Voici l'article étendu, intégrant les faits supplémentaires pour atteindre la longueur requise :
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Au moins dix-sept personnes, dont une famille entière, ont été expulsées et renvoyées de force vers le Burundi à bord d'un vol spécial, selon des informations publiées le 25 mai 2026. Cette action a ravivé les critiques concernant les politiques migratoires de la Suisse et les conditions de sécurité dans le pays d'Afrique de l'Est. Le processus d'expulsion et les risques encourus par les personnes renvoyées suscitent une vive préoccupation au sein de diverses organisations humanitaires et de défense des droits de l'homme.
Détails des expulsions
Un vol spécial a été organisé le 21 avril pour transporter une famille de cinq personnes et plusieurs autres ressortissants burundais. Ce vol, affrété spécifiquement pour cette opération, a conduit au moins dix-sept personnes au total vers le Burundi, marquant une étape significative dans la politique de rapatriement de la Suisse. Plusieurs des personnes renvoyées avaient emprunté la route migratoire via la Serbie. Ce pays est un point de transit fréquemment utilisé par les migrants africains cherchant à atteindre l'Union européenne, ce qui met en lumière la complexité des parcours migratoires des individus concernés. L'organisation d'un tel vol spécial pour un groupe de cette taille note la détermination des autorités suisses à procéder à ces retours.
Risques pour les expulsés
Le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) poursuit les retours forcés vers le Burundi en dépit des alertes réitérées concernant les risques de persécution, selon des organisations et des experts. Ces acteurs soulignent que la situation sécuritaire au Burundi reste précaire pour les personnes renvoyées, en particulier celles perçues comme des opposants politiques ou des critiques du régime. Le SEM maintient sa position selon laquelle les retours sont effectués dans le respect du droit international et des principes humanitaires, assurant que chaque cas est examiné individuellement. Cependant, les critiques mettent en doute la capacité des autorités suisses à garantir la sécurité des rapatriés une fois sur le sol burundais.
Les personnes rapatriées sont principalement concentrées à Bujumbura, notamment dans les quartiers de Nyakabiga, Gasekebuye et Gihosha. Quelques-unes sont également réparties dans différentes provinces du pays. Cette concentration géographique des rapatriés est un facteur observé par les organisations surveillant leur réintégration et leur sécurité sur place. Cette répartition spécifique des rapatriés peut potentiellement les exposer davantage, en fonction de la dynamique politique et sociale locale. Les observateurs craignent que cette concentration ne facilite pas leur discrétion ou leur intégration.
Préoccupations cantonales et électorales
Le retour des jeunes Burundais expulsés de Suisse intervient dans un climat politique tendu, à l'approche des élections de 2027 au Burundi. Les cantons d'Argovie, de Soleure, de Vaud et de Zurich auraient exprimé des préoccupations concernant ces expulsions. Ces inquiétudes soulignent la divergence potentielle entre la politique fédérale d'expulsion et les considérations régionales ou cantonales, qui peuvent être plus sensibles aux implications humanitaires et aux risques pour les individus. Le contexte électoral burundais ajoute une couche de complexité à la situation des personnes rapatriées, dont la sécurité est déjà remise en question par diverses organisations. La concentration des retours dans un pays en période pré-électorale est un facteur observé par les acteurs concernés, qui craignent que les rapatriés ne soient perçus comme des éléments perturbateurs ou des opposants.
Témoignages et appels
Dix-sept personnes ont été renvoyées au Burundi entre 2024 et 2026, selon des données récentes, ce qui inclut les retours récents. Ces renvois s'ajoutent aux expulsions forcées qui ont déjà suscité de vives critiques de la part de diverses organisations nationales et internationales. Le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) a procédé à ces retours malgré les alertes concernant la situation sécuritaire dans le pays d'Afrique de l'Est. Des organisations et des experts continuent de noter les risques potentiels de persécution pour les individus rapatriés, en particulier ceux perçus comme des opposants politiques ou des critiques du gouvernement. La concentration des retours dans un contexte pré-électoral au Burundi accentue les préoccupations, les rapatriés étant potentiellement plus vulnérables dans cette période de forte tension politique. Les appels à la prudence et à la réévaluation de ces politiques de retour se multiplient, soulignant la nécessité d'une approche plus nuancée face à la réalité burundaise. ---