Bubanza : Clarification des litiges fonciers post-inondations et projet de barrage

Des litiges fonciers sont signalés dans la commune de Bubanza, causés par les inondations de la rivière Kajeke et l'incertitude concernant les indemnisations liées à un projet de construction de barrage. L'administrateur communal de Bubanza, Sabbas Niyokindi, a accordé un entretien le lundi 14 septembre 2026. Monsieur Niyokindi a déclaré que le gouvernement a planifié un projet de barrage dans la région. Il a également assuré que le gouvernement maintiendra la poursuite de ce projet de barrage.

Causes des conflits fonciers

Les résidents riverains contestent n'avoir reçu des compensations que pour leurs récoltes, et non pour leurs terres, ce qui alimente une partie des litiges fonciers. Ces habitants affirment que la vallée leur appartient, tandis que le gouvernement soutient qu'il s'agit d'un domaine public communal. Un autre facteur de confusion est lié aux inondations récurrentes. Lorsque la rivière Kajeke déborde, elle s'étend comme un lac, effaçant ainsi les limites des propriétés et rendant difficile la détermination des droits fonciers.

Gestion des indemnisations et projet de barrage

Une entreprise adjudicataire a procédé à la distribution d'indemnités aux opérateurs locaux, sans préciser la nature exacte de ces compensations. La commune de Bubanza cherche désormais à ce que cette entreprise identifie précisément les bénéficiaires de ces indemnisations. Cette démarche vise à clarifier la situation et à assurer une répartition équitable des compensations dans le cadre des projets impactant la région.

Témoignages et attentes des citoyens

Aloys Nshimirimana, chef de la colline Kagirigiri, a expliqué que lorsque la rivière Kajeke s'assèche, certains habitants revendiquent les rives comme leurs propres terres. Il a déclaré que « les habitants affirment que la vallée leur appartient, alors que le gouvernement rappelle qu’il s’agit du domaine public communal ». Nshimirimana a également noté que « lorsque la rivière cause des inondations, elle échappe à tout contrôle, et regrette que des personnes non identifiées arrachent les cultures récemment plantées ». Il a sollicité « une intervention ferme de l’administration communale pour trancher définitivement l’affaire ».

De son côté, Jacques Hakizimana, chef de la colline Rugunga, a confirmé que l'absence d'une compensation globale pour tous les propriétaires impactés alimente les tensions. Il a observé que « lors des fortes crues, la rivière Kajeke s’élargit comme un lac et efface complètement les limites des propriétés ». Hakizimana a précisé que « lorsque l’eau se retire, les agriculteurs des deux rives ont tendance à étendre leurs champs sur l’ancien lit de la rivière, créant des litiges directs entre voisins d’en face en raison de la disparition des bornes ». Adèle Nizigiyimana, une agricultrice locale, a jugé l'indemnité reçue insuffisante, demandant au gouvernement de les laisser cultiver leurs terres, quitte à restituer la compensation.

Perspectives et régularisation promise

Une régularisation complète sera effectuée avant le début des travaux, afin de garantir que chaque riverain soit rétabli dans ses droits de manière transparente et proportionnelle à la taille de sa propriété. L'objectif est de distinguer les personnes déjà indemnisées de celles qui ne l'ont pas été, pour rétablir les droits de manière équitable.