Réponse des partis pro-gouvernementaux aux critiques de l'opposition sur le dialogue présidentiel

Parmi ces invités au lancement de la campagne électorale du CNDD-FDD en 2020, des signataires du communiqué de ce vendredi 22 mai 2026
Photo via Iwacu-burundi

Vingt formations politiques proches du CNDD-FDD ont publié un communiqué le vendredi 22 mai 2026 au Burundi, en réponse aux critiques de l'opposition concernant le dialogue présidentiel. Ce communiqué, émis par ces partis pro-gouvernementaux, intervient dans un contexte de tensions politiques croissantes à l'approche des élections présidentielles de 2027. Cinq partis d'opposition, dont l'Uprona et le CNL, réclament en effet un dialogue substantiel et une restructuration de la CENI et de ses démembrements. Ces partis d'opposition dénoncent aussi les « imperfections du Code électoral », jugeant que « certaines dispositions seraient insuffisantes pour protéger les électeurs et les mandataires politiques ». Ils estiment par ailleurs que « la composition de la Cour constitutionnelle ne serait ni équilibrée ni consensuelle », remettant en cause son impartialité et l'équité du processus électoral.

Critiques de l'opposition sur le dialogue

Cinq partis d'opposition, à savoir l'Uprona, le CNL, le CDP, le Sahwanya-Frodebu et le Codebu, ont exprimé leur insatisfaction quant au dialogue mené avec le Président. Ces formations politiques ont indiqué que les propositions issues de ce dialogue n'avaient pas répondu à leurs préoccupations initiales et à leurs attentes. Les cinq partis d'opposition ont clairement fait savoir qu'ils exigeaient un dialogue "substantiel" afin d'aborder en profondeur les questions structurelles et organisationnelles du processus électoral. Ils ont notamment insisté sur la nécessité impérieuse d'une restructuration de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) et de ses démembrements, arguant que leur composition actuelle ne garantissait pas la neutralité et l'impartialité nécessaires à des élections démocratiques.

Selon ces partis, le Code électoral présente des « imperfections du Code électoral », estimant que « certaines dispositions seraient insuffisantes pour protéger les électeurs et les mandataires politiques ». Cette insuffisance, selon eux, ouvre la voie à des manipulations potentielles et ne permet pas d'assurer la transparence et la crédibilité du scrutin. Les cinq partis d'opposition ont vivement critiqué la composition de la Cour constitutionnelle, affirmant qu'elle « ne serait ni équilibrée ni consensuelle ». Cette critique sous-entend un manque de confiance dans l'impartialité de l'institution chargée de valider les résultats électoraux et de trancher les litiges. Ces critiques mettent en lumière un désaccord persistant sur les bases du processus électoral en cours au Burundi, soulignant la profondeur des divergences politiques.

Soutien des formations pro-CNDD-FDD

Face à ces critiques, les vingt partis pro-gouvernementaux ont exprimé leur appréciation des contributions des institutions étatiques dans la préparation des prochaines élections. Leur communiqué, publié le vendredi 22 mai 2026, a mis en avant le rôle essentiel de ces entités. Ces formations ont salué le rôle de l'Assemblée nationale, du Sénat, de la Cour suprême et de la Cour constitutionnelle, qu'elles estiment déterminant pour garantir des élections « transparentes, crédibles, inclusives et pacifiques ». Par cette déclaration, ils ont affirmé leur pleine confiance dans les structures actuelles et les processus mis en place par l'État pour l'organisation des scrutins. Leur déclaration met en avant l'importance d'un cadre institutionnel solide pour le bon déroulement du processus électoral, réfutant implicitement les allégations de l'opposition concernant les lacunes institutionnelles.

Vingt formations politiques sont signataires de cette déclaration collective. Parmi elles figurent le RADEBU, le CNDD-FDD, le FNL, le RPB, le PL, le Sangwe PADER, le MPH, le PIEBUU, le MSP-Inkinzo, le RANAC, le PMP-Abagenderaganga, le FROLINA, l'ADR-Imvugakuri, l'UPD-Zigamibanga, l'APDRFPN-Imboneza, l'AND-Intadohoka, le PALIPE-Agakiza et le Kaze-FDD. Ces partis représentent une large coalition de soutien au pouvoir en place, affichant un front uni face aux critiques de l'opposition et réaffirmant leur solidarité avec les institutions étatiques.

Ces entités se sont par ailleurs déclarées prêtes à apporter leur contribution politique pour que les élections présidentielles de 2027 se déroulent de manière « libre, démocratique, transparente, pacifique et légale ». Elles soulignent leur engagement à œuvrer activement pour un processus électoral respectueux des normes démocratiques et de la légalité, insistant sur la nécessité de préserver la stabilité et la cohésion nationale durant cette période clé. Cette position réaffirme leur soutien aux préparatifs électoraux en cours et leur volonté de défendre la légitimité du processus, tout en appelant à la participation constructive de tous les acteurs politiques.

Appel à la responsabilité et avertissement

Les vingt formations politiques pro-gouvernementales ont exhorté les institutions chargées de la mise en œuvre des recommandations à assumer pleinement leurs responsabilités en vue des élections présidentielles de 2027. Cet appel vise à garantir un processus électoral conforme aux attentes nationales et internationales, soulignant l'importance d'une préparation rigoureuse et d'une exécution impartiale de toutes les étapes du scrutin. Elles ont insisté sur la nécessité pour chaque entité concernée de jouer son rôle de manière proactive et transparente afin d'assurer l'intégrité du scrutin et de maintenir un climat de confiance.

Les partis regroupés autour du CNDD-FDD ont également émis un avertissement ferme contre toute intention de saboter le processus électoral. Ils ont mis en garde contre des actions qui pourraient compromettre la tenue pacifique et légitime des élections, réaffirmant leur détermination à protéger l'intégrité du calendrier électoral et la volonté démocratique du peuple. Cette position des vingt partis pro-gouvernementaux note leur engagement à défendre le déroulement serein des prochaines échéances électorales au Burundi et leur volonté de ne tolérer aucune entrave à la démocratie.