L'Assemblée Nationale du Burundi adopte un calendrier d'activités chargé

Plusieurs activités sont prévues dans le calendrier adopté
Photo: Etienne Nduwimana via Lerenouveau

L'Assemblée Nationale du Burundi s'est réunie ce mardi 26 mai 2026 au palais des congrès de Kigobe. La séance s'est déroulée sous la direction de son président, Daniel Gélase Ndabirabe. Un calendrier d'activités couvrant la période du 25 mai au 9 juin 2026 a été adopté à cette occasion, marquant une période intense de travaux législatifs et de contrôle parlementaire. Ce programme dense témoigne de l'engagement des députés à aborder des questions cruciales pour le développement et la gouvernance du pays.

Rapports et analyses présentés

Le calendrier d'activités prévoit la présentation du rapport du Forum de haut niveau sur l'état d'intégration du Burundi au sein de la Communauté Est-Africaine (CEA). Ce rapport est essentiel pour évaluer les progrès réalisés par le Burundi dans son intégration régionale et identifier les défis à relever, soulignant l'importance de la coopération régionale pour l'économie nationale. Un autre point à l'ordre du jour concerne le rapport sur la supervision de la Banque de la République du Burundi (BRB) pour l'exercice fiscal 2024. Ce document permettra d'analyser la performance et la stabilité du secteur financier burundais, un pilier fondamental de l'économie. Les députés sont également appelés à présenter les rapports de leurs visites effectuées dans leurs circonscriptions électorales durant la trêve parlementaire de mars 2026. Ces rapports sont cruciaux pour assurer la représentation des préoccupations locales et informer les débats législatifs. L'Assemblée nationale a aussi programmé la présentation du rapport d'exécution budgétaire pour le premier trimestre de l'exercice 2025/2026. Ce rapport offre une vue d'ensemble de la mise en œuvre du budget de l'État pour cette période. Enfin, la présentation du rapport d'exécution budgétaire couvrant le deuxième trimestre de l'exercice 2025-2026 est également prévue dans ce programme chargé. Ces deux rapports financiers consécutifs permettront un suivi rigoureux de la gestion des finances publiques et de l'atteinte des objectifs budgétaires fixés par le gouvernement.

Législation et questions ministérielles

Les députés de l'Assemblée nationale devront également examiner les amendements apportés par le Sénat à plusieurs projets de loi. Ces textes incluent un projet de loi concernant la Cour des Comptes, une institution clé dans le contrôle des finances publiques. Des accords relatifs à la double imposition et à la protection des investissements avec les Émirats Arabes Unis seront soumis à leur examen. Ces accords sont destinés à renforcer les relations économiques bilatérales et à encourager les investissements étrangers au Burundi. Un projet de loi portant règlement budgétaire pour l'exercice fiscal 2024/2025 figure également parmi les dossiers à analyser. Cet examen des propositions sénatoriales est une étape clé du processus législatif burundais, garantissant que les lois adoptées sont le fruit d'un consensus entre les deux chambres du parlement.

Le calendrier prévoit la présence du ministre des Finances, du Budget et de l'Économie Numérique devant les députés. Il sera appelé à répondre aux questions des parlementaires, offrant une occasion directe d'échanges sur la politique économique et financière du gouvernement. Cette séance d'interpellations ministérielles offre l'opportunité aux représentants du peuple d'obtenir des éclaircissements sur la politique gouvernementale et la gestion des affaires publiques dans les domaines relevant de ses attributions, y compris la mise en œuvre des politiques budgétaires et les initiatives en matière d'économie numérique.

Focus sur Sosumo et ses audits

Le calendrier de l'Assemblée Nationale prévoit également la présentation du rapport d'audit final sur la gestion de Sosumo (Société sucrière de Moso). Ce document détaillera les conclusions des vérifications effectuées au sein de cette entité publique, mettant en lumière sa performance opérationnelle et sa conformité aux normes de gestion. Par la suite, les députés engageront des questions orales avec débat, adressées au Ministre des Ressources Minières, de l'Énergie, de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme. Ces échanges porteront spécifiquement sur le contenu du rapport d'audit de Sosumo, permettant aux parlementaires d'obtenir des éclaircissements et des réponses concernant la gouvernance de la société sucrière, la gestion de ses ressources et les perspectives d'amélioration de son efficacité. Cette démarche s'inscrit dans le cadre du rôle de supervision de l'Assemblée nationale sur les entreprises publiques.