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Le Vice-Président Prosper Bazombanza a effectué une visite de travail approfondie au complexe théicole d'Ijenda, situé dans la Commune Rwibaga, le jeudi 20 août 2026. Cette visite a spécifiquement inclus une inspection de l'usine de thé du complexe, soulignant l'attention portée aux infrastructures de transformation. L'objectif principal de cette démarche était d'évaluer l'état de la production du thé à toutes les étapes, depuis la culture jusqu'à la transformation, selon les informations disponibles. Au cours de cette inspection, des discussions approfondies ont eu lieu concernant les nombreux obstacles contribuant à la faible production de thé, tant en quantité qu'en qualité, des défis qui freinent le potentiel économique de cette filière.
Les défis de la production théicole
La production de thé au complexe d'Ijenda est confrontée à plusieurs obstacles majeurs qui entravent son développement. Parmi eux figurent des coupures de courant répétitives et imprévisibles, qui perturbent gravement les opérations de transformation du thé à l'usine, entraînant des retards et des pertes de production. Le manque de véhicules de transport est également un problème récurrent et significatif, entravant la collecte efficace et rapide du thé frais auprès des agriculteurs dans les plantations environnantes. Cette difficulté logistique affecte directement la qualité du produit final.
La rémunération des producteurs est une autre difficulté clé, les agriculteurs recevant un paiement jugé insuffisant par kilogramme de thé récolté, ce qui démotive les cultivateurs et peut les pousser à réduire leurs efforts ou à se tourner vers d'autres cultures. L'usine fait également face à un manque de main-d'œuvre qualifiée et suffisante, ce qui affecte sa capacité de traitement et l'efficacité de ses opérations. Un constat préoccupant est l'existence de champs de thé qui sont laissés à l'abandon, réduisant la surface cultivée productive et, par conséquent, le potentiel de récolte global du complexe. Enfin, la vente de thé par l'intermédiaire de courtiers a été identifiée comme un facteur contribuant aux difficultés financières du secteur, potentiellement en réduisant la part des revenus revenant directement aux producteurs et à l'usine.
Vision nationale et importance du thé
Le Vice-Président Prosper Bazombanza a affirmé avec conviction que le secteur agricole, et notamment la production de cultures d'exportation en grande quantité et de qualité, est absolument essentiel pour atteindre la Vision d'émergence du Burundi d'ici 2040 et de développement d'ici 2060. Il a souligné l'importance clé de cette approche stratégique pour la trajectoire économique globale du pays. Prosper Bazombanza a instamment conseillé à chacun de prendre soin de la culture du thé, une ressource précieuse qui génère de manière notable des devises étrangères indispensables à l'économie nationale. Il a mis en avant le rôle du thé comme contributeur significatif aux revenus extérieurs du Burundi, insistant sur la nécessité d'une gestion attentive, d'une amélioration continue et d'une valorisation de cette ressource vitale pour le développement durable du pays. Cette filière représente un pilier économique sur lequel le Burundi entend bâtir une prospérité future.
Appels à l'action et perspectives
Face à ces défis et dans l'optique de renforcer la filière théicole, Prosper Bazombanza a exhorté les décideurs à prendre des mesures concrètes. Il a notamment appelé à augmenter le prix par kilogramme pour le thé récolté. Cette mesure vise directement à améliorer la rémunération des producteurs, à stimuler leur engagement et à reconnaître la valeur de leur travail dans la chaîne de production. Le Vice-Président a également encouragé les cultivateurs de thé à redoubler leurs efforts pour une production accrue et de meilleure qualité, soulignant l'importance de leur contribution individuelle et collective à l'économie nationale. Il a insisté sur la nécessité impérative d'une collaboration étroite et harmonieuse entre toutes les parties prenantes – producteurs, usiniers, transporteurs et décideurs – pour surmonter les défis identifiés et optimiser le rendement global du complexe théicole d'Ijenda. L'amélioration de la production de thé est perçue comme un levier fondamental pour atteindre les objectifs de développement économique du Burundi.