Lancement d'une campagne de distribution de semences de maïs améliorées dans la zone Gasura

Zone GASURA
Photo: Jean Christophe Girukwishaka (stagiaire) via Lerenouveau

Une campagne de distribution et de semis de semences de maïs améliorées (variété PAN 53) a été officiellement lancée le jeudi 2 juillet 2026 dans la zone Gasura, sur la colline Taba, commune Kiganda. L'événement, organisé dans le marais de Mubarazi, a été présidé par Séverin Sinzobatohana, Directeur Provincial de l'Environnement, de l'Agriculture et de l'Élevage à Gitega, et Diane Irakoze, Administratrice Communale de Kiganda. Ces semences, spécifiquement de la variété PAN 53, ont été fournies par le gouvernement du Burundi. Elles sont exclusivement destinées aux zones de marais ; des semences adaptées à d'autres types de terrains seront distribuées ultérieurement, soulignant une approche ciblée de la distribution. Plus de 4 000 agriculteurs regroupés en coopératives exploitent plus de 170 hectares dans le marais de Mubarazi, une zone clé pour la production agricole locale.

Appel à la maximisation des rendements

Séverin Sinzobatohana, Directeur Provincial de l'Environnement, de l'Agriculture et de l'Élevage à Gitega, a exhorté les agriculteurs à travailler en coopératives. Il a souligné que cette approche facilite non seulement la distribution des semences, mais aussi celle des engrais, des produits phytosanitaires et du soutien technique nécessaire à une agriculture efficace et durable. Il a insisté sur l'importance de semer simultanément et d'utiliser les semences sélectionnées et améliorées afin de limiter les dégâts causés par les oiseaux et les nuisibles, une pratique essentielle pour protéger les récoltes.

Monsieur Sinzobatohana a également insisté sur l'utilisation régulière du fumier organique, qu'il juge supérieur, plus accessible, et bénéfique pour la fertilité des sols tout en prévenant leur dégradation. Cette recommandation s'inscrit dans une démarche d'agriculture plus respectueuse de l'environnement et économiquement viable pour les agriculteurs. Les semences sont vendues à un prix subventionné grâce au soutien financier du gouvernement du Burundi, rendant ces intrants essentiels plus accessibles aux communautés agricoles. La population est par ailleurs invitée à redoubler d'efforts dans les activités agricoles pour assurer une meilleure production, un objectif clé pour la sécurité alimentaire de la région.

Vision présidentielle et coopératives

Le périmètre concerné par cette distribution a été aménagé par l'État grâce à des techniques modernes. Cette infrastructure vise à optimiser les conditions de culture pour les agriculteurs bénéficiaires, en améliorant l'accès à l'eau et la gestion des sols. L'initiative s'inscrit pleinement dans la vision du président Evariste Ndayishimiye, qui promeut activement le recours aux coopératives agricoles pour stimuler la production dans le secteur. Cette approche collective est présentée comme un moyen efficace d'accroître les rendements et d'améliorer la sécurité alimentaire, en permettant aux agriculteurs de mutualiser leurs efforts et leurs ressources. C'est une stratégie clé pour moderniser l'agriculture burundaise et renforcer la résilience des communautés rurales.

Sanctions contre le détournement

Toute personne qui détournera ou revendra ces semences sera sévèrement sanctionnée en tant qu'ennemi du développement du pays, a affirmé Jean Christophe Girukwishaka, le chef de zone de Gasura. Cette déclaration note la détermination des autorités à garantir que les semences améliorées parviennent aux agriculteurs et soient utilisées conformément aux objectifs fixés. Les mesures visent à prévenir toute spéculation ou usage non conforme des ressources allouées par le gouvernement, assurant ainsi que l'investissement public bénéficie directement aux producteurs. L'objectif est d'assurer la réussite de la campagne agricole et de maximiser la production de maïs dans la région, contribuant ainsi à l'autonomie alimentaire.

Diversification et protection des cultures

Séverin Sinzobatohana a convié les autorités administratives et les responsables des partis politiques à vérifier que chaque ménage dispose d'au moins trois avocatiers, s'inscrivant ainsi dans une démarche de diversification agricole essentielle. Le gouvernement, par l'intermédiaire de ses services, procède actuellement à l'identification des espèces fruitières à planter sur ces parcelles, afin d'optimiser les rendements et la résilience des cultures. Cette initiative vise à enrichir la biodiversité agricole et à offrir de nouvelles sources de revenus et de nutriments aux populations. La population est par ailleurs appelée à protéger et à arroser les avocatiers existants, notamment durant la saison sèche, période critique pour la survie des plantations. Cette recommandation vise à préserver les ressources alimentaires et à garantir la pérennité des cultures fruitières. La consommation de denrées augmente en saison sèche, notamment en raison des cérémonies, ce qui entraîne une diminution des réserves alimentaires disponibles pour les ménages, d'où l'importance de renforcer la production locale et de diversifier les sources de nourriture pour faire face à ces périodes de forte demande.