À Gitega, au Burundi, la province est confrontée à une pénurie d'engrais FOMI, ce qui suscite des inquiétudes quant à la prochaine récolte. Les cultivateurs de la province de Gitega, située au centre du Burundi, rencontrent un manque d'engrais FOMI pour la saison culturale « C », dédiée aux cultures des marais. Cette situation contraint les agriculteurs à semer leur maïs et leurs haricots sans avoir recours aux engrais chimiques, compromettant potentiellement les rendements attendus. La date du 28 juillet 2026 marque le point où cette préoccupation majeure pour la sécurité alimentaire locale est devenue particulièrement pressante.
Témoignages d'agriculteurs inquiets
Générose Nahimana, une cultivatrice de 70 ans originaire de Ntobwe, a affirmé que plusieurs agriculteurs n'avaient pas encore reçu les engrais nécessaires pour la nouvelle saison culturale. Selon elle, les autorités ne les ont pas contactés pour le paiement des avances concernant ces fertilisants. Générose Nahimana attend par ailleurs deux sacs d'engrais de la saison B.
À Nyabugogo, Chantal Uwimana, 48 ans, a exprimé son inquiétude quant à la possibilité que l'absence d'engrais FOMI ne compromette gravement les récoltes. « Jusqu’ici, aucune communication du ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Élevage ne nous indique quand les fertilisants FOMI seront disponibles. Nous vivons dans une confusion totale. Déjà lors de la saison culturale B, la récolte de haricots a été très mauvaise en raison du manque de fertilisants FOMI », a-t-elle déclaré. Elle a ajouté que la production ne serait pas aussi bonne qu'auparavant en utilisant des engrais traditionnels. Plusieurs cultivateurs de la province de Gitega réclament la disponibilité rapide des intrants agricoles. Certains d'entre eux n'ont pas reçu les engrais pour lesquels ils avaient versé des avances il y a des mois, voire des années.
Réponse officielle et conseils
Jean Séverin Sinzobatohana, directeur provincial de l'Environnement, de l'Agriculture et de l'Élevage à Gitega, a confirmé l'indisponibilité des engrais FOMI pour la saison culturale C. Cette déclaration officialise la situation de pénurie déjà ressentie par les agriculteurs de la province. Le directeur provincial a par ailleurs conseillé aux cultivateurs d'utiliser des engrais traditionnels en attendant une amélioration de l'approvisionnement. Cette orientation vise à permettre aux agriculteurs de poursuivre leurs activités agricoles malgré le manque d'intrants chimiques. Les autorités locales appellent ainsi à adapter les pratiques culturales face à cette contrainte logistique.
Contexte agricole national
De nombreuses zones humides du pays ne sont pas encore aménagées, ce qui favorise les inondations et contribue à des rendements agricoles faibles. Cette situation s'ajoute aux défis rencontrés par les agriculteurs. Dans plusieurs régions du Burundi, les agriculteurs signalent des retards dans la distribution des intrants agricoles, un problème récurrent qui affecte la planification et la productivité. L'agriculture constitue la principale source de revenus pour une grande partie de la population burundaise, rendant la disponibilité des engrais et l'aménagement des terres cruciales pour la sécurité alimentaire et économique du pays.
Implications potentielles pour le Burundi
Chantal Uwimana, agricultrice à Nyabugogo, a averti que cette situation risquait d'entraîner la famine et une hausse des prix des denrées alimentaires. Elle a souligné le manque de clarté des autorités : « Jusqu’ici, aucune communication du ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Élevage ne nous indique quand les fertilisants FOMI seront disponibles. Nous vivons dans une confusion totale. Déjà lors de la saison culturale B, la récolte de haricots a été très mauvaise en raison du manque de fertilisants FOMI ». La pénurie d'engrais FOMI soulève des inquiétudes quant aux futures récoltes, avec une réduction potentielle des rendements et une augmentation de l'insécurité alimentaire. Ces perspectives surviennent dans un contexte où le Burundi fait déjà face à une augmentation du coût de la vie et à une diminution du pouvoir d'achat des ménages.