Le Burundi plaide pour l'autofinancement de l'UA et la protection environnementale au Congo-Brazzaville

Son voyage au Congo-Brazzaville avait pour objectif de participer à une réunion des leaders visionnaires des pays africains dans la politique de mise en œuvre de l’autofinancement de l’Union africaine par leurs propres moyens.(Photo : Donathe Ndayisenga)
Photo via Lerenouveau

Le Vice-Président Prosper Bazombanza est rentré à Bujumbura le vendredi 29 mai, après avoir représenté le chef de l'État du Burundi à deux réunions importantes au Congo-Brazzaville. Le déplacement visait à participer à une rencontre de leaders africains visionnaires sur la politique de mise en œuvre de l'autofinancement de l'Union africaine, convoquée à distance par le président kenyan. « L’objectif principal de cette réunion est d’accélérer ce qui est déjà convenu pour qu’on puisse arriver à avoir suffisamment de moyens pour faire fonctionner l’Union africaine par des moyens provenant des ressources africaines uniquement », a déclaré Prosper Bazombanza, précisant que « tous les pays devraient cotiser 0,2% des importations à l’Union africaine pour que cette politique puisse aboutir ». La seconde réunion, organisée par le Président du Congo-Brazzaville, portait sur la mobilisation de ressources internes africaines pour financer le bassin bleu du Congo et renforcer les politiques de protection environnementale.

Autofinancement de l'Union Africaine

L'objectif principal de la réunion est d'accélérer les accords existants pour garantir que l'Union africaine dispose de moyens suffisants pour fonctionner en utilisant uniquement des ressources africaines. Cette initiative ambitieuse vise à réduire la dépendance de l'organisation vis-à-vis des financements extérieurs et à renforcer son autonomie. Pour que cette politique aboutisse, tous les pays devraient contribuer 0,2% de leurs importations à l'Union africaine. Cette contribution est perçue comme un mécanisme durable pour assurer la stabilité financière de l'UA. Actuellement, 17 des 57 pays membres ont déjà mis en œuvre cette contribution, démontrant un engagement croissant envers cette cause. La réunion virtuelle, qui a réuni des dirigeants africains de tout le continent, a coïncidé avec la célébration du 63e anniversaire de l'Union africaine, anciennement connue sous le nom d'Organisation de l'Unité Africaine (OUA). Cet anniversaire a offert une occasion symbolique de réaffirmer les aspirations panafricaines et l'engagement envers l'intégration continentale. Le Président du Congo-Brazzaville a en outre annoncé que, à partir du 1er janvier 2027, tous les citoyens africains pourront entrer au Congo-Brazzaville sans visa. Cette mesure s'inscrit dans une dynamique d'ouverture et de facilitation des échanges entre les peuples africains, en ligne avec les objectifs d'intégration de l'Union africaine.

Mobilisation pour le Bassin du Congo

Au Congo-Brazzaville, la seconde réunion à laquelle participait Prosper Bazombanza était axée sur la mobilisation de ressources internes africaines destinées à financer le bassin bleu du Congo et à renforcer les politiques de protection environnementale. Ce projet d'envergure est clé pour la préservation de l'un des écosystèmes les plus importants du monde. Dans ce cadre, le Burundi a déjà proposé des projets spécifiques pour bénéficier de financements, soulignant son engagement actif dans la protection de l'environnement et le développement durable. Ces projets visent à soutenir des initiatives locales et régionales qui contribuent à la gestion durable des ressources du bassin. Cette initiative vise à assurer la pérennité écologique et économique de cette région fondamentale pour le continent, en reconnaissant son rôle vital dans la régulation climatique et la biodiversité mondiale. La mobilisation de ressources internes africaines pour ce projet témoigne d'une volonté collective de prendre en charge les défis environnementaux du continent.

Retour et Implications Locales

Le Vice-Président Prosper Bazombanza est rentré à Bujumbura le vendredi 29 mai, après son déplacement au Congo-Brazzaville. Ce retour fait suite à sa participation à deux réunions cruciales, dont l'une portait sur l'autofinancement de l'Union africaine. À cette occasion, il a représenté le chef de l'État du Burundi lors d'une rencontre où la proposition d'une contribution de 0,2% des importations de chaque pays membre pour l'UA a été discutée. Dix-sept des cinquante-sept pays membres ont déjà mis en œuvre cette politique, ce qui indique une progression notable vers l'atteinte de l'objectif d'autonomie financière.

Sa présence concernait également une seconde réunion organisée par le Président du Congo-Brazzaville, axée sur la mobilisation de ressources internes africaines pour le financement du bassin bleu du Congo et le renforcement des politiques de protection environnementale. Le Burundi, par l'intermédiaire de Prosper Bazombanza, a déjà soumis des projets spécifiques afin de bénéficier des financements associés à cette initiative. Ces démarches inscrivent le Burundi dans les efforts régionaux visant à assurer la viabilité financière de l'Union africaine et la protection écologique du bassin du Congo, marquant ainsi l'engagement du pays dans des causes continentales majeures.