Le ministère de l'Environnement, de l'Agriculture et de l'Élevage a organisé une campagne de vaccination du bétail à Burunga, dans le sud du Burundi. Cette opération d'envergure, menée avec une logistique importante, a eu lieu du 20 au 24 juillet 2026. L'objectif principal de cette initiative était de contenir l'épizootie de fièvre aphteuse qui a gravement touché les éleveurs de la province, menaçant la subsistance de nombreuses familles et l'économie locale.
Détails de la campagne
La campagne de vaccination a ciblé spécifiquement le bétail âgé de trois mois et plus, une tranche d'âge jugée critique pour l'efficacité de l'immunisation collective, selon les informations disponibles. Les équipes vétérinaires dépêchées sur le terrain ont concentré leurs efforts sur les zones à forte densité de bovins, où le risque de propagation de la maladie était le plus élevé. Ces zones incluent les anciennes communes de Mugamba, Matana, Bururi et Songa, ainsi que d'autres localités situées dans la province de Burunga, couvrant ainsi un vaste territoire. Avant le déploiement massif des vaccins, des prélèvements ont été effectués sur les animaux malades dans le but d'identifier l'origine précise de l'épidémie et de confirmer le diagnostic. Les analyses menées à la suite de ces prélèvements ont sans équivoque confirmé la présence de la fièvre aphteuse parmi le cheptel affecté, justifiant pleinement l'urgence et l'ampleur de la campagne de vaccination.
Contexte de la crise
Près de 166 000 bovins étaient menacés par la fièvre aphteuse, selon les chiffres alarmants fournis par la Direction provinciale de l'Environnement, de l'Agriculture et de l'Élevage. Cette maladie dévastatrice se propageait insidieusement dans plusieurs localités de la province de Burunga depuis le mois d'avril, créant une situation de crise sanitaire et économique. La fièvre aphteuse a entraîné la mort de nombreuses vaches, causant des pertes économiques importantes et souvent irréparables pour les éleveurs qui dépendent de leur bétail pour leurs revenus. Il s'agit d'une maladie virale hautement contagieuse qui affecte principalement les animaux à sabots fendus, notamment les bovins, mais aussi les ovins, les caprins et les porcins. Sa propagation rapide et sa morbidité élevée peuvent provoquer des pertes économiques notables en raison de la baisse drastique de production laitière et de viande, de la dépréciation du cheptel due à la perte de poids et à la convalescence prolongée, et des coûts élevés de contrôle et d'éradication. Au plus fort de la crise, plusieurs éleveurs avaient dénoncé le silence perçu des autorités compétentes face à l'urgence de la situation. En réponse à ces préoccupations légitimes, les services vétérinaires avaient alors indiqué que le dossier était en cours de traitement au niveau du ministère, dans l'attente des résultats d'analyse qui devaient guider les mesures à prendre.
Réactions et espoirs des éleveurs
Les autorités sanitaires espéraient vacciner environ 100 000 têtes de bétail au cours de cette campagne menée à Burunga, un chiffre ambitieux mais jugé nécessaire pour atteindre une immunité de groupe suffisante. Cette initiative visait à endiguer efficacement la propagation de la fièvre aphteuse et à protéger durablement les cheptels locaux, qui représentent un pilier essentiel de l'économie rurale.
Des éleveurs ont exprimé leur soulagement palpable à la suite du lancement et de la réalisation de cette campagne de vaccination. Ils espèrent ardemment que cette opération permettra de maîtriser la maladie de manière pérenne et de sauvegarder leurs revenus, qui dépendent largement de la santé et de la productivité de leur bétail. La fièvre aphteuse avait déjà causé des pertes significatives au sein de leurs troupeaux, mettant en péril leur subsistance.
Conscients de la fragilité de la situation, les éleveurs ont également formulé des demandes claires pour l'avenir, appelant à un suivi sanitaire continu et renforcé du bétail. Ils ont insisté sur la nécessité de garantir la disponibilité constante des vaccins et d'assurer une intervention rapide et coordonnée en cas de nouvelles alertes sanitaires, afin de prévenir toute résurgence de l'épizootie et de protéger leurs animaux contre de futures menaces.