La Croix-Rouge du Burundi a organisé le 23 octobre 2026 son assemblée annuelle des partenaires. Cette édition 2026 a rassemblé les acteurs engagés aux côtés de l'organisation pour faire le bilan de ses activités sur le territoire burundais. Les participants ont examiné les programmes humanitaires en cours et les besoins identifiés au sein des différentes communautés bénéficiaires. L'événement a permis de discuter des stratégies opérationnelles pour répondre aux crises rencontrées par la Croix-Rouge du Burundi dans son action quotidienne. Les échanges ont porté sur la coordination des ressources nécessaires pour maintenir l'assistance apportée aux populations vulnérables. Cette réunion annuelle confirme la volonté de l'organisation de renforcer ses liens avec ses partenaires institutionnels et techniques pour l'année à venir.
Renforcer la coopération humanitaire nationale
Roger Ndikumana, directeur général du Programme de protection civile, a représenté le ministère de l'Intérieur, du Développement communautaire et de la Sécurité publique lors de cette assemblée. Il a souligné le rôle pivot de l'organisation en déclarant : « En tant qu’auxiliaire des pouvoirs publics dans le domaine humanitaire, la Croix-Rouge du Burundi contribue à porter secours aux communautés confrontées à diverses crises ». Roger Ndikumana a précisé l'importance d'un engagement partagé en ajoutant : « Malgré sa présence sur toutes les collines du pays, la Croix-Rouge ne peut, à elle seule, répondre à l’ensemble des besoins. Une mobilisation collective demeure donc indispensable pour renforcer la résilience des communautés ».
Anselme Katiyunguruza, secrétaire général de la Croix-Rouge du Burundi, a rejoint cet appel à la coopération interinstitutionnelle. Il a insisté sur la nécessité d'une approche mutualisée des interventions, affirmant : « Nous devons conjuguer nos efforts pour faire face à tous les défis ressentis au sein de la communauté ». La Croix-Rouge du Burundi déploie actuellement des programmes d'assistance destinés aux populations éprouvées par les inondations, les déplacements de personnes et les catastrophes naturelles survenues sur le territoire. Parallèlement, l'organisation assure un soutien opérationnel auprès des réfugiés congolais accueillis sur les sites de Busuma et de Musenyi.
La question de la protection des emblèmes humanitaires a également été soulevée lors des échanges. Roger Ndikumana a rappelé le cadre légal existant pour prévenir les détournements de l'image de l'organisation. « Dans l’attente de l’adoption de la loi portant révision du Code pénal du Burundi, l’article 351 de la loi de 2017 prévoit des sanctions à l’encontre de toute personne qui fait un usage abusif de l’emblème de la Croix-Rouge », a-t-il déclaré. Ce dispositif juridique vise à garantir le respect et l'intégrité du symbole, essentiels pour maintenir l'accès et la sécurité des équipes de secours sur le terrain. Les participants ont ainsi réaffirmé leur volonté d'aligner les pratiques opérationnelles sur les dispositions législatives en vigueur, tout en consolidant les mécanismes de solidarité nationale nécessaires à la gestion des crises humanitaires persistantes.