Démolition du marché de Ruyigi : les commerçants dans l'impasse

Des commerçants installés dans une partie du marché de Ruyigi concernée par les démolitions
Photo: SOS Médias Burundi via Sosmediasburundi

La démolition des kiosques et des points de vente situés au marché de Ruyigi, au Burundi, a débuté le 16 septembre 2026. Cette opération de destruction des infrastructures commerciales, située dans la province de Buhumuza, a contraint les commerçants à quitter leurs emplacements habituels. Les autorités locales ont lancé ces travaux de démolition au milieu du mois de septembre, marquant un tournant pour les activités économiques de la zone. Les personnes exerçant au sein du marché de Ruyigi se retrouvent désormais dans l'impasse face à la disparition de leurs structures de vente. Cette intervention modifie durablement le paysage commercial de la localité, selon les informations rapportées par SOS Médias Burundi. Diane Niyibitanga et Jean Ntumwa comptent parmi les acteurs concernés par ces changements structurels.

Le processus, entamé le 16 septembre 2026, implique le démantèlement complet des installations qui servaient quotidiennement à l'exercice des activités commerciales des habitants de la province de Buhumuza. Pour les commerçants, cette situation représente une rupture brutale de leurs conditions d'exploitation habituelles. La disparition physique des kiosques laisse un vide immédiat sur le site, forçant les professionnels à envisager une réorganisation rapide de leurs moyens de subsistance. La complexité de cette transition est au cœur des préoccupations des commerçants comme Jean Ntumwa, qui voient leurs points de vente habituels disparaître sous l'effet des engins de démolition déployés par l'administration.

Justifications de l'administration communale

L’administration communale présente la démolition des infrastructures comme une mesure de sécurité impérative. Les autorités justifient cette opération par la nécessité de prévenir les risques d’incendie au sein du marché de Ruyigi. Elles mettent également en avant l’urgence de faciliter l’accès aux véhicules des sapeurs-pompiers en cas de sinistre. Selon la vision portée par les autorités locales, la configuration actuelle des lieux ne permettait pas une intervention rapide et efficace des services de secours, justifiant ainsi cette restructuration radicale des espaces de vente.

Diane Niyibitanga, administratrice communale de Ruyigi, apporte des précisions sur le calendrier de cette décision. Elle affirme que les commerçants ont été informés de cette mesure environ trois mois avant le début des travaux de démolition, intervenus le 16 septembre 2026. Diane Niyibitanga ajoute : "La décision a été prise en concertation avec les représentants des commerçants." Cette période de préavis, selon les dires de l'administratrice communale, visait à permettre aux occupants de préparer leur départ et de retirer leurs effets personnels avant l'intervention des équipes de démolition.

Les autorités locales préviennent que toute résistance à ces travaux entraînera des conséquences pour les occupants des lieux. Les commerçants qui s’opposent à la démolition s’exposent à des sanctions directes. Celles-ci comprennent le paiement des frais liés à la démolition de leurs propres structures, ainsi que l’application d’amendes administratives. Les autorités communales n’excluent pas non plus le recours à des poursuites judiciaires à l’encontre des personnes refusant de se conformer à cette directive. Cette approche ferme vise à garantir l'exécution complète du plan de sécurisation du marché de Ruyigi, sans entrave, tout en imposant une responsabilité financière aux récalcitrants.