15 000 francs pour un seul trajet : les réfugiés de Bwagiriza étranglés par la hausse du transport

Des réfugiés congolais accueillis dans la commune de Ruyigi, province de Buhumuza, où la hausse des tarifs des motos-taxis complique davantage les déplacements vers le centre urbain, un point essentiel pour accéder aux services, aux marchés et aux activités économiques.
Photo: SOS Médias Burundi via Sosmediasburundi

La hausse des coûts de transport asphyxie les réfugiés du camp de Bwagiriza, où un trajet simple coûte désormais 15 000 francs burundais, selon une dépêche datée du 21 juillet 2026 depuis Ruyigi. Le camp de Bwagiriza, situé dans la commune de Ruyigi, province de Buhumuza, accueille des réfugiés congolais qui dépendent du centre urbain de Ruyigi pour accéder aux services essentiels. Cette augmentation des tarifs impacte sévèrement leur capacité à se déplacer pour des besoins vitaux, rendant l'accès aux nécessités quotidiennes de plus en plus difficile pour ces populations vulnérables.

L'importance de Ruyigi pour les réfugiés

Les réfugiés congolais du camp de Bwagiriza et des communautés d'accueil environnantes rencontrent des difficultés croissantes pour rejoindre le centre de Ruyigi, selon des informations locales. La ville de Ruyigi constitue un point de transit essentiel pour ces réfugiés, qui dépendent de cette localité pour diverses nécessités quotidiennes. Elle représente un carrefour vital, non seulement pour le camp de Bwagiriza, mais aussi pour les communautés hôtes environnantes, qui partagent les mêmes contraintes et dépendances. Les habitants du camp de Bwagiriza, ainsi que ceux du camp de Nyankanda et du site de Busuma, convergent régulièrement vers Ruyigi pour leurs besoins courants. Cette dépendance note le rôle central de Ruyigi dans la vie des populations déplacées et des communautés hôtes de la région, agissant comme un pôle d'attraction pour l'ensemble des services et activités essentiels.

Causes de la flambée des prix

La flambée des prix des trajets en taxi-moto est directement liée à une pénurie persistante de carburant, combinée à des restrictions imposées aux chauffeurs, selon des sources locales. Ces contraintes ont un impact significatif sur l'offre et le coût des transports dans la région, créant une pression économique supplémentaire sur les usagers. La rareté du carburant réduit la disponibilité des véhicules, tandis que les restrictions opérationnelles limitent leur capacité de transport, entraînant une hausse inévitable des tarifs. Auparavant, un taxi-moto était en mesure de transporter deux passagers, proposant un tarif oscillant entre 10 000 et 15 000 francs burundais pour la même distance. Cette ancienne pratique contrastait avec la situation actuelle où le coût est devenu prohibitif pour de nombreux réfugiés, qui doivent désormais supporter seuls le prix d'un trajet qui était auparavant partagé. La combinaison de ces facteurs a créé une situation intenable pour de nombreux habitants de la région.

Impact sur les réfugiés et communautés

Actuellement, en raison de mesures de sécurité restreignant le transport à une personne par moto, chaque passager doit s'acquitter d'environ 15 000 francs burundais pour un trajet, selon des informations locales. Cette augmentation tarifaire contraint les réfugiés et les communautés d'accueil à reconsidérer leurs déplacements vers le centre urbain de Ruyigi, souvent au détriment de leur accès à des services essentiels. Pour beaucoup, ce coût représente une part significative de leurs maigres ressources, les obligeant à faire des choix difficiles entre se déplacer et répondre à d'autres besoins fondamentaux.

Les réfugiés et les communautés hôtes de la région dépendent de Ruyigi pour accéder à divers services essentiels. Ils utilisent la ville comme point d'accès aux marchés, où ils peuvent acheter des denrées alimentaires et d'autres produits de première nécessité. Ruyigi est également clé pour les soins de santé spécialisés, non disponibles dans les camps ou les zones rurales environnantes, et pour les transports en bus interprovinciaux, permettant des déplacements plus lointains pour des raisons familiales ou administratives. Ruyigi est indispensable pour la réalisation de procédures administratives, telles que l'enregistrement ou le renouvellement de documents, les transactions financières essentielles pour leur survie économique, et la conduite d'activités commerciales, souvent vitales pour générer un revenu. Ces multiples besoins rendent les déplacements vers Ruyigi inévitables pour ces populations, et la hausse des coûts de transport compromet gravement leur capacité à maintenir une vie décente et à accéder à leurs droits fondamentaux.

Témoignages et réactions

L'article, qui met en lumière les difficultés économiques des réfugiés, est daté du 22 juillet 2026.