Drame au centre de transit de Cishemere

Cishemere : un enfant réfugié de 13 ans tué par l’explosion d’une balle près d’un champ de tir militaire
Photo: SOS Médias Burundi via Sosmediasburundi

Une explosion est survenue le samedi 24 octobre 2026 au centre de transit de Cishemere, situé dans la province de Bujumbura au Burundi. Ce drame a provoqué des dégâts humains au sein de la structure. Un second enfant a été blessé lors de cette même déflagration. Les autorités locales n'ont pas encore communiqué de détails supplémentaires sur les circonstances précises de cet événement. Cet incident tragique, qui s'est déroulé en fin de semaine, a plongé les résidents du centre dans une profonde consternation, alors que les activités quotidiennes se poursuivaient au sein de cet espace d'accueil temporaire.

Origines de la jeune victime

La jeune victime, un garçon âgé de 13 ans issu d'une famille de réfugiés congolais, a perdu la vie lors de l'explosion d'une munition. Le drame s'est produit alors que l'enfant allumait un feu destiné à faire griller du maïs dans l'enceinte du centre de transit de Cishemere. La détonation soudaine de l'objet, qui se trouvait manifestement dissimulé dans le sol ou parmi les débris à proximité du foyer, a causé des dommages mortels immédiats pour le jeune garçon. Originaire du groupement de Luvungi, situé dans la plaine de la Rusizi au sein de la province du South-Kivu en République démocratique du Congo, le garçon comptait parmi les personnes accueillies dans cette structure de la province de Bujumbura. Il avait trouvé refuge au Burundi avec sa famille, cherchant la sécurité après avoir quitté sa région d'origine.

Une proximité dangereuse avec des installations militaires

Le centre de transit de Cishemere se trouve à proximité immédiate d'un champ de tir militaire. Cet espace est utilisé par les soldats burundais ainsi que par des membres des Imbonerakure pour leurs exercices. La configuration géographique du site place les installations de vie des réfugiés et les zones d'entraînement tactique dans un périmètre très restreint. La présence de ce site d'entraînement à faible distance du lieu d'accueil des réfugiés soulève des préoccupations quant à la gestion des munitions non explosées dans cette zone frontalière. La possibilité que des engins explosifs ou des balles perdues n'aient pas été correctement neutralisés après des manœuvres militaires constitue, selon les résidents, un risque quotidien pour les familles installées sur place.

Un réfugié présent au centre, ayant requis l'anonymat, a exprimé son inquiétude concernant la sécurité des résidents : « Nous avons fui la guerre et nous ne devrions pas risquer de mourir ici à cause de balles abandonnées. Nous demandons au gouvernement de sécuriser la zone et de protéger nos enfants ». Ce témoignage note l'angoisse persistante des familles qui, bien qu'éloignées des zones de conflit directes, se sentent exposées à de nouveaux dangers au sein même de leur lieu de transit. Les circonstances précises ayant conduit à la présence de la munition sur le lieu du foyer restent à déterminer par les autorités compétentes. L'enquête devra établir comment cet objet dangereux a pu se retrouver à portée de main des enfants au sein du camp, alors que la sécurité des infrastructures de transit est censée être garantie pour les populations vulnérables.