Près de 4 milliards de Francs burundais (FBu) ont été déboursés à ce jour pour l'indemnisation liée à l'extension du poste frontalier de Kobero, une information communiquée par le Premier ministre Nestor Ntahontuye. Le gouvernement du Burundi a déboursé cette somme pour compenser les personnes affectées par les travaux d'extension et de modernisation du poste frontalier de Kobero, situé dans la commune de Butihinda. Cette annonce est intervenue après une visite d'inspection effectuée le 17 juin 2026, au cours de laquelle le Premier ministre Nestor Ntahontuye a évalué l'état d'avancement des projets. Lors de cette visite, le Premier ministre a salué l'avancement des travaux, déclarant que « les chantiers évoluent de manière satisfaisante. » Il a souligné l'engagement du gouvernement à moderniser les infrastructures clés du pays.
Concernant les terrains, Nestor Ntahontuye a précisé que « les marais ainsi que leurs zones de protection demeurent la propriété de l’État. » Il a ajouté que les exploitants concernés pourraient recevoir des compensations pour les cultures développées sur ces terres, calculées sur la base des revenus potentiels. Il a souligné qu'aucune indemnisation foncière ne serait accordée pour ces terrains, car « les terrains appartenant à l’État pouvant être réaffectés à tout moment pour des projets d’intérêt général. » Cette position vise à clarifier la politique foncière de l'État dans le cadre de projets d'intérêt public.
Avancement des travaux et compensation
Les personnes dont les habitations et autres biens ont été affectés par le projet du poste frontalier de Kobero ont déjà été indemnisées. Le Premier ministre Nestor Ntahontuye a affirmé que les chantiers de construction progressent de manière satisfaisante, reflétant l'efficacité des équipes sur le terrain. Cette mission visait précisément à évaluer l'avancement des travaux de construction et de réhabilitation des infrastructures publiques dans la région, s'assurant que les fonds alloués sont utilisés de manière optimale.
Dans la commune de Cankuzo, la construction du bureau provincial a effectivement débuté, marquant une étape importante dans le renforcement des capacités administratives locales. Le premier niveau de ce bureau est prévu pour être achevé d'ici août 2026, démontrant un calendrier de réalisation ambitieux. La tournée d'inspection a couvert plusieurs communes, notamment Butaganzwa, Ruyigi, Cankuzo et Butihinda, toutes situées dans la province de Buhumuza. Cette couverture étendue a permis au Premier ministre d'obtenir une vue d'ensemble des progrès réalisés et des défis potentiels. Ce suivi régulier permet au gouvernement de s'assurer de la bonne exécution des projets d'infrastructure essentiels au développement local et régional. Les efforts déployés visent à garantir que les travaux respectent les délais et les standards de qualité établis, tout en contribuant à l'amélioration des conditions de vie des populations. L'objectif est de créer des infrastructures durables et fonctionnelles pour les citoyens.
Importance stratégique du poste de Kobero
Le poste frontalier de Kobero, situé à la frontière entre le Burundi et la Tanzanie, revêt une importance stratégique majeure pour l'économie burundaise. Les travaux en cours visent à transformer cette infrastructure en un poste frontalier moderne, capable de répondre aux standards internationaux. L'objectif principal de ces travaux est de créer un poste frontalier moderne, répondant aux normes internationales les plus exigeantes. Cette modernisation est destinée à simplifier le passage des voyageurs et à accélérer le traitement des marchandises, selon les informations disponibles, ce qui est clé pour le commerce régional. Un tel développement est jugé essentiel pour l'efficacité des échanges commerciaux de la région, facilitant ainsi les mouvements de biens et de personnes.
Ce poste frontalier est particulièrement clé car il gère le transit de près de 80% des marchandises importées au Burundi. Son efficacité impacte directement l'approvisionnement du pays en biens essentiels et la fluidité des échanges, jouant un rôle central dans la chaîne logistique nationale. L'amélioration de ses infrastructures devrait donc avoir des répercussions positives sur l'économie nationale, en réduisant les délais et les coûts liés au commerce international. La modernisation de Kobero est perçue comme un catalyseur pour la croissance économique et l'intégration régionale du Burundi.
Détails sur les indemnisations et le terrain
Le gouvernement burundais a déboursé près de 4 milliards de Francs burundais (FBu) pour indemniser les personnes affectées par les travaux d'extension et de modernisation du poste frontalier de Kobero, situé dans la commune de Butihinda. L'État a mobilisé une enveloppe d'environ 4 milliards de FBu spécifiquement pour ces indemnisations, démontrant son engagement à compenser équitablement les citoyens concernés par le projet d'intérêt général. Cette somme a été allouée pour couvrir les pertes liées aux habitations et autres biens fonciers impactés par le développement du poste.
Les marais adjacents au poste frontalier de Kobero, actuellement en cours de remblaiement pour créer des espaces de traitement des marchandises, demeurent la propriété de l'État burundais. Ces zones sont essentielles pour l'expansion nécessaire des infrastructures douanières et logistiques. Les exploitants de ces marais pourront toutefois être indemnisés pour les cultures qu'ils y ont développées, reconnaissant ainsi leur travail et leur investissement. Cette compensation sera calculée sur la base des revenus potentiels que ces cultures auraient pu générer, offrant une approche équitable pour les agriculteurs. En revanche, aucune indemnisation foncière ne sera accordée pour ces terrains, car ils appartiennent à l'État, conformément à la législation en vigueur sur les terres domaniales. Cette distinction est importante pour la gestion des ressources foncières publiques.