À l'occasion de la Journée internationale de la jeunesse, célébrée le 12 août, l'ONG Parole et Action pour le Réveil des consciences et le Changement des Mentalités (PARCEM) a accusé les gouvernements africains de négliger les besoins essentiels de leur jeunesse, alimentant un exode massif. Faustin Ndikumana, directeur de PARCEM, a déclaré que le départ important des jeunes vers l'étranger témoigne d'une perte progressive d'espoir. De nombreux jeunes quittent notamment le Burundi pour des destinations variées, incluant la Tanzanie, la Zambie, le Kenya, le Malawi, le Mozambique, l'Afrique du Sud, les pays du Golfe et l'Europe de l'Est.
Besoins essentiels non satisfaits
L'ONG Parole et Action pour le Réveil des consciences et le Changement des Mentalités (PARCEM) a identifié plusieurs besoins fondamentaux non satisfaits pour la jeunesse africaine. Parmi ceux-ci figurent l'accès à une formation de qualité, des infrastructures permettant l'auto-promotion, l'internet, l'électricité, l'eau potable et une alimentation suffisante. Les jeunes interrogés par l'organisation ont également souligné l'importance de faciliter l'accès à l'emploi et aux prêts bancaires pour développer leurs projets. À Bujumbura, la capitale burundaise, de nombreux jeunes sans emploi passent leurs journées dans les espaces publics, faute de perspectives économiques concrètes. Cette situation illustre la négligence des gouvernements africains vis-à-vis des attentes de leur jeunesse, selon PARCEM.
Statistiques sur l'emploi jeunesse
L'Organisation internationale du Travail (OIT) a estimé qu'en 2025, environ 262 millions de jeunes âgés de 15 à 24 ans n'étaient ni employés, ni en formation, ni scolarisés. Ce chiffre illustre l'ampleur des défis auxquels est confrontée la jeunesse mondiale en matière d'intégration professionnelle. Parallèlement, le marché du travail en Afrique subsaharienne est largement caractérisé par sa nature informelle. En 2025, 87,6% des emplois dans cette région relevaient du secteur informel, soulignant une précarité généralisée et un manque d'opportunités structurées pour les jeunes.
Réponse des autorités burundaises
Les autorités burundaises affirment que la jeunesse bénéficie de soutien à travers des programmes spécifiques. Parmi ceux-ci figurent la Banque d’investissement pour les jeunes (BIJE) et le Programme d’autonomisation économique et d’emploi des jeunes (PAEEJ), destinés à accompagner les jeunes dans leurs initiatives économiques et professionnelles.
L'ONG Parole et Action pour le Réveil des consciences et le Changement des Mentalités (PARCEM) estime toutefois que ces efforts gouvernementaux, bien qu'existants, doivent être considérablement renforcés par des actions plus profondes et durables. L'organisation insiste sur la nécessité de mesures structurelles pour répondre efficacement aux besoins fondamentaux de la jeunesse burundaise et africaine.
Appel à l'action concrète
L'ONG Parole et Action pour le Réveil des consciences et le Changement des Mentalités (PARCEM) a exhorté les gouvernements africains à transformer leurs discours en actions concrètes. Selon l'organisation, cette démarche est indispensable pour endiguer l'exode des jeunes du continent. PARCEM insiste sur l'urgence d'adopter des politiques efficaces visant à améliorer les conditions de vie et les perspectives d'avenir de la jeunesse, afin de la retenir dans ses pays d'origine. L'organisation estime que sans des mesures palpables et significatives, le phénomène de l'émigration des jeunes, motivé par le manque d'opportunités, persistera et s'accentuera.