Une conférence scientifique de haut niveau sur l'ingénierie végétale et la collecte des eaux de pluie s'est tenue jeudi 28 mai 2026 sur le campus de Mutanga de l'Université du Burundi. Cet événement a été organisé dans le cadre du Projet de Restauration des Paysages et de Résilience du Burundi (PRRPB). Il visait à aborder des stratégies pour la résilience climatique, en réponse aux défis croissants posés par les changements climatiques au Burundi.
Bilan d'une décennie de collaboration
La conférence a dressé le bilan d'une décennie de coopération entre l'Université du Burundi (UB) et l'Université de Florence, une collaboration qui a débuté en 2021. Cette collaboration s'est inscrite dans une démarche de renforcement des capacités locales et de transfert de savoir-faire. Les capacités de l'UB ont été renforcées par la participation de ses membres à l'installation de trois chantiers-écoles dédiés à l'ingénierie végétale et de deux chantiers-écoles pour la collecte des eaux pluviales. Federico Preti, professeur à l'Université de Florence, a affirmé que cette conférence marquait dix ans d'efforts conjoints entre les deux universités, soulignant l'importance de cette alliance académique et scientifique. Ces sites de démonstration sont situés spécifiquement dans les localités d'Isare et de Buhinyuza, permettant une application concrète des techniques développées.
M. Preti a précisé les interventions réalisées sur le terrain pour lutter contre l’érosion et stabiliser les sols. Il a cité "l’installation de cinq chantiers démonstratifs – trois consacrés au génie végétal et deux, à la récolte des eaux pluviales – dans les localités d’Isare et Buhinyuza." Ces chantiers-écoles servent de plateformes d'apprentissage pratique et de démonstration des bonnes pratiques en matière de gestion des ressources naturelles et de résilience face aux aléas climatiques. Les deux institutions envisagent de poursuivre leur collaboration, en s'appuyant sur les succès déjà enregistrés. Federico Preti a ajouté que "les deux institutions envisagent notamment de poursuivre l’encadrement des doctorats en cotutelle, de renforcer la formation des experts en génie végétal et en agriculture, ainsi que de développer, conjointement, des projets de recherche et de développement axés sur l’atténuation des effets du changement climatique et le renforcement de la résilience des communautés." Cette vision à long terme vise à pérenniser les acquis et à étendre l'impact de cette coopération au-delà des projets initiaux.
Témoignages et réalisations concrètes
Le Projet de Restauration des Paysages et de Résilience du Burundi (PRRPB) est financé par la Banque mondiale, ce qui témoigne de l'importance internationale accordée à ces initiatives. Ce projet est exécuté par le Ministère burundais de l'Environnement, de l'Agriculture et de l'Élevage, garantissant son ancrage dans les politiques nationales de développement durable. Dans le cadre de cette décennie de coopération, des travaux scientifiques ont été produits sur les risques naturels, la gestion des bassins versants, la collecte des eaux de pluie, l'ingénierie végétale et les techniques de terrassement progressif et radical. Ces publications contribuent à l'avancement des connaissances et à la diffusion des meilleures pratiques dans ces domaines cruciaux. Cinq sites de démonstration ont été installés sur le terrain. Trois de ces sites sont dédiés à l'ingénierie végétale, mettant en œuvre des solutions basées sur l'utilisation de la végétation pour la stabilisation des sols et la protection contre l'érosion. Les deux autres sont consacrés à la collecte des eaux de pluie, une technique essentielle pour la gestion de l'eau en période de sécheresse et pour l'irrigation agricole.
Perspectives et futurs projets
Le professeur Séverin Nijimbere, point focal de l'Université du Burundi pour la mise en œuvre de ce partenariat, a souligné la production d'ouvrages scientifiques sur les risques naturels, l'aménagement des bassins versants, la collecte des eaux de pluie, le génie végétal et les techniques de terrassement. Ces réalisations académiques sont le fruit d'un travail collaboratif intense et d'une expertise partagée. M. Nijimbere s'est également réjoui de l'appui de la partie italienne dans l'encadrement des doctorats et la rédaction conjointe de publications scientifiques de haut niveau. Cet appui a été déterminant pour l'élévation du niveau de la recherche et de la formation au sein de l'Université du Burundi. Il a par ailleurs indiqué que la mise en œuvre conjointe des chantiers-écoles et l'animation des ateliers de renforcement des capacités sur la gestion conservatoire des eaux et des sols ont renforcé la visibilité de l'Université du Burundi, la positionnant comme un acteur clé dans la recherche et l'innovation pour la résilience climatique dans la région.
Le professeur Federico Preti, de l'Université de Florence, a détaillé les interventions réalisées sur le terrain pour lutter contre l’érosion et stabiliser les sols, notamment l’installation de cinq chantiers démonstratifs – trois consacrés au génie végétal et deux, à la récolte des eaux pluviales – dans les localités d’Isare et Buhinyuza. Ces démonstrations concrètes sont essentielles pour sensibiliser les communautés et les décideurs aux solutions efficaces et durables. Les deux institutions envisagent de poursuivre l'encadrement des doctorats en cotutelle, de renforcer la formation des experts en génie végétal et en agriculture, et de développer conjointement des projets de recherche et développement axés sur l'atténuation des effets du changement climatique et le renforcement de la résilience des communautés. La collaboration future inclura également la poursuite des publications scientifiques conjointes, garantissant ainsi la diffusion des résultats et des innovations à l'échelle internationale.
Article publié le 1er juin 2026.