Cinq hommes ont été condamnés à la prison à perpétuité pour l'assassinat de Longin Nahimana, âgé de 60 ans, au Burundi. Le verdict a été prononcé par le Tribunal de Grande Instance de Bugendana le mercredi 12 août 2026, marquant la conclusion d'une affaire de meurtre qui a secoué la communauté locale. Ce meurtre s'est déroulé sur la colline de Carire, située dans la commune de Bugendana, province de Gitega, une région du Burundi qui fait régulièrement l'objet de préoccupations sécuritaires. Les détails spécifiques de l'affaire, tels que les circonstances exactes de l'interpellation et de l'enquête, n'ont pas été précisés par les autorités judiciaires, mais la peine de prison à vie a été appliquée aux accusés reconnus coupables de cet homicide.
Les faits et le mobile
Longin Nahimana a été tué par égorgement dans la nuit du 7 août 2026, selon les détails de l'affaire présentés devant le tribunal. Les cinq hommes reconnus coupables de ce meurtre, Oscar Nshimirimana, Édouard Ntakarutimana, Daniel Sindakira, Salvator Bigirimana et Cyriaque Twagirayezu, ont admis les faits devant le Tribunal de Grande Instance de Bugendana. Ils ont déclaré avoir voulu « faire taire celui qui s’opposait à leurs vols », comme rapporté par le tribunal lors de l'audience. Les accusés ont précisé que la victime les empêchait régulièrement de commettre des vols dans les foyers de la colline de Carire, ce qui a motivé leur acte fatal. Cette révélation sur le mobile du crime a été un élément clé des délibérations judiciaires.
Outre leur condamnation à la prison à perpétuité, les cinq hommes ont été chacun sommés de payer 10 millions de francs burundais en dommages et intérêts à la famille de la victime. Cette peine financière s'ajoute à la sentence principale prononcée pour l'assassinat de Longin Nahimana, soulignant la volonté du tribunal de compenser la famille pour la perte subie. Le montant total des dommages et intérêts s'élève ainsi à 50 millions de francs burundais pour l'ensemble des condamnés principaux.
Complicité et peines prononcées
Au total, sept personnes ont été poursuivies dans cette affaire complexe. Deux femmes, Menedore Niyokwizera et Rose Hakizimana, ont été reconnues coupables de complicité dans l'assassinat de Longin Nahimana. Elles ont été condamnées à six mois de prison ferme chacune, ainsi qu'à une amende de 50 000 francs burundais chacune pour leur rôle dans les événements. L'accusation a déclaré que les deux femmes avaient caché les vêtements tachés de sang des auteurs présumés après l'assassinat de Longin Nahimana, un acte qui a été considéré comme une aide significative aux criminels après la commission du meurtre. Menedore Niyokwizera et Rose Hakizimana ont également admis les faits devant le tribunal, ce qui a mené à leur condamnation pour complicité. Ces peines s'ajoutent aux sentences à perpétuité prononcées contre les cinq hommes directement impliqués dans le meurtre, complétant ainsi le tableau des sanctions judiciaires dans cette affaire.
Contexte sécuritaire provincial
Cette condamnation intervient dans un contexte sécuritaire tendu dans la province de Gitega. Depuis le 26 juillet 2026, une douzaine de personnes ont été tuées ou retrouvées mortes dans cette province, alertant les autorités et les organisations de défense des droits humains. Gitega figure régulièrement parmi les provinces du Burundi où des assassinats, des disparitions et des découvertes de corps sans vie sont signalés, ce qui en fait une zone de préoccupation majeure. La Ligue Iteka, une organisation de défense des droits humains, a classé cette province parmi celles les plus touchées par les violations des droits humains, ce qui met en lumière une situation sécuritaire préoccupante et persistante dans la région. La fréquence de ces incidents note une instabilité continue, rendant la province un point chaud en matière de sécurité et de respect des droits fondamentaux.
Réactions et portée
Les cinq hommes condamnés à la prison à perpétuité sont Oscar Nshimirimana, Édouard Ntakarutimana, Daniel Sindakira, Salvator Bigirimana et Cyriaque Twagirayezu. Ils ont expliqué leur geste en déclarant avoir voulu « faire taire celui qui s’opposait à leurs vols », selon les informations du tribunal. Les accusés ont précisé que la victime les empêchait régulièrement de commettre des vols dans les foyers de la colline de Carire, ce qui a conduit à leur décision de l'éliminer. Cette déclaration a été faite devant le Tribunal de Grande Instance de Bugendana, où ils ont admis les faits qui leur étaient reprochés. La sévérité des peines prononcées, notamment la prison à perpétuité pour les auteurs principaux et les peines de prison pour complicité, envoie un signal fort quant à la détermination des autorités judiciaires à lutter contre la criminalité et à garantir la sécurité des citoyens dans la province de Gitega et au-delà.