Amani Papy Ndikumana, connu sous le nom de Papy Jamaica, a été arrêté par le Service national de renseignement (SNR) le 13 octobre 2026. Cette interpellation, survenue précisément le mardi 13 octobre 2026, marque une nouvelle étape dans les difficultés rencontrées par le producteur. Cette opération de sécurité a été menée directement à l'intérieur des locaux de l'Assemblée nationale du Burundi, institution située dans le secteur de Kigobe, dans la ville de Bujumbura. Le producteur a été appréhendé par les agents du service de sécurité alors qu'il se trouvait au sein même de l'enceinte de l'institution parlementaire. Aucune précision officielle n'a été communiquée sur les motifs formels de cette arrestation par les autorités burundaises à ce jour.
Les circonstances de l'arrestation
Des témoins présents sur les lieux affirment que l’interpellation de Papy Jamaica découle d’une accusation directe formulée par Aimée Nshimirimana, qui occupe la fonction de directrice de la communication à l’Assemblée nationale. Selon ces témoignages recueillis, cette responsable a reproché au producteur d’avoir proféré des insultes à l’encontre de Daniel Gélase Ndabirabe, le président de l’Assemblée nationale.
Une source proche du dossier, sous couvert d'anonymat, allègue que le traitement réservé au producteur après son interpellation par le Service national de renseignement (SNR) a été ordonné par le président de l’Assemblée nationale lui-même. « Le président de l’Assemblée nationale a ordonné qu’on lui inflige une sévère correction », a indiqué cette source, faisant état de violences physiques imposées à Papy Jamaica dans le cadre de sa détention. Les détails rapportés par cette source suggèrent que l'ordre aurait été exécuté immédiatement après son appréhension dans les locaux de Kigobe.
Cet événement survient après une précédente arrestation du producteur, survenue en février 2026. À cette période, Papy Jamaica avait été appréhendé et placé en détention pendant plusieurs heures par les agents du Service national de renseignement (SNR). Ces faits s’étaient déroulés alors qu’il assurait la couverture médiatique d’une visite officielle de la commissaire européenne Hadja Lahbib au ministère des Affaires étrangères. Ce précédent épisode de privation de liberté, bien que limité à quelques heures, avait déjà marqué le parcours professionnel de Papy Jamaica dans le cadre de ses activités de reportage auprès des institutions étatiques et internationales. La répétition de ces interpellations par le Service national de renseignement (SNR) note une situation complexe autour de l'exercice de ses fonctions. À ce stade, les services concernés n'ont pas émis de commentaire public sur les allégations de violences physiques ou sur les raisons précises ayant conduit à l'arrestation du 13 octobre 2026 au sein de l'Assemblée nationale. L'affaire demeure sous surveillance alors que les proches du producteur cherchent à obtenir davantage d'informations sur son état de santé et sa situation juridique actuelle.