Le corps d'Emmanuel Barahinduka, âgé de 52 ans, a été découvert le dimanche 25 octobre 2026 à son domicile situé sur la colline Mugaruro, à Gishubi, dans la province de Gitega. Emmanuel Ntandikiye, chef de colline de Mugaruro, a affirmé que le décès résultait d'un suicide. Cette version des faits est contestée par les habitants de la localité. Ces riverains suspectent un homicide, évoquant un lien potentiel avec des différends fonciers. L'affaire suscite des tensions dans la zone, alors que les autorités locales maintiennent leur thèse initiale face aux interrogations de la population. La suspicion des habitants repose sur une méfiance vis-à-vis des explications fournies par l'administration locale concernant les conditions exactes du décès d'Emmanuel Barahinduka au sein de sa propre résidence.
Les circonstances du décès
Le corps d'Emmanuel Barahinduka a été transporté au centre de santé de Mugaruro après sa découverte le 25 octobre 2026. Les opérations funéraires ont suivi ce transfert médical. La dépouille d'Emmanuel Barahinduka a été enterrée le lundi 26 octobre 2026 sur la colline Mugaruro. Aucun examen médico-légal public n'a été mentionné lors de cette procédure d'inhumation effectuée au lendemain de la découverte du corps dans la province de Gitega. Les autorités locales et les membres de la communauté ont supervisé le déroulement de cette mise en terre dans la localité de Gishubi. Le processus, rapide, a eu lieu sans qu'une enquête approfondie ne soit officiellement annoncée pour clarifier les causes du décès, ce qui renforce les doutes exprimés par les résidents sur la nature réelle de l'événement.
Un climat d'insécurité croissant
Félix Nsabimana, âgé de 43 ans, est décédé le 15 octobre 2026 à la suite de l'explosion d'une grenade à son domicile situé sur la colline Rweza, dans la zone de Gishubi. Cet incident mortel est survenu dans la province de Gitega, dix jours avant la découverte du corps d'Emmanuel Barahinduka à Mugaruro. La succession rapprochée de ces deux drames, survenus au sein de la même zone administrative, alimente un sentiment d'insécurité croissant parmi les habitants de Gishubi.
SOS Médias Burundi rapporte qu'environ 100 personnes ont été tuées ou retrouvées mortes dans la province de Gitega depuis le début de l'année 2026. Ce bilan statistique englobe les décès recensés sur l'ensemble du territoire provincial au cours des dix premiers mois de l'année. Les données publiées par SOS Médias Burundi reflètent une accumulation de dossiers liés à des morts suspectes ou violentes signalées dans différentes localités de la région depuis janvier 2026. Ces chiffres illustrent la récurrence des signalements de décès violents dans la province, dont les cas d'Emmanuel Barahinduka et de Félix Nsabimana constituent les exemples les plus récents. La population locale continue de s'interroger sur les mesures prises pour assurer la sécurité dans les différentes collines de la province de Gitega.