Claude Becky Ntahuga a récemment publié son roman intitulé « Le champ des rives », un ouvrage qu'il décrit comme autobiographique et qui retrace son parcours personnel face aux événements tragiques de 1993. Ce roman marque une étape significative dans le cheminement de l'auteur, offrant une plongée intime dans une période charnière de l'histoire burundaise. L'auteur a déclaré qu'il s'agit de « l’histoire d’une enfance brutalement interrompue par la violence, d’une famille bouleversée et d’un jeune garçon qui découvre soudainement une identité dont il ne mesurait pas auparavant l’importance ». Cette déclaration met en lumière la dimension profondément personnelle et formative du récit, où la découverte de soi est inextricablement liée aux bouleversements collectifs.
Claude Becky Ntahuga a également souligné la dimension thérapeutique de l'écriture et son rôle dans la construction d'une mémoire collective. Pour lui, l'acte d'écrire est une forme de guérison, non seulement pour l'individu qui témoigne, mais aussi pour la communauté qui lit et se souvient. Il a affirmé que « un récit individuel peut contribuer à une mémoire collective », ajoutant que de nombreuses histoires comparables méritent d'être racontées pour une meilleure compréhension du passé commun du Burundi. Cette perspective met en avant l'importance de chaque témoignage pour enrichir le tissu mémoriel d'une nation. L'auteur a précisé que son livre est accessible à tous, écrit avec simplicité pour permettre aux lecteurs de s'approprier le récit. Cette approche vise à rendre le témoignage compréhensible et touchant pour un large public, au-delà des seuls spécialistes de l'histoire.
Un long cheminement personnel et une identité complexe
« Le champ des rives » est présenté comme un roman autobiographique par Claude Becky Ntahuga. L'auteur a précisé que cet ouvrage retrace son parcours personnel et les profondes répercussions des événements de 1993 sur sa vie. Ces événements, qui ont marqué l'histoire du Burundi, sont abordés à travers le prisme de l'expérience d'un enfant, offrant une perspective unique et émouvante sur la complexité de cette période. L'écriture de ce récit a représenté un processus de longue haleine pour Claude Becky Ntahuga. Il a en effet attendu plus de vingt ans avant de concrétiser ce projet littéraire, un délai qui témoigne de la complexité et de l'intensité du sujet abordé. Ce temps de maturation a été nécessaire pour qu'il puisse aborder son histoire avec la perspective et la distance requises, permettant une réflexion approfondie sur les traumatismes passés et leur impact durable. Ce long cheminement a également permis à l'auteur de transformer une expérience douloureuse en un récit structuré et porteur de sens, contribuant ainsi à une meilleure compréhension des répercussions des conflits.
Claude Becky Ntahuga a par ailleurs souligné l'importance de ses origines familiales dans la construction de son identité et de son œuvre. Son père était d'ethnie Tutsi, tandis que sa mère était d'ethnie Hutu. Cette dualité ethnique, au cœur des tensions burundaises, a marqué son expérience et constitue un élément central de son récit. Cette ascendance mixte offre une perspective nuancée sur les divisions ethniques, permettant à l'auteur d'explorer les complexités de l'identité burundaise au-delà des simplifications. Cette dimension autobiographique confère au roman une authenticité et une profondeur particulières, invitant les lecteurs à une réflexion sur les thèmes de l'identité, de l'appartenance et de la résilience face à l'adversité. Le livre retrace spécifiquement le parcours d'un enfant confronté à la violence des événements de 1993, mettant en lumière la manière dont une jeune vie peut être brutalement transformée par des forces qu'elle ne comprend pas encore pleinement.
Disponibilité et diffusion internationale du roman
L'ouvrage est accessible sur le site internet de l'éditeur, offrant une portée mondiale aux lecteurs intéressés par ce témoignage. Pour les lecteurs basés au Burundi, « Le champ des rives » peut être trouvé à la Galerie Alexander et chez Dada, deux établissements situés à Bujumbura. Cette distribution locale assure que le livre est accessible là où son message résonne le plus directement.
Claude Becky Ntahuga a également exprimé son intention d'organiser des rencontres avec de jeunes publics à partir du mois de septembre. Ces échanges sont prévus dans des clubs d'écriture, des universités, des bibliothèques et diverses associations culturelles. L'objectif est de promouvoir la discussion autour de son œuvre et des thèmes qu'elle aborde, encourageant ainsi le dialogue intergénérationnel et la réflexion sur l'histoire et l'identité burundaises. Ces rencontres sont vues comme une opportunité de transmettre l'importance du témoignage et de la mémoire collective aux nouvelles générations.
L'importance de la lecture et de la transmission
Une vente sur la plateforme Amazon est prévue pour le livre de Claude Becky Ntahuga, offrant une diffusion élargie de l'ouvrage à un public international. Cette disponibilité sur une plateforme mondiale est essentielle pour que le message de l'auteur traverse les frontières et touche un maximum de lecteurs. L'auteur a par ailleurs encouragé les jeunes à la lecture, soulignant que cette pratique a joué un rôle décisif dans son développement personnel. Il a notamment mis en avant l'impact formateur de la lecture sur sa propre trajectoire, la décrivant comme un pilier essentiel de sa construction intellectuelle et émotionnelle.
Claude Becky Ntahuga, qui est cinéaste de formation, a également insisté sur l'importance de s'ouvrir à différentes perspectives et de comprendre le monde à travers les récits des autres. Son parcours dans le cinéma lui a probablement conféré une sensibilité particulière à la narration et à l'impact des histoires. Il a expliqué que la lecture ne se limite pas à l'acquisition de connaissances, mais participe activement à la construction de l'individu et à sa capacité à appréhender des réalités complexes. Ce plaidoyer en faveur de la lecture s'inscrit dans son objectif plus large de promouvoir le dialogue et la compréhension, des éléments qu'il juge fondamentaux pour la paix et la réconciliation. Il considère la lecture comme un outil puissant pour développer l'empathie et la pensée critique, des qualités indispensables pour naviguer dans un monde complexe et souvent divisé.
Partager pour se souvenir et guérir
Le livre « Le champ des rives » retrace le parcours d'un enfant confronté aux événements tragiques de 1993, selon Claude Becky Ntahuga. Cet ouvrage vise à offrir une perspective personnelle sur cette période, permettant aux lecteurs de saisir les répercussions humaines des conflits. Des présentations promotionnelles du livre sont prévues en France, au Canada et en Suisse. Ces événements permettront à Claude Becky Ntahuga de partager son récit avec un public international, étendant ainsi la portée de son témoignage au-delà des frontières du Burundi. Ces tournées de promotion sont essentielles pour sensibiliser un public plus large aux réalités vécues et pour encourager une réflexion globale sur les thèmes universels de la guerre, de la résilience et de la mémoire. Le roman se veut un pont entre le passé et le présent, une invitation à la réflexion et un appel à la guérison collective à travers le partage des histoires individuelles.