Fermeture Abrupte de l'École Internationale de Gitega : Colère et Inquiétude des Familles

L'École Internationale de Gitega, située à Gitega, au Burundi, a annoncé sa fermeture abrupte le 4 juillet 2026, provoquant la colère et l'inquiétude des familles. Cette décision affecte 736 élèves inscrits au sein de l'établissement. L'annonce, survenue de manière inattendue, a soulevé de nombreuses questions concernant l'avenir scolaire des enfants et les modalités de remboursement des frais de scolarité. La fermeture a été ordonnée par le ministre de l'Éducation nationale et de la Recherche scientifique, François Havyarimana.

Motifs Officiels de la Fermeture

Le ministre de l'Éducation nationale et de la Recherche scientifique, François Havyarimana, a justifié la fermeture de l'établissement par l'absence d'un cadre juridique régissant son fonctionnement. Selon le ministre, cette situation empêchait l'école d'opérer conformément aux réglementations nationales en vigueur pour les institutions éducatives. L'annonce de cette irrégularité a été un élément central de l'explication officielle fournie par les autorités, soulignant un manquement aux exigences légales fondamentales pour une institution éducative.

M. Havyarimana a déclaré que l'École Internationale de Gitega occupait des bâtiments appartenant à l'État sans qu'aucun contrat de location ne soit établi. Cette occupation sans titre légal des locaux a été présentée comme une deuxième raison majeure ayant conduit à la décision de fermeture. L'administration a insisté sur la nécessité de régulariser toutes les entités utilisant des biens publics, affirmant que l'école fonctionnait sur des propriétés de l'État sans aucune base légale pour cette occupation. Ces deux irrégularités combinées ont été citées comme les fondements de la décision ministérielle.

Réactions et Préoccupations Immédiates

Le ministre de l'Éducation nationale et de la Recherche scientifique, François Havyarimana, a ordonné la fermeture de l'École Internationale de Gitega. Cette décision a immédiatement suscité des préoccupations majeures parmi le personnel de l'établissement, les parents d'élèves et les responsables de l'école. Ils s'inquiètent des pertes d'emplois potentielles, des interruptions de scolarité pour les élèves et des incertitudes juridiques découlant de cette situation. Le sort des 736 élèves est au cœur des préoccupations, ainsi que celui du personnel enseignant et administratif qui se retrouve sans emploi.

Un enseignant, qui a préféré rester anonyme, a exprimé son anxiété en déclarant avoir contracté un prêt pour construire sa première maison et craindre de ne plus pouvoir honorer ses remboursements. Cette situation illustre la précarité financière à laquelle de nombreux employés de l'école pourraient être confrontés. Une mère de famille a également témoigné, affirmant que ses sept enfants ont fréquenté l'établissement depuis 2007, dont deux sont actuellement en 5ème et 8ème années scolaires. Elle se demande comment assurer la continuité de l'éducation de ses enfants dans un délai aussi court. Certains habitants estiment que les irrégularités alléguées auraient pu être résolues par le dialogue, sans qu'il soit nécessaire de procéder à une fermeture immédiate de l'école. Ils suggèrent qu'une approche plus conciliante aurait pu éviter cette crise éducative et sociale. Des sources dans la capitale politique suggèrent également que des considérations politiques pourraient être à l'origine de cette décision, bien qu'aucune preuve n'ait été rendue publique pour étayer ces allégations.

Mobilisation des Parents et Actions Juridiques

L'École Internationale de Gitega est située dans la capitale politique du Burundi, un détail qui accentue l'impact de sa fermeture. Face à cette situation, les familles ont engagé une mobilisation active. Elles ont initié une pétition adressée au Premier ministre Nestor Ntahontuye, réclamant la suspension de la décision de fermeture et l'ouverture d'un dialogue constructif. Cette démarche vise à obtenir une réévaluation de la situation et à trouver une solution pérenne pour l'établissement. De son côté, le président du comité des parents, Deo Kavamahanga, a affirmé que l'école avait soumis tous les documents requis aux autorités, incluant le titre de propriété et les preuves d'accréditation, contredisant ainsi les motifs officiels avancés pour la fermeture. Il a insisté sur le fait que l'école avait toujours opéré dans la légalité et que les accusations d'irrégularité étaient infondées.

Perspectives et Incertitudes Futures

La rentrée scolaire est prévue pour septembre, ce qui ajoute une urgence à la situation des élèves de l'École Internationale de Gitega. Les parents et les élèves sont confrontés à un avenir incertain, avec peu de temps pour trouver des solutions alternatives pour la scolarisation des 736 enfants. Dans ce contexte, le comité des parents envisage des recours juridiques. Des actions en justice sont à l'étude pour contester la décision ministérielle de fermeture. Cette démarche vise à obtenir la réouverture de l'établissement et à garantir la continuité de l'éducation des 736 élèves affectés. L'incertitude demeure quant à l'issue de ces initiatives et à l'avenir de l'école, laissant planer une ombre sur la prochaine année scolaire pour de nombreuses familles à Gitega. Le comité des parents espère que la justice pourra infirmer la décision ministérielle et permettre à l'école de reprendre ses activités.