Le ministre de la Santé publique, Fidèle Nkezabahizi, a publié une déclaration le 10 octobre 2026 à l'occasion de la Journée mondiale de la santé mentale. Cette célébration, reconnue internationalement, se déroule chaque année à cette date. Le Burundi organisera toutefois ses activités nationales dédiées à la santé mentale le 27 octobre 2026.
Détails de la célébration nationale
Giheta accueille la célébration nationale prévue par les autorités burundaises. Cette zone, située dans la commune et la province de Gitega, servira de cadre principal aux activités commémoratives fixées au 27 octobre 2026. Le choix de ce site géographique vise à rassembler la population locale autour des enjeux liés aux soins de santé mentale. Les autorités provinciales de Gitega préparent actuellement les infrastructures nécessaires pour recevoir les participants attendus lors de cet événement. La tenue de cette cérémonie dans cette province centrale marque une étape dans le programme national de sensibilisation. Les responsables locaux coordonnent les derniers préparatifs pour assurer le bon déroulement des échanges entre les spécialistes et les citoyens. Cette journée dans la zone de Giheta permettra d'aborder les défis spécifiques rencontrés par les patients au sein des communautés rurales.
Thématique et enjeux de l'édition
« Les vraies expériences vécues ou entendues : de vraies voix, un vrai changement » constitue le thème retenu pour l'édition 2026 de la célébration nationale de la santé mentale. Ce slogan oriente l'ensemble des activités prévues pour la rencontre du 27 octobre à Giheta. Les organisateurs entendent par ce choix privilégier le récit direct des personnes concernées par les troubles psychiques. Cette approche vise à placer la parole des patients au centre des échanges publics pour favoriser une meilleure compréhension de leur quotidien.
Le ministère de la Santé publique a parallèlement identifié la stigmatisation et la discrimination comme des obstacles persistants pour les personnes vivant avec des maladies mentales au Burundi. Ces comportements sociaux entravent l'accès aux soins et l'intégration des individus au sein de leurs communautés. Les autorités sanitaires considèrent que ces phénomènes freinent l'efficacité des programmes de santé mentale déployés dans le pays. La lutte contre ces pratiques de rejet figure parmi les priorités du ministère pour améliorer la prise en charge globale des patients. Des actions de sensibilisation seront menées lors de la journée à Giheta afin d'informer les citoyens sur les réalités cliniques et sociales vécues par ces personnes. Le gouvernement cherche ainsi à instaurer un environnement plus inclusif pour les patients en favorisant le dialogue entre les familles, les professionnels de santé et la société civile. Fidèle Nkezabahizi, ministre de la Santé publique, a rappelé que la reconnaissance des expériences individuelles demeure un levier indispensable pour amorcer un changement durable dans les mentalités burundaises. Les services du ministère prévoient de diffuser des témoignages concrets durant la cérémonie pour illustrer l'impact quotidien de la discrimination sur la vie des malades. Ces interventions visent à déconstruire les préjugés et à encourager un soutien accru en faveur des personnes souffrant de troubles mentaux, conformément aux objectifs fixés pour cette année 2026.