Voici l'article étendu :
Maurice Azonnankpo, le représentant du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) pour la République démocratique du Congo (RDC), s'est rendu mardi au camp de réfugiés de Lusenda. Lors de cette visite clé, les réfugiés burundais ont exposé des préoccupations majeures et pressantes. Parmi celles-ci figuraient notamment une pénurie alarmante de médicaments et des difficultés persistantes d'accès aux soins de santé, des problèmes qui minent leur quotidien et leur bien-être. M. Azonnankpo a déclaré qu'il allait « examiner, avec ses collègues, les différentes préoccupations présentées au cours de la rencontre afin d’identifier les problèmes susceptibles de faire l’objet d’une réponse ». Il a par ailleurs appelé les réfugiés « à ne pas s’impliquer dans les dossiers politiques ni dans les groupes armés », soulignant l'importance de maintenir la neutralité du camp. La RDC accueille actuellement plus de 42 000 réfugiés burundais, une population qui dépend largement de l'aide humanitaire.
Visite du HCR et doléances
Maurice Azonnankpo, représentant du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), est arrivé au camp de réfugiés de Lusenda le 22 septembre 2026. Des représentants du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) accompagnaient M. Azonnankpo lors de cette visite, attestant de l'importance de la mission. La délégation a pu constater directement les conditions de vie et entendre les doléances des habitants. Le représentant du HCR a indiqué qu’il allait « examiner, avec ses collègues, les différentes préoccupations présentées au cours de la rencontre afin d’identifier les problèmes susceptibles de faire l’objet d’une réponse ». Il a également appelé les réfugiés à « ne pas s’impliquer dans les dossiers politiques ni dans les groupes armés », insistant sur la nécessité de préserver le caractère humanitaire du camp et d'assurer la sécurité de tous.
Conditions de vie précaires
Le camp de réfugiés de Lusenda est situé dans le territoire de Fizi, une région de la province du Sud-Kivu, à l'est de la République démocratique du Congo. Les conditions de vie y sont difficiles, et l'éducation des enfants fait face à des obstacles majeurs en raison d'un soutien insuffisant, selon les observations faites sur place. Les infrastructures éducatives peinent à répondre aux besoins d'une population importante, et le manque de ressources adéquates compromet l'accès à un enseignement de qualité pour les jeunes réfugiés burundais. Les familles luttent au quotidien pour assurer un avenir à leurs enfants, souvent dans des conditions de surpeuplement et de manque de matériel pédagogique. Cette situation ajoute une pression supplémentaire sur les familles déjà confrontées à de multiples défis quotidiens pour leur survie.
Risques de sécurité et départs
Les femmes réfugiées font face à des risques de sécurité accrus lorsqu'elles se rendent dans les champs et les zones environnantes pour chercher du bois de chauffage, ont rapporté des sources locales. Ces déplacements les exposent notamment à des rencontres avec des hommes armés, augmentant la vulnérabilité de cette population déjà éprouvée. Ces incidents sont une source constante d'inquiétude pour la communauté et soulignent le besoin urgent d'une meilleure protection.
La dégradation des conditions de vie au sein du camp, exacerbée par l'insécurité et les pénuries, a par ailleurs poussé plusieurs réfugiés à prendre la décision difficile de retourner au Burundi. Ces départs soulignent l'impact profond et démotivant des difficultés quotidiennes sur la persévérance des habitants du camp, qui préfèrent parfois le risque d'un retour à l'incertitude et à la misère du camp.
Appel à l'aide et réponses
Les réfugiés ont signalé l'arrêt de l'aide alimentaire du Programme alimentaire mondial (PAM) depuis plus de deux ans. Cette interruption prolongée a exacerbé leurs difficultés quotidiennes au sein du camp, les laissant souvent sans repas suffisants et affectant gravement la santé des plus vulnérables. Le problème de la discrimination ethnique a également été soulevé par les résidents, ajoutant une couche de tension et d'injustice à leurs épreuves. Cette situation appelle une réponse urgente et coordonnée de la part des organisations humanitaires internationales pour éviter une crise humanitaire encore plus grave.