Au Burundi, près de 150 000 réfugiés congolais sont confrontés à une crise alimentaire imminente après l'annonce de réductions drastiques de l'aide alimentaire. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a été contraint de diminuer ses rations, une décision attribuée à un financement insuffisant. Cette situation précaire met gravement en péril la sécurité alimentaire de cette population vulnérable, déjà fortement dépendante de l'assistance humanitaire pour sa survie quotidienne. La communauté internationale est désormais appelée à agir pour éviter une catastrophe humanitaire.
Réduction drastique de l'aide alimentaire
Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé une réduction significative de son assistance alimentaire destinée aux réfugiés congolais au Burundi. Cette décision intervient dans un contexte de financement insuffisant, selon l'organisation. L'aide alimentaire du PAM soutient environ 150 000 réfugiés qui résident dans des camps, des sites et des centres de transit à travers le pays. Ces populations, ayant fui des conflits et l'instabilité dans leur pays d'origine, dépendent presque entièrement de cette assistance pour se nourrir. Le PAM a signalé une baisse marquée de ses financements depuis le deuxième trimestre de 2026, ce qui a conduit à ces coupes drastiques. Cette diminution des ressources compromet sérieusement la capacité du PAM à maintenir ses opérations vitales et à répondre aux besoins fondamentaux des réfugiés.
Contexte de la crise des réfugiés
Le Programme alimentaire mondial (PAM), en partenariat étroit avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et d'autres acteurs humanitaires, fournit une assistance alimentaire mensuelle essentielle. Cette aide est destinée à environ 150 000 réfugiés congolais. Elle est distribuée sous diverses formes : nourriture en nature, transferts monétaires directs ou un système hybride combinant les deux, afin de s'adapter au mieux aux besoins spécifiques et aux contextes locaux. Cette assistance vitale est acheminée aux réfugiés résidant dans des camps, des sites et des centres de transit au Burundi, des lieux où les ressources sont souvent limitées et les opportunités d'autosuffisance rares. Le Burundi abrite au total plus de 180 000 réfugiés, mais tous ne bénéficient pas de la même manière de l'aide alimentaire. Ceux qui vivent dans les zones urbaines, principalement à Bujumbura et Rumonge, ne reçoivent aucune assistance alimentaire du PAM, les rendant potentiellement encore plus vulnérables en cas de crise économique ou de pénurie.
Conséquences et appels aux dons
Une correspondance datée du 8 juillet 2026, adressée par le Programme alimentaire mondial (PAM) à l'Office national pour la protection des réfugiés et apatrides (ONPRA), a détaillé la grave pénurie de ressources financières affectant ses opérations. Ce document met en lumière la situation critique à laquelle est confrontée l'organisation et la contraint à prendre des mesures drastiques. À partir d'août 2026, les bénéficiaires ne recevront plus que 40% de leur ration alimentaire habituelle, une réduction qui accentue considérablement les préoccupations concernant la sécurité alimentaire des réfugiés. Cette diminution de 60% de l'aide représente un choc majeur pour des familles déjà en situation de grande précarité, et elle risque d'entraîner des conséquences sanitaires et nutritionnelles désastreuses, notamment pour les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées. Le PAM a par ailleurs averti que, sans de nouvelles contributions urgentes et substantielles de la part des donateurs, l'aide pourrait être totalement suspendue dès septembre 2026. Une telle suspension plongerait les populations dépendantes de cette assistance dans une crise encore plus profonde, avec des risques accrus de malnutrition, de maladies et d'exacerbation des tensions sociales. Face à cette situation alarmante, le PAM et ses partenaires lancent un appel pressant à la communauté internationale pour mobiliser les fonds nécessaires et éviter une catastrophe humanitaire de grande ampleur.