Le Burundi, pilier de la paix africaine : Rencontre entre le Président Ndayishimiye et les Nations Unies/Union Africaine

M. Souef a affirmé que la récente visite du chef de l’Etat burundais dans le Sahel a permis de décrisper un peu les relations qui étaient conflictuelles. ( Photo : Etienne Nduwimana )
Photo: Etienne Nduwimana via Lerenouveau

Le vendredi 29 mai 2026, le chef de l'État burundais et actuel président de l'Union africaine, Evariste Ndayishimiye, a reçu à Bujumbura Parfait Onanga Anyanga, le représentant spécial des Nations Unies auprès de l'UA. Cette rencontre s'est déroulée dans un climat constructif, soulignant l'importance de la collaboration entre le Burundi, l'Union africaine et les Nations Unies pour la stabilité du continent. À cette occasion, M. Onanga Anyanga a salué l'engagement profond du Président Ndayishimiye pour la paix et la sécurité dans le Sahel, au Soudan et dans la région des Grands Lacs, affirmant que le président est très investi dans ces questions. Parallèlement, le même jour, le Président Ndayishimiye a également reçu en audience Mohamed El Amine Souef, Chef de cabinet du Président de la Commission de l'UA. Mohamed El Amine Souef, de son côté, a rendu hommage aux forces burundaises en Somalie, déclarant les avoir vues à l'œuvre pour la paix et la sécurité dans cette région.

Engagement pour la paix et la sécurité

Les discussions entre le Président Ndayishimiye et les représentants des Nations Unies et de l'Union africaine ont porté sur l'engagement du Burundi envers les efforts de paix, de sécurité et de développement en Afrique. Elles ont également mis en lumière le rôle actif du pays dans la résolution des crises régionales et sa participation aux missions de maintien de la paix. Cet engagement du Burundi a été un point central des échanges, démontrant la volonté du pays de contribuer activement à la stabilité du continent.

Mohamed El Amine Souef, membre de la Commission de l'UA, a affirmé que la récente visite du chef de l’État burundais dans le Sahel a contribué à « décrisper un peu les relations qui étaient conflictuelles ». Cette initiative, selon M. Souef, a eu un impact positif sur la situation régionale, apaisant les tensions et ouvrant la voie à un dialogue plus serein. Il a souligné l'importance de ces démarches diplomatiques de haut niveau pour désamorcer les conflits et favoriser la réconciliation.

M. Souef a par ailleurs rendu hommage aux forces burundaises présentes en Somalie. Il a déclaré avoir été chef de mission pendant trois ans et avoir vu ces forces à l'œuvre pour la paix et la sécurité dans cette région du monde. Il a décrit la force burundaise comme « exemplaire et impressionnante » par son professionnalisme. Ce témoignage direct de l'efficacité et du dévouement des troupes burundaises renforce la reconnaissance de leur contribution essentielle aux opérations de maintien de la paix en Afrique.

Soutien onusien et rôle de l'UA

Parfait Onanga Anyanga a souligné que l'agenda de l'Union africaine intègre pour l'année en cours le thème de la nécessité de résoudre les problèmes liés à l'eau et à son accès. Ce sujet clé pour le continent africain met en évidence les défis environnementaux et sociaux auxquels la région est confrontée. Le représentant spécial des Nations Unies a rappelé les défis du continent, déclarant : « Comme nous le savons, le continent fait face à de nombreux défis pour atteindre son objectif de faire taire les armes. M. Ndayishimiye s’est très investi dans les questions de paix et de sécurité au Sahel, au Soudan, mais aussi dans la région des Grands lacs. » Cette implication personnelle du Président Ndayishimiye est perçue comme un atout majeur pour l'atteinte des objectifs de paix et de stabilité.

M. Onanga Anyanga a également noté que le Président Ndayishimiye est le champion de l'Union africaine pour la jeunesse, affirmant : « Le président est le champion de l’Union africaine pour la jeunesse. » Cette désignation note l'importance accordée par l'UA et les Nations Unies à l'autonomisation et à l'engagement des jeunes africains dans le développement de leur continent. Il a par ailleurs observé que le Burundi est un pays en paix avec lui-même et progresse graduellement vers son développement. « Il est réconfortant de voir les efforts de stabilisation du pays. Je constate un pays en paix avec lui-même et qui progresse graduellement vers son développement », a-t-il déclaré. Cette observation positive témoigne des progrès réalisés par le Burundi en matière de consolidation de la paix et de croissance socio-économique.

Les Nations Unies sont pleinement disposées à accompagner le Président Ndayishimiye dans la réalisation de son agenda. Parfait Onanga Anyanga a affirmé cette position en ces termes : « La famille onusienne est prête et engagée aux côtés des autorités gouvernementales pour que ces objectifs majeurs pour la paix, la sécurité, et la jeunesse et les femmes africaines, soient tous évidemment réalisés. » Ce soutien des Nations Unies est clé pour la mise en œuvre des initiatives visant à promouvoir la paix, la sécurité et le bien-être des populations africaines.

Perspectives régionales et défis

Le vendredi 29 mai 2026, le chef de l'État burundais et président en exercice de l'Union africaine, Evariste Ndayishimiye, a reçu en audience à Bujumbura Mohamed El Amine Souef, Chef de cabinet du Président de la Commission de l'UA. M. Souef a salué l'engagement du président burundais dans la région, affirmant que la récente visite du chef de l’État burundais dans le Sahel a permis de « décrisper un peu les relations qui étaient conflictuelles ». Cette action diplomatique a été saluée comme un pas important vers la désescalade des tensions dans une région complexe.

Mohamed El Amine Souef a également profité de cette occasion pour rendre hommage aux forces burundaises déployées en Somalie. Il a déclaré avoir été chef de mission pendant trois ans et avoir vu les forces burundaises à l’œuvre pour la paix et la sécurité dans cette région du monde. M. Souef a qualifié la force burundaise d'« exemplaire » pour son professionnalisme et son efficacité, soulignant son rôle déterminant dans les efforts de stabilisation. Les discussions ont par ailleurs abordé la manière dont l'Afrique envisage de s'attaquer à l'épidémie d'Ebola sévissant dans l'Est du Congo. Ce point met en lumière les préoccupations sanitaires pressantes et la nécessité d'une réponse coordonnée à l'échelle continentale pour faire face aux défis de santé publique.