Financement des infrastructures routières à Gitega

Les habitants des quartiers de Rango, Shatanya et Musinzira, situés à Gitega, sont désormais tenus de participer financièrement au développement des infrastructures routières de leurs zones respectives. Cette obligation de contribution aux coûts des travaux concerne l'ensemble des résidents de ces trois localités. Le délai imparti pour le règlement de ces participations financières est fixé à trois mois, une période ayant débuté le 13 octobre 2026. Les autorités locales imposent cette échéance pour assurer la collecte des fonds nécessaires aux projets de voirie en cours. Chaque foyer devra se conformer à cette mesure dans le temps imparti pour permettre la réalisation des travaux d'aménagement des axes routiers identifiés dans ces secteurs de Gitega.

Modalités de calcul des contributions

L'Office burundais de l’urbanisme, de l’habitat et de la construction (Obuha) établit le montant de la contribution due par chaque propriétaire foncier en fonction de la surface occupée par sa parcelle. Cette méthode de calcul vise à proportionnaliser l'effort financier demandé aux résidents des quartiers de Rango, Shatanya et Musinzira par rapport à l'étendue réelle de leurs propriétés situées à Gitega.

Les autorités intègrent également les versements effectués antérieurement par les habitants dans ce nouveau processus de tarification. Les services de l'Obuha comptabilisent ainsi les contributions passées pour ajuster le solde final exigé de chaque foyer. Liboire Bigirimana, Niyonzima Emery et Eric Sabumukama supervisent l'application de ces modalités techniques pour garantir la transparence du financement des projets de voirie. Cette approche comptable permet d'éviter une double imposition des résidents ayant déjà honoré des participations financières pour ces infrastructures routières par le passé.

Responsabilités des résidents locaux

Les résidents des quartiers de Rango, Shatanya et Musinzira assument désormais la responsabilité directe de la collecte des fonds destinés aux travaux routiers. Les habitants doivent sélectionner eux-mêmes l'établissement bancaire ou l'institution d'épargne où seront déposées ces contributions financières. Cette gestion locale s'accompagne de la désignation de moniteurs chargés de surveiller l'utilisation effective des sommes récoltées par la communauté. Ces représentants ont pour mission de garantir la traçabilité des opérations financières liées aux infrastructures de voirie à Gitega.

L'État intervient parallèlement dans le financement global des projets d'aménagement. Les autorités publiques prennent en charge les coûts liés à la construction des caniveaux ainsi que des autres infrastructures jugées nécessaires au bon fonctionnement du réseau routier. Cette participation étatique complète les efforts financiers fournis par les foyers de Rango, Shatanya et Musinzira. La répartition des responsabilités entre les résidents et les services de l'État vise à finaliser les chantiers entamés dans ces trois localités de Gitega.