Faustin Ndikumana, directeur national de l'organisation Parcem, a dénoncé un complot visant à l'arrêter après la découverte d'une arme à feu et d'effets militaires dans un snack-bar. L'incident a eu lieu le soir du 17 mai 2026 dans l'établissement situé dans le quartier Kinyami, au chef-lieu de la commune de Ngozi, en province de Butanyerera. Selon M. Ndikumana, un malfaiteur a profité de l'obscurité pour introduire un fusil Kalachnikov, une grenade, une tenue et des bottines militaires dans un sac, déposé dans un coin réservé au charbon de bois pour la cuisine. Cette découverte d'une arme à feu et d'effets militaires dans l'établissement a déclenché une série d'événements qui ont mené à des accusations de complot.
M. Ndikumana a expliqué qu'il était en contact avec le directeur général de la Regideso pour un problème d'électricité au moment des faits. Il a précisé que cette panne d'électricité avait plongé le quartier dans l'obscurité, créant des conditions propices à l'introduction des objets illicites. Après le départ des clients vers 23 heures, le chargé de la sécurité a inspecté les lieux et a alerté le gérant, qui a ensuite appelé la police, laquelle est intervenue vers minuit, a-t-il précisé. Il a souligné : « Ils ont pourtant fait exactement ce qu’un citoyen doit faire dans pareilles circonstances. C’est-à-dire appeler la police, alerter. » M. Ndikumana a affirmé ne jamais détenir d'arme à feu, déclarant : « Mes seules armes sont l’intelligence, la connaissance, les lois nationales et les documents de politique nationale. » Il a également remercié les agents de police qui sont intervenus pour leur professionnalisme et leur impartialité.
Les événements de la nuit
Faustin Ndikumana affirme qu'un malfaiteur a profité de l'obscurité pour introduire un fusil Kalachnikov, une grenade, une tenue militaire et des bottines dans un sac, lequel a été déposé dans un coin du snack-bar réservé au charbon de bois. Il a rapporté que cette action s'est déroulée alors que le quartier Kinyami subissait des coupures de courant répétitives depuis une semaine, une situation qu'il avait tenté de résoudre en contactant la Regideso. Le gérant de l'établissement a alerté la police, qui est intervenue aux alentours de minuit, selon M. Ndikumana. Suite à cet événement, l'administration provinciale a ordonné la fermeture du snack-bar. M. Ndikumana a également rapporté que le quartier avait subi des coupures de courant répétitives pendant la semaine précédant l'incident, une circonstance qu'il juge suspecte. Après le départ des clients vers 23 heures, le personnel de sécurité a inspecté les lieux et a ensuite alerté le gérant, qui a immédiatement contacté les forces de l'ordre. Le Vice-commissaire provincial de la police et un Officier de la police judiciaire ont été présents sur les lieux et ont rédigé un rapport détaillé sur la découverte des objets.
Accusations de complot
Six employés du snack-bar de Faustin Ndikumana à Ngozi ont été arrêtés suite à la découverte des objets militaires. Selon Faustin Ndikumana, cette arrestation s'inscrit dans un plan visant à l'accuser faussement de possession illégale d'armes à feu. Il a déclaré que cette manœuvre était orchestrée pour le déstabiliser et nuire à son action en faveur de la bonne gouvernance. « Je reste debout parce que mon combat est noble », a-t-il déclaré, réaffirmant son engagement.
M. Ndikumana a avancé que l'individu ayant déposé les objets était censé alerter la police pour une perquisition à l'aube. Il a ajouté qu'il était en contact avec le directeur général de la Regideso pour une panne d'électricité au moment des faits, ce qui, selon lui, a été exploité par les comploteurs. « Au moment où j’étais en contact avec le directeur général de la Regideso pour régler le problème, un malfaiteur a profité de cette obscurité pour s’y introduire et déposer un fusil Kalachnikov dans un sac contenant aussi une grenade, une tenue et des bottines militaires, dans un coin normalement réservé à la conservation du charbon de bois pour la cuisine », a-t-il précisé. Il a souligné que cette coïncidence entre la panne d'électricité et le dépôt des objets était trop opportune pour être le fruit du hasard.
Le directeur de Parcem a également estimé que les six employés ont été arrêtés précisément parce qu'ils ont alerté la police. Il a insisté sur le fait que leur action était celle de citoyens responsables. « Après le départ des clients vers 23 heures, le chargé de la sécurité a inspecté les lieux et a immédiatement appelé le gérant pour lui exposer la situation. Le gérant a appelé à son tour la police qui n’a pas tardé à intervenir vers minuit », a-t-il rapporté. Il a insisté : « Ils ont pourtant fait exactement ce qu’un citoyen doit faire dans pareilles circonstances. C’est-à-dire appeler la police, alerter. » M. Ndikumana a exprimé son incompréhension face à l'arrestation de ces employés, considérant qu'ils avaient agi avec diligence et conformément à la loi.
Réactions et appels
Faustin Ndikumana a réaffirmé son engagement à défendre l'État de droit, la bonne gouvernance et le développement du pays, déclarant que « Je reste debout parce que mon combat est noble. Lutter pour l’Etat de droit, la bonne gouvernance et le développement de ce pays, c’est un combat noble. » Il a souligné que son action était guidée par des principes de justice et de transparence, et non par la violence ou l'illégalité. L'incident a donné lieu à une réunion de sécurité le 1er juin 2026, à laquelle ont participé le Gouverneur provincial de Butanyerera et d'autres responsables, afin d'examiner les faits et les implications de cette découverte. Le Vice-commissaire provincial de la police et un Officier de la police judiciaire étaient présents sur les lieux de la découverte et ont rédigé un rapport.
Un policier a témoigné lors de la réunion de sécurité que les agents du snack-bar avaient alerté la police pour obtenir de l'aide après la découverte, confirmant ainsi la version des faits avancée par M. Ndikumana. Faustin Ndikumana a précisé que son combat reposait sur les idées, la force de l'argumentation, l'intelligence, la connaissance et les lois nationales, et non sur la force. « Mes seules armes sont l’intelligence, la connaissance, les lois nationales et les documents de politique nationale », a-t-il insisté, rejetant toute implication dans des activités illégales. Son engagement, a-t-il ajouté, est de promouvoir des solutions pacifiques et légales pour le progrès du pays.
Il a lancé un appel au Président de la République, au Ministre de la Justice, au Procureur général de la République, aux cadres de la police et au Service national de renseignement pour qu'ils agissent contre ceux qu'il qualifie de « hors-la-loi ». M. Ndikumana a également exprimé sa gratitude envers les agents de police qui sont intervenus, saluant leur professionnalisme et leur impartialité. Il a conclu en espérant que les autorités compétentes mèneraient une enquête approfondie et impartiale pour faire la lumière sur cette affaire et traduire les responsables de ce complot en justice.