Avis à manifestation d’intérêt pour une étude de faisabilité sur la valorisation énergétique des déchets au Burundi et en RDC

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Photo via Lerenouveau

Un avis à manifestation d'intérêt a été officiellement lancé pour recruter un consultant chargé de réaliser une étude de faisabilité approfondie sur la valorisation énergétique des déchets. Ce projet d'envergure, clé pour le développement durable de la région, concerne spécifiquement la région de l'Imbo au Burundi et la plaine de la Ruzizi, située dans l'est de la République Démocratique du Congo. L'objectif principal de cette démarche est d'explorer les opportunités et la viabilité de transformer les déchets en une source d'énergie, contribuant ainsi à la fois à la gestion des déchets et à l'approvisionnement énergétique des communautés locales.

Le Gouvernement du Burundi a proactivement sollicité un financement sous forme de don auprès de la Banque Africaine de Développement (BAD), également connue sous son nom anglophone African Development Bank (AfDB), pour soutenir financièrement cette initiative stratégique. Ce financement témoigne de l'engagement des autorités burundaises et de l'institution financière panafricaine à trouver des solutions innovantes aux défis environnementaux et socio-économiques. Les parties intéressées par ce mandat sont invitées à soumettre leurs expressions d'intérêt par courrier électronique à l'adresse dédiée, [email protected], afin de participer à ce processus de sélection rigoureux et transparent.

Objectifs ambitieux du projet

Le projet, dont la portée dépasse la simple gestion des déchets, vise à apporter des solutions durables et structurantes à la crise persistante en République Démocratique du Congo (RDC) et à ses répercussions négatives ressenties au Burundi, selon les informations détaillées disponibles auprès des initiateurs. Au-delà de l'aspect purement technique de la valorisation des déchets, il est également conçu pour améliorer significativement les conditions de vie des populations affectées par cette crise régionale complexe et multidimensionnelle. Le projet est explicitement décrit comme un « appui aux populations affectées par les effets de la crise à l’Est de la RDC (Burundi) », signalant son orientation fortement humanitaire et de développement, axée sur le renforcement de la résilience communautaire.

Un objectif central et essentiel de ce projet est la stabilisation communautaire et la relance économique et sociale pour les réfugiés, les groupes vulnérables et les populations hôtes. Cette approche intégrée vise à restaurer la dignité et les moyens de subsistance des personnes déplacées et des communautés qui les accueillent. Pour atteindre cet objectif, des investissements substantiels sont prévus dans les infrastructures socio-économiques essentielles. Ces investissements couvriront des secteurs vitaux tels que la santé, l'éducation, l'eau et l'assainissement, afin de renforcer considérablement les services de base et d'améliorer l'accès à ces services pour tous.

En parallèle, le projet soutiendra activement des initiatives de subsistance durable dans plusieurs domaines clés. Ces initiatives englobent l'agriculture, la santé, la formation professionnelle, l'emploi, la cuisson propre, l'hygiène et l'assainissement. L'objectif est de promouvoir l'autonomie économique et sociale des communautés, en leur fournissant les outils et les compétences nécessaires pour bâtir un avenir plus stable et prospère. La création d'emplois décents et l'autonomisation des femmes vulnérables figurent parmi les priorités absolues du programme, reconnaissant le rôle clé des femmes dans le développement communautaire et la nécessité de leur offrir des opportunités économiques équitables.

Les sites d'intervention spécifiques ont été minutieusement identifiés pour maximiser l'impact du projet. Parmi eux figure le site de Musenyi, qui se trouve précisément sur la colline de Musenyi, dans la Zone de Giharo, au sein de la Commune de Musongati. Un autre site d'intervention stratégique est Gateri, situé dans la Zone de Buganda, faisant partie de la Commune de Cibitoke. Ces localisations ont été choisies en fonction des besoins identifiés et de la concentration des populations ciblées.

Mandat détaillé du consultant

Le consultant sélectionné, dont l'expertise sera déterminante pour la réussite de l'initiative, sera chargé de mener une étude de faisabilité exhaustive et rigoureuse concernant un projet de valorisation énergétique dans le secteur des déchets, a-t-on appris auprès des sources du projet. Cette étude est destinée à évaluer de manière approfondie la viabilité technique, économique, environnementale et sociale d'une telle initiative dans les régions ciblées, en tenant compte des spécificités locales.

Le mandat du consultant comprendra plusieurs tâches spécifiques et complexes. Il devra notamment identifier avec précision les types et les volumes de déchets produits dans les zones d'intervention, une étape fondamentale pour dimensionner correctement toute infrastructure de valorisation énergétique. Une analyse critique des pratiques actuelles de collecte et de traitement des déchets sera également requise, afin de déceler les lacunes et les opportunités d'amélioration. Le consultant sera également responsable d'une évaluation complète des infrastructures existantes et des besoins en nouvelles installations, allant des centres de tri aux unités de transformation énergétique, en passant par les systèmes de collecte.

Le consultant devra estimer avec précision les coûts associés au projet, couvrant l'investissement initial, les coûts opérationnels et de maintenance, ainsi que d'analyser sa rentabilité potentielle à travers des études financières détaillées. Enfin, une dimension environnementale essentielle consistera à étudier les impacts écologiques de la valorisation énergétique des déchets, en proposant des mesures d'atténuation et en assurant la conformité avec les normes environnementales internationales.

Critères de sélection rigoureux

Les critères de sélection pour le consultant retenu s'aligneront strictement sur le Cadre de Passation des Marchés de la Banque Africaine de Développement, dans son édition d'octobre 2015, garantissant ainsi un processus équitable et transparent. Le processus de sélection du consultant s'effectuera selon la méthode de « Sélection Fondée sur la Qualité et le Coût » (SFQC), une approche qui privilégie à la fois l'excellence technique et l'optimisation des coûts, a-t-on précisé.

Une expérience générale de dix ans est requise pour le consultant dans les domaines des études de valorisation des déchets, de l'implication du secteur privé, des réformes institutionnelles et du financement durable. Cette expérience étendue est jugée nécessaire pour appréhender la complexité des défis liés à ce type de projet. Concernant l'expérience spécifique, le consultant devra justifier d'au moins trois missions réalisées avec succès dans le secteur de la gestion des déchets, démontrant ainsi une expertise concrète et éprouvée dans ce domaine particulier.

Détails de soumission

L'Unité de Coordination du PROAPAC-BURUNDI invite les consultants (Cabinets) qualifiés à soumettre leurs manifestations d'intérêt pour cette étude stratégique. Les expressions d'intérêt doivent être envoyées par courrier électronique à l'adresse [email protected], en respectant scrupuleusement la date limite. La date limite fixée pour cette soumission est le 19 juin 2026, à 12h00, heure de Bujumbura. Il est impératif que toutes les soumissions parviennent avant cette échéance pour être prises en considération dans le processus de sélection.