Aluchoto demande au gouvernement burundais de renforcer la protection face aux incendies destructeurs

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L'Association de Lutte contre le Chômage et la Torture au Burundi (Aluchoto) a appelé le gouvernement burundais à renforcer la protection face aux incendies. Son président, Vianney Ndayisaba, a tenu une conférence de presse le samedi 22 août 2026 pour adresser cette préoccupation, faisant suite à de récents sinistres. Cet appel intervient après des incendies destructeurs qui ont ravagé des galeries commerciales, notamment celles connues sous les noms de « Ndayizamba » et « Le Parisien », situées à Bujumbura. Ces événements ont mis en lumière la vulnérabilité des infrastructures commerciales du pays et la nécessité d'une réponse gouvernementale plus solide pour prévenir de futures catastrophes et protéger les citoyens et leurs biens.

Appel à l'action gouvernementale

Vianney Ndayisaba, président d'Aluchoto, a déclaré que si les incendies étaient accidentels, l'État devait prendre des mesures préventives sans délai. Il a souligné l'importance clé d'une approche proactive pour minimiser les risques. Il a ajouté que si des criminels étaient à l'origine de ces sinistres, des enquêtes approfondies étaient nécessaires pour retrouver les auteurs et les traduire devant les tribunaux compétents. Cette distinction entre origine accidentelle et criminelle est fondamentale pour orienter la réponse de l'État, qu'il s'agisse de prévention ou de répression.

Ndayisaba a également suggéré que l'État mette en œuvre des mesures de soutien pour aider les victimes des incendies. Ces mesures devraient inclure une assistance rapide et concrète pour permettre aux commerçants et aux familles affectées de se relever. La population burundaise est prête à contribuer à la relance du service de la protection civile, a-t-il affirmé, à condition qu'il y ait une volonté politique et un mécanisme clair de la part de l'État. Il a insisté sur le fait que l'engagement citoyen est conditionné par la transparence et l'efficacité des actions gouvernementales.

Impact économique et image du pays

Vianney Ndayisaba a souligné que des phénomènes comme les incendies représentent des obstacles majeurs susceptibles de dissuader les investisseurs étrangers de s'intéresser au Burundi. Ces événements sont perçus comme entravant la Vision nationale 2040-2060 du pays, qui vise à transformer le Burundi en une nation émergente. Les destructions répétées et le manque de protection adéquate envoient un signal négatif aux partenaires économiques potentiels, compromettant les efforts de développement à long terme.

Le président d'Aluchoto a également affirmé que le gouvernement burundais a perdu de bons contribuables à la suite de ces incendies. Ces destructions affectent directement les recettes fiscales de l'État, impactant ainsi les capacités financières du pays à investir dans les services publics et les infrastructures. La perte d'activités commerciales signifie non seulement une réduction des impôts et taxes collectés, mais aussi une augmentation des besoins sociaux et économiques pour les populations sinistrées. Ndayisaba a mis en garde contre le cercle vicieux où la destruction des entreprises affaiblit l'État, qui à son tour a moins de moyens pour protéger ses citoyens et son économie.

Critiques sur les assurances et la protection civile

Vianney Ndayisaba a demandé au gouvernement burundais de professionnaliser les services de protection civile, insistant sur la nécessité de les doter d'équipements de qualité permettant des interventions en temps réel. Il a souligné que des équipements modernes et une formation adéquate sont indispensables pour une réponse efficace face à l'ampleur des sinistres observés. Il a suggéré que le pays sollicite l'aide de ses partenaires et sensibilise la population burundaise à contribuer à l'acquisition de ces équipements essentiels. Un partenariat public-privé et une mobilisation collective pourraient être des solutions pour combler les lacunes actuelles.

M. Ndayisaba a appelé à un plus grand professionnalisme de la part des compagnies d'assurance. Il a déploré que certains dossiers traînent pendant quatre à cinq ans, et que certaines entreprises privilégient leurs propres intérêts plutôt que ceux des victimes sinistrées. Cette situation crée un sentiment d'abandon chez les commerçants qui ont pourtant souscrit des assurances pour se protéger. Il a exhorté le gouvernement à réguler davantage le secteur des assurances pour garantir que les droits des assurés soient respectés et que les indemnisations soient versées dans des délais raisonnables, permettant ainsi une reprise rapide des activités économiques.

Réactions et compassion envers les victimes

Vianney Ndayisaba, président de l'Association de Lutte contre le Chômage et la Torture au Burundi (Aluchoto), a exprimé sa compassion envers toutes les victimes des incendies récents. Il a souligné l'impact dévastateur de ces sinistres sur les commerçants et les familles, insistant sur la nécessité d'un soutien rapide et efficace pour ceux qui ont perdu leurs biens. M. Ndayisaba a mis en avant le désarroi des personnes affectées par la destruction de leurs moyens de subsistance, appelant à une mobilisation collective pour alléger leurs souffrances. Il a rappelé l'importance de la solidarité nationale face à de telles épreuves, afin d'aider les sinistrés à reconstruire leurs activités et à retrouver une stabilité économique. L'Aluchoto s'engage à suivre de près la situation et à continuer de plaider pour une meilleure protection et un soutien accru aux populations burundaises confrontées à de telles épreuves.