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Des députés burundais se sont réunis en séance plénière au Palais des Congrès de Kigobe le mardi 15 septembre 2026. Au cours de cette session, les parlementaires ont formulé des recommandations visant à protéger les intérêts du Burundi. Ils ont notamment plaidé pour la préservation de ces intérêts dans le cadre du processus d'harmonisation des réglementations relatives aux produits médicaux au sein de la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC). Cette démarche s'inscrit dans un effort plus large de renforcement du secteur pharmaceutique national, essentiel pour la souveraineté sanitaire du pays.
Contexte de l'harmonisation régionale
L'un des points centraux de la session a été l'examen approfondi du rapport de participation à un atelier clé. Cet atelier avait pour objectif d'analyser le projet de loi sur les produits médicaux de la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC), un texte législatif d'une grande importance pour l'avenir de la santé publique dans la région. Ce projet de loi s'inscrit directement dans le cadre de l'Article 118 du Traité portant création de l'EAC, selon les informations partagées et discutées lors de la session parlementaire. L'Article 118 de ce traité est la pierre angulaire de l'intégration régionale en matière de santé, prévoyant spécifiquement l'harmonisation des procédures d'enregistrement des médicaments. Il vise également à renforcer le contrôle des normes pharmaceutiques à travers les pays membres, à uniformiser les réglementations nationales en matière de santé et à promouvoir les bonnes pratiques d'achat de médicaments, garantissant ainsi l'accès à des produits sûrs et efficaces pour les populations de l'EAC.
Les députés ont souligné que le projet de loi étudié s'inspire également de la loi modèle de l'Union africaine sur la réglementation des produits médicaux. Cette inspiration panafricaine confère au texte une légitimité et une portée qui dépassent le cadre régional strict de l'EAC, intégrant des standards et des approches reconnus à l'échelle du continent. Cette démarche régionale vise à uniformiser les standards et les pratiques au sein des pays membres de l'EAC, facilitant la circulation des produits pharmaceutiques tout en assurant leur qualité et leur sécurité. L'objectif est de créer un environnement réglementaire cohérent et solide, bénéfique pour les fabricants, les distributeurs et, surtout, les patients.
Recommandations pour le secteur national
Face à ces enjeux régionaux, les députés burundais ont recommandé un renforcement significatif et urgent des capacités nationales au sein du secteur pharmaceutique du pays. Cette démarche est jugée indispensable pour assurer une meilleure souveraineté et autonomie en matière de production, de distribution et de contrôle des produits médicaux, réduisant ainsi la dépendance vis-à-vis des importations et des fluctuations du marché international. Le renforcement des capacités nationales inclut l'amélioration des infrastructures, la mise à niveau des équipements et l'adoption de technologies de pointe pour la fabrication et l'analyse des produits pharmaceutiques.
Dans la même optique d'autonomie et de développement endogène, les parlementaires ont vivement plaidé pour une accélération du processus de création de la Faculté de Pharmacie au sein de l'Université du Burundi. Cette initiative est perçue comme un levier essentiel pour la formation de professionnels qualifiés, allant des pharmaciens aux chercheurs, en passant par les techniciens de laboratoire. Elle est également clé pour le développement de l'expertise locale en recherche et développement pharmaceutique, répondant ainsi aux besoins croissants du pays en personnel spécialisé et en innovation pharmaceutique. La mise en place de cette faculté permettrait de former une main-d'œuvre capable de gérer l'ensemble de la chaîne de valeur pharmaceutique, de la recherche à la distribution, en passant par la fabrication et le contrôle qualité.
Déroulement de la session parlementaire
Outre les discussions sur le secteur pharmaceutique, les députés ont également procédé à l'adoption du projet de calendrier des activités pour la session parlementaire ordinaire d'août 2026. Ce calendrier couvre la période allant du 14 au 28 septembre 2026, définissant les travaux législatifs et les autres activités des parlementaires pour cette quinzaine. ---