Le Front pour la Refondation de la Nation (FRN) a été officiellement annoncé le 12 octobre 2026 à Goma, dans la province du Nord-Kivu. Joseph Kabila prend la présidence de cette nouvelle organisation politique. L'ancien président Joseph Kabila dirige désormais le Front pour la Refondation de la Nation, selon les informations communiquées lors du lancement de ce mouvement à Goma.
Une nouvelle structure politico-militaire
Le Front pour la Refondation de la Nation remplace l'Alliance Fleuve Congo, désormais dissoute. Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa occupent les fonctions de vice-présidents au sein de cette nouvelle structure. Le général-major Emmanuel Sultani Makenga figure parmi les dirigeants du Front pour la Refondation de la Nation et exerce la fonction de chef d'état-major de l'Armée révolutionnaire congolaise.
Les fondateurs du mouvement déclarent : « Il y a péril, ne pas agir, c’est trahir ». Un militant anonyme commente cette transition : « Il faut que nous nous distinguions. Il est le premier ancien président au monde à redevenir rebelle après 18 ans au pouvoir ». Ces nominations et cette restructuration marquent un changement organisationnel majeur pour les forces impliquées dans ce nouveau mouvement politique et militaire.
Contexte des tensions passées
La coalition AFC/M23 a pris le contrôle de la ville de Goma en janvier 2025. Cette opération militaire a été suivie par la prise de Bukavu en février 2025. Ces mouvements successifs au sein de la province du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ont marqué une étape significative dans les activités de ces forces.
Ultérieurement, la coalition AFC/M23 a occupé la ville d'Uvira en décembre 2025. Ce déploiement dans le Sud-Kivu a perduré jusqu'au retrait des troupes opéré par cette même coalition en janvier 2026. Ces différents épisodes militaires précèdent la création du Front pour la Refondation de la Nation, officialisée le 12 octobre 2026.
Condamnations judiciaires et motivations
La Haute Cour militaire congolaise a condamné Joseph Kabila à la peine de mort en septembre 2025. Cette décision judiciaire a été prononcée par contumace à l'encontre de l'ancien président. Les magistrats ont retenu contre lui les chefs d'accusation de trahison et de soutien à une insurrection. Cette condamnation intervient alors que l'intéressé n'était pas présent lors des audiences devant la juridiction militaire. Ce verdict marque une étape juridique majeure concernant le parcours politique de Joseph Kabila, désormais à la tête du Front pour la Refondation de la Nation. Les autorités judiciaires ont ainsi formalisé ces poursuites pénales pour des faits liés à la sécurité nationale et à l'intégrité de l'État en RDC.