Gitega : Condamné à perpétuité pour le meurtre de son frère

Fratricide à Gitega : la perpétuité pour un homme qui a tué son frère à la machette
Photo: SOS Médias Burundi via Sosmediasburundi

À Gitega, Jean Paul Nduwumukama a été condamné à la prison à perpétuité par le Tribunal de Grande Instance, jeudi 16 juillet 2026, pour le meurtre de son frère aîné. Le crime a eu lieu le 11 juillet 2026, au numéro 34 de la 5ème Avenue, dans le quartier Nyamugari de la ville de Gitega. La victime, Jean Pierre Nduwayezu, était âgée de 36 ans au moment des faits. Lors de l'audience, Jean Paul Nduwumukama a déclaré n'avoir « jamais touché une telle somme colossale », sans que le contexte de cette déclaration ne soit précisé dans le verdict.

Les faits du drame familial

L'accusation a soutenu que le crime était prémédité et résultait d'un conflit foncier entre les deux frères. Jean Paul Nduwumukama, le prévenu, a reconnu avoir tué son frère Jean Pierre Nduwayezu, mais a nié toute préméditation. Il a affirmé n'avoir « jamais touché une telle somme colossale », sans que cette déclaration ne soit directement liée au mobile présumé. L'origine du drame familial est rapportée comme étant un litige foncier ou un conflit d'héritage, selon les éléments présentés devant le tribunal. Ce désaccord aurait culminé dans l'acte fatal, menant à la condamnation de Jean Paul Nduwumukama à la prison à perpétuité.

Le déroulement du procès

Le procès s'est déroulé sous la procédure de flagrance, au sein même de la Prison Centrale de Gitega. Cette modalité a permis une instruction et un jugement accélérés, conformément aux dispositions légales prévues pour les crimes manifestes. La tenue de l'audience en ce lieu spécifique est une pratique courante pour ce type d'affaires au Burundi, visant à garantir une réponse judiciaire rapide. Jean Paul Nduwumukama a comparu devant le Tribunal de Grande Instance pour répondre des accusations de meurtre de son frère. La rapidité de la procédure de flagrance a ainsi mené à la condamnation de l'accusé à perpétuité par le tribunal.

La sentence et les réparations

Le Tribunal de Grande Instance de Gitega a condamné Jean Paul Nduwumukama à verser 100 millions de francs burundais à la partie civile. Cette somme correspondait aux réparations réclamées par Divine Gracia Irakoze, la veuve de la victime. Madame Irakoze avait demandé 100 millions de francs burundais en dommages et intérêts pour le préjudice subi suite au décès de son époux, Jean Pierre Nduwayezu. Au cours du procès, Jean Paul Nduwumukama avait déclaré n'avoir « jamais touché une telle somme colossale », sans que cette affirmation ne soit directement liée aux réparations demandées. Le montant total des dommages alloués confirme la position du tribunal concernant la compensation due à la famille de la victime.

Réaction du condamné

Jean Paul Nduwumukama, âgé de 34 ans, a été reconnu coupable du meurtre de son frère aîné, Jean Pierre Nduwayezu. Au cours du procès, le condamné avait déjà réagi à des éléments liés à l'affaire. Il a notamment déclaré n'avoir « jamais touché une telle somme colossale », une affirmation qui n'a pas été explicitement liée au mobile du crime ni aux réparations civiles requises. Cette déclaration a été faite sans que son contexte précis soit détaillé dans les documents judiciaires. Sa réaction, concise et portant sur l'aspect financier, a marqué un moment de la procédure qui a conduit à sa condamnation à la prison à perpétuité par le Tribunal de Grande Instance de Gitega.