Burundi : Campagne nationale de fabrication de pupitres scolaires en difficulté

Les responsables doivent redoubler d’efforts pour que tous les bancs pupitres soient fabriqués avant le 15 août 2026 (Photo : Eric Sabumukama)
Photo: Eric Sabumukama via Lerenouveau

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Le Premier ministre Nestor Ntahontuye a tenu une réunion le mardi 9 juin 2026 à Gitega pour aborder les défis de la campagne nationale de fabrication de 338 119 pupitres scolaires au Burundi. Cette rencontre, qui a rassemblé des administrateurs provinciaux et communaux, ainsi que des membres du gouvernement, visait à faire le point sur les avancées et les retards de cette initiative clé pour le système éducatif. Les autorités sont appelées à intensifier leurs efforts afin de respecter l'échéance fixée, compte tenu des objectifs ambitieux et du calendrier serré.

« Les responsables doivent redoubler d’efforts pour que tous les bancs pupitres soient fabriqués avant le 15 août 2026 », a déclaré Nestor Ntahontuye, soulignant l'urgence de la situation. Cette initiative est soutenue financièrement par les revenus des ventes de forêts domaniales, qui s'élèvent précisément à 1 529 000 000 FBu. Ce financement est essentiel pour garantir la production et la livraison des équipements dans les délais impartis. Parallèlement à cet effort sur l'éducation, chaque ménage est tenu d'aménager des fosses fumières et des courbes de niveau dans ses champs durant la saison sèche, une exigence gouvernementale visant à améliorer la gestion des sols et la productivité agricole.

Campagne de fabrication de pupitres : un retard préoccupant

Les objectifs de la campagne nationale de fabrication de pupitres scolaires accusent un retard significatif, avec seulement 3% des pupitres prévus achevés à ce jour, selon des sources officielles. Ce constat intervient alors que l'échéance fixée par le gouvernement pour la livraison de l'ensemble des équipements approche à grands pas. Le gouvernement burundais s'est fixé pour objectif la fabrication et la distribution de 338 119 pupitres à travers le pays afin d'améliorer les conditions d'apprentissage des élèves.

L'ensemble des pupitres scolaires doit être fabriqué et livré aux établissements scolaires avant le 15 août 2026. Cette date limite a été réaffirmée avec force par les autorités pour assurer que les élèves disposent des infrastructures nécessaires dès la rentrée scolaire. Le défi reste important au regard de l'avancement actuel de la campagne, et la réunion de Gitega a servi de plateforme pour exhorter toutes les parties prenantes à une mobilisation accrue.

Autres priorités gouvernementales abordées lors de la réunion

Les discussions lors de cette réunion stratégique ont également porté sur plusieurs autres priorités gouvernementales majeures. Parmi celles-ci figuraient la nouvelle réforme administrative, la valorisation des forêts domaniales, ainsi que les questions d'hygiène, d'assainissement et la protection des terres arables. La valorisation des ressources forestières a été un point clé, avec la vente des forêts domaniales qui a généré plus de 1,5 milliard de FBu. Plus de 1 000 hectares de forêts appartenant à l'État ont été identifiés pour l'abattage à travers le pays, une mesure qui s'inscrit dans une stratégie plus large de mobilisation de ressources pour des projets de développement.

En parallèle des discussions sur les pupitres et l'environnement, des initiatives technologiques ont été mises en œuvre pour soutenir d'autres programmes gouvernementaux. Douze ordinateurs ont été distribués, à raison d'un pour chaque province, afin de renforcer les capacités administratives et de faciliter la mise en œuvre des diverses politiques publiques.

Appel à l'accélération des efforts et mesures coercitives

La réunion à Gitega a rassemblé des administrateurs provinciaux et communaux, ainsi que des membres du gouvernement, pour discuter des avancées et des défis de la campagne de fabrication des pupitres et des autres initiatives. Le Premier ministre a insisté sur la nécessité d'une coordination sans faille et d'une exécution rigoureuse des directives. Des sanctions seront appliquées aux individus qui enfreindront les réglementations en matière d'hygiène et d'assainissement, selon les autorités. Ces mesures visent à renforcer la conformité aux directives gouvernementales en lien avec l'assainissement, la protection des terres arables et la promotion de bonnes pratiques environnementales et sanitaires. L'accent est mis sur la nécessité d'une adhésion stricte de la population et des administrations pour garantir le succès de toutes ces initiatives nationales. ---