À Bujumbura, le 13 juin 2026, la Fédération nationale des syndicats du secteur de l’éducation du Burundi (FENASEB) a lancé une mise en garde sur des pratiques jugées préoccupantes dans certains établissements scolaires du pays, allant de la fraude aux examens aux cas d'abus et d'irrégularités administratives. Le syndicat exhorte les autorités éducatives à renforcer la discipline, à sanctionner les abus signalés et à rétablir la crédibilité du système éducatif à l'approche de la fin de l'année scolaire 2025-2026. Dans une déclaration récente, le représentant légal de la FENASEB, Antoine Manuma, a affirmé que « des mesures urgentes doivent être prises afin de garantir un climat de confiance et de crédibilité dans le secteur éducatif. » Il a ajouté que « ces comportements portent atteinte à l’image de l’enseignant, compromettent la qualité de l’enseignement et fragilisent la crédibilité du système éducatif burundais. »
Nature des dérives signalées
Selon la Fédération nationale des syndicats du secteur de l’éducation du Burundi (FENASEB), plusieurs cas d'abus ont été constatés au cours des deux premiers trimestres de l'année scolaire dans divers établissements scolaires du pays. Parmi les incidents signalés figurent des fraudes aux examens attribuées à certains éducateurs, agissant au profit d'élèves dans plusieurs établissements.
Le syndicat a également rapporté des cas d'abus sexuels dans certaines écoles, impliquant prétendument des membres du personnel enseignant. D'autres irrégularités concernent l'attribution anarchique de notes et la falsification de résultats scolaires sur certains bulletins. La FENASEB précise que ces cas ne représentent qu'une partie d'un phénomène plus large affectant le système éducatif burundais.
Manque de réaction et tolérance
L'organisation syndicale affirme que ces comportements se propagent dans certains établissements scolaires et déplore l'insuffisance de réaction ou la tolérance observée à divers niveaux administratifs. La Fédération nationale des syndicats du secteur de l’éducation du Burundi (FENASEB) a souligné que ces dérives mettent en péril la qualité de l'enseignement et la crédibilité du système éducatif.
La FENASEB estime également que les responsables scolaires, accusés de ne pas sanctionner ou de couvrir ces abus, devraient être tenus redevables de leur gestion. Pour le syndicat, une telle responsabilisation est essentielle pour rétablir la confiance et garantir que les manquements identifiés ne restent pas impunis, contribuant ainsi à un environnement éducatif plus sain et plus juste.
Appel à la mobilisation et aux sanctions
Le syndicat exhorte les enseignants à ne pas observer de passivité face à ces situations. Il demande des mesures disciplinaires strictes afin d'éviter que ces pratiques ne s'enracinent au sein du système éducatif. La Fédération nationale des syndicats du secteur de l’éducation du Burundi (FENASEB) insiste sur la nécessité de lutter contre l'impunité pour restaurer la confiance et l'intégrité de l'enseignement. Elle appelle à une mobilisation générale de tous les acteurs éducatifs pour dénoncer et combattre les irrégularités. Des sanctions exemplaires sont jugées indispensables pour dissuader de futurs abus et garantir un environnement d'apprentissage équitable et de qualité pour tous les élèves du Burundi. La FENASEB estime que la crédibilité de l'éducation nationale dépendra de la fermeté de la réponse des autorités.
Impact sur le système éducatif
Jean Ntumwa, un enseignant interrogé sur la situation, a exprimé son inquiétude quant aux conséquences de ces pratiques. « Ces problèmes minent complètement les efforts faits par le gouvernement pour relever le niveau de l’enseignement », a-t-il déclaré, soulignant l'impact négatif sur la qualité de l'éducation. Selon lui, les élèves qui réussissent par la fraude ou la falsification des notes n’auront pas les compétences nécessaires pour contribuer au développement du pays, compromettant ainsi l'avenir de la nation. L'enseignant a également mis en avant le risque de dévalorisation des diplômes burundais sur le marché international. Il a insisté sur l'urgence d'agir pour préserver la réputation du système éducatif et garantir une formation adéquate aux jeunes.