Water Crisis and Health Emergency in Gatumba

Des bidons alignés devant un robinet à sec, témoignant du calvaire des habitants confrontés à la pénurie d’eau potable
Photo via Iwacu-burundi

Approximately 40 cases of cholera have been reported in Gatumba over the past month. Bienvenu Ndayisenga, head of the Gatumba Health Center, stated, "Cela fait un peu plus d’un mois que nous menons des activités de lutte contre cette maladie. Avec l’appui du district sanitaire et des agents de santé communautaire, nous effectuons des opérations de pulvérisation et de désinfection dans les ménages et les lieux insalubres afin de lutter contre la propagation du choléra." Health officials continue to monitor the situation as local teams work to contain the spread of the infection within the community. Efforts to sanitize affected areas remain ongoing alongside medical interventions provided by the district sanitary services.

Mahotera Hill Water Supply Collapse

Residents of Mahotera hill have been without Regideso water supply for over a year following floods from Lake Tanganyika. Espérance Nimbona, a resident of Mahotera, described the ongoing impact of the infrastructure failure. "Depuis les inondations provoquées par les eaux du lac Tanganyika, la colline Mahotera, n’est plus approvisionnée en eau potable. Nous éprouvons d’énormes difficultés pour nous en procurer," she said. Nimbona further linked the lack of access to local health concerns, stating, "Ma voisine a été transportée à l’hôpital il y a deux semaines. Elle souffrait d’une diarrhée sévère. On nous a informés qu’elle avait contracté le choléra. Tout cela est lié au manque d’eau potable. Les conditions d’hygiène sont très mauvaises."

Supply shortages have driven the cost of a 20-liter jerrycan of water in Gatumba to between 2,000 BIF and 4,000 BIF, depending on the distance required for transport. Candide Nikwibitanga, a resident of Murinzi, reported that the expense is difficult to manage. "Je n’ai pas les moyens d’acheter l’eau pour boire et cuisiner. Un bidon coûte 2 000 BIF. Lorsque je parviens à trouver de quoi manger et à acheter un bidon d’eau potable pour boire, j’utilise l’eau puisée à l’aide d’une machine appelée “Jorjika” pour les autres besoins. Il nous arrive parfois de la boire," she said. Vincent Nibitanga, a resident of Gaharawe, noted that prices can reach 4,000 BIF based on the distance vendors travel to collect water from areas like Kajaga. "Le conducteur de taxi-vélo affirme qu’il va chercher l’eau à Kajaga, une localité éloignée du centre de Gatumba. Comme je ne l’accompagne pas, je ne peux pas contester ce qu’il me dit. Il peut même se rendre sur la colline Murinzi où il arrive parfois que l’eau de la Regideso soit disponible sans que je puisse savoir s’il est réellement allé à Kajaga. Je suis obligé de payer les 4 000 BIF," he stated.

Albert Manigomba, director of Regideso, acknowledged that production is currently lower than demand. He stated, "Plus de 95 % de l’eau provient du lac Tanganyika. La production est inférieure à la demande. On peut dire que la ville de Bujumbura a été multipliée par plus de quatre. Nous faisons tout notre possible pour que l’eau soit disponible, mais il faut également que les quartiers soient viabilisés. Avec la saison de pluie cette pénurie pourra prendre fin."