La Journée Internationale du Travail et des travailleurs a été célébrée le vendredi 1er mai 2026 au Stade Intwari à Bujumbura. À cette occasion, le Vice-Président Prosper Bazombanza s'est adressé aux travailleurs, soulignant le rôle clé de leur engagement pour la nation. Les festivités ont été marquées par un long défilé de travailleurs représentant divers secteurs, illustrant la diversité et la vitalité de la force de travail burundaise. Le Vice-Président a déclaré : « Nous avons besoin des travailleurs courageux et patriotes qui se donnent corps et âme pour le développement du pays » et a ajouté que « Le travail est le pilier du développement et de notre dignité ». M. Bazombanza a également insisté : « Nous demandons avec insistance aux commerçants qui ont déjà obtenu des machines à facturation électronique de les utiliser correctement et aux clients de toujours solliciter les factures électroniques, après chaque achat. »
Appel à la responsabilité civique
Prosper Bazombanza a mis en avant l'importance de manifester l'amour de la patrie par le respect des lois et l'ardeur au travail. Selon le Vice-Président, cet amour doit se traduire par une priorité donnée à l'intérêt national, la préservation de la paix et de la sécurité, le renforcement de l'unité nationale, la protection de l'environnement, la lutte contre la corruption et le paiement des impôts. Une telle implication citoyenne est jugée essentielle pour le développement du pays, constituant un socle pour la prospérité collective. Il a spécifiquement souligné que l'amour de la patrie se démontre concrètement par l'observance des règles, la diligence dans l'exercice des fonctions professionnelles, et la participation active à la vie civique et économique.
M. Bazombanza a également insisté sur l'utilisation effective des machines à facturation électronique par les commerçants, ainsi que sur la nécessité pour les clients de solliciter systématiquement des factures électroniques après chaque achat. Cette mesure vise à améliorer la transparence des transactions et à renforcer les recettes fiscales de l'État. Le Vice-Président a souligné l'importance de cette pratique pour une gestion économique rigoureuse, essentielle à la stabilité financière du pays. Il a exhorté l'ensemble de la population à adopter ces nouvelles pratiques pour contribuer activement à l'assainissement des finances publiques.
Il a exhorté chaque citoyen à exploiter ses talents et compétences de manière professionnelle, afin de contribuer au développement personnel et national. Cette démarche, a-t-il précisé, est censée augmenter la production dans tous les secteurs d'activité, favorisant ainsi une croissance économique durable. L'appel vise à mobiliser l'ensemble de la population active vers des objectifs de productivité et de progrès, en valorisant l'expertise individuelle au service du bien commun. Il a mis en exergue que cette professionnalisation des compétences est un levier fondamental pour l'autonomisation économique et la compétitivité du Burundi sur la scène régionale et internationale.
Voix des travailleurs : Cosybu
Evariste Nibigira, représentant la Confédération des syndicats du Burundi (Cosybu), a exprimé sa gratitude envers le Président pour diverses mesures prises en faveur des travailleurs, mentionnant notamment la réforme des pensions. M. Nibigira a cependant soulevé des préoccupations concernant le gel des salaires et des primes associées, particulièrement au sein des institutions publiques. Il a plaidé en faveur d'une révision de la politique salariale nationale. Selon lui, « C’est une nécessité que la politique salariale soit révisée en tenant compte du diplôme, de l’ancienneté et la technicité de l’emploi ». Il a insisté sur le fait que cette révision est clé pour garantir une rémunération équitable et motivante pour les travailleurs du secteur public.
Le représentant de la Cosybu a également demandé des ajustements salariaux qui prendraient en considération la réalité des prix des produits essentiels. M. Nibigira a exhorté le gouvernement burundais à intensifier ses efforts en matière de croissance économique, en particulier dans le secteur agro-pastoral, afin de réduire la dépendance vis-à-vis de l'étranger. Il a déclaré à ce sujet : « Nous demandons au gouvernement du Burundi de redoubler d’efforts dans la croissance économique surtout dans le secteur agro-pastoral pour diminuer la dépendance étrangère ». Il a souligné que le développement de ce secteur est vital pour la souveraineté alimentaire et la stabilité économique du pays.
Evariste Nibigira a en outre appelé à une solution efficace au problème persistant du carburant, qu'il identifie comme un facteur contribuant à l'augmentation des prix. Il a également sollicité une réduction des augmentations annuelles des taxes et des droits de douane, afin d'alléger le fardeau financier des citoyens et des entreprises. M. Nibigira a demandé que les taxis-motos, motards et tricycles soient autorisés à opérer, dans la mesure du possible, dans les zones qui leur sont actuellement interdites. Il a insisté sur ce point : « Nous plaidons pour que les taxis-vélos ; motards et tricycles puissent d’exercer leurs activités dans la mesure du possible dans les zones actuellement interdites. Il faut aussi lutter contre le monopole d’importation, de production et commercialisation des produits de première nécessité ». Cette mesure, selon lui, permettrait de dynamiser l'économie informelle et d'offrir plus d'opportunités d'emploi. Enfin, M. Nibigira a plaidé pour la mise en œuvre de la politique nationale de logement social, une initiative qu'il juge fondamentale pour améliorer les conditions de vie des travailleurs et de leurs familles.
Vision pour l'avenir
Le Vice-Président Prosper Bazombanza a souligné l'importance de l'engagement des travailleurs pour l'avenir de la nation. Il a affirmé la nécessité de disposer d'une main-d'œuvre dévouée et patriotique, déclarant : « Nous avons besoin des travailleurs courageux et patriotes qui se donnent corps et âme pour le développement du pays ». Pour M. Bazombanza, le travail constitue la base du progrès et de la dignité individuelle et collective, un principe qu'il a exprimé en ces termes : « Le travail est le pilier du développement et de notre dignité ». Cette vision met en avant une approche où la contribution de chaque citoyen est perçue comme fondamentale pour la trajectoire économique et sociale du Burundi, insistant sur le fait que l'effort collectif est la clé de la prospérité.
M. Bazombanza a également formulé des attentes précises concernant la conduite économique des acteurs locaux. Il a ainsi insisté sur l'utilisation des systèmes de facturation électronique, appelant les commerçants à les employer correctement et les clients à exiger systématiquement des factures après leurs achats. Le Vice-Président a déclaré à ce sujet : « Nous demandons avec insistance aux commerçants qui ont déjà obtenu des machines à facturation électronique de les utiliser correctement et aux clients de toujours solliciter les factures électroniques, après chaque achat. » Cette mesure vise à renforcer la transparence financière et la collecte des recettes fiscales de l'État, éléments jugés cruciaux pour la croissance et la stabilité économique du pays. Il a réitéré que la conformité à ces directives est un acte de patriotisme économique, contribuant directement au financement des services publics et au développement des infrastructures nationales.