des coûts croissants sur le pouvoir d'achat des habitants de Bujumbura. Un exemple concret de ces dépenses est le prix d'une couronne mortuaire de taille moyenne, dont le coût varie entre 30 000 et 40 000 francs burundais. Le marché des fleurs, considéré comme un bien non essentiel, est directement affecté par cette pression économique.

Crise du carburant et impact

Les revenus journaliers de Jean Marie Vianney, fleuriste au marché d'Athénée, ont chuté de manière significative. Alors qu'il pouvait générer environ 100 000 francs burundais par jour en 2020, ses gains quotidiens se situent désormais entre 30 000 et 50 000 francs burundais, soit l'équivalent d'environ 10 à 17 dollars américains. Cette baisse reflète un changement dans les priorités de dépenses des habitants de Bujumbura. Jean Marie Vianney a expliqué la situation en ces termes : « Avant, je pouvais confortablement subvenir aux besoins de ma famille. En 2020, je pouvais facilement gagner environ 100 000 francs burundais par jour. Maintenant, les gens pensent d'abord à la nourriture, pas aux fleurs ». Cette évolution met en lumière la pression économique croissante qui pèse sur les ménages, les obligeant à restreindre leurs achats aux produits de première nécessité.

Perspectives sectorielles

L'Agence de développement du Burundi identifie les produits horticoles, y compris les fleurs, comme l'un des secteurs à potentiel de croissance pour le pays. Cette reconnaissance officielle contraste avec les difficultés actuelles rencontrées par les vendeurs de fleurs à Bujumbura, où la demande stagne face aux contraintes économiques. Les fleurs représentent un segment de l'horticulture qui, malgré les défis locaux, est jugé capable de contribuer au développement économique national. L'agence suggère ainsi un potentiel inexploité ou sous-exploité dans ce domaine, ce qui pourrait impliquer des perspectives d'exportation ou une structuration différente du marché intérieur.

Portée et avenir floral

La baisse des achats de fleurs reflète une modification des priorités des ménages face à la pression économique. Les habitants de Bujumbura privilégient désormais les dépenses essentielles, reléguant les fleurs au rang de luxe. Pour les familles plus aisées, les prix des couronnes mortuaires peuvent atteindre 200 000, voire 300 000 francs burundais, tandis que les ménages à faibles revenus peinent à couvrir même les besoins de base. Cette situation note la divergence des réalités économiques au sein de la capitale burundaise, où le marché floral est devenu un indicateur des disparités.