Le marché central de Ngozi, situé dans la province de Butanyerera, a été ravagé par un incendie dans la nuit du 9 juillet 2026. Ce sinistre a profondément affecté l'activité économique locale, marquant une période difficile et incertaine pour de nombreux commerçants et la communauté environnante. L'incendie a causé des dégâts matériels importants et a considérablement perturbé les activités commerciales essentielles dans la province de Butanyerera. Une visite de la rédaction du quotidien « Le Renouveau du Burundi » a été effectuée le lundi 20 juillet 2026 sur les lieux du marché dévasté. Cette observation a permis de constater l'ampleur des dégâts, de recueillir les témoignages des personnes directement impactées et d'évaluer les premières tentatives de reprise des activités dans des conditions encore précaires.
Avancée des travaux et reprise
Les travaux de reconstruction du marché central de Ngozi sont achevés à près de 80 %, a indiqué le représentant des commerçants de Butanyerera. Cette avancée significative témoigne d'une volonté collective de surmonter les épreuves. Les commerçants procèdent activement à la réhabilitation de leurs stands individuels, un effort considérable qui demande des ressources et une détermination sans faille. Cette initiative intervient après l'incendie qui a détruit une grande partie du marché, laissant derrière lui des infrastructures endommagées et des moyens de subsistance anéantis. Progressivement, certains commerçants ont commencé à reprendre leurs activités, malgré les conditions de travail toujours en cours d'amélioration et les défis logistiques persistants. La reprise graduelle des ventes vise à restaurer l'activité commerciale essentielle pour la province de Butanyerera, jouant un rôle clé dans la vie quotidienne des habitants et l'économie locale.
Demandes des commerçants aux banques
Face à cette situation délicate, les commerçants du marché central de Ngozi ont adressé un appel pressant aux institutions bancaires. Ils leur demandent de faire preuve de flexibilité concernant le remboursement des prêts contractés avant l'incendie, reconnaissant l'impact dévastateur du sinistre sur leurs capacités financières. Les sinistrés sollicitent notamment l'octroi de délais supplémentaires pour honorer leurs engagements financiers, la destruction de leurs biens ayant fortement impacté leur capacité de remboursement et la génération de revenus. Cette demande s'inscrit dans un contexte de reprise progressive des activités, où la priorité est donnée à la reconstruction des stands et au réapprovisionnement des marchandises, des étapes indispensables avant de pouvoir envisager un retour à la normale. Une telle mesure, estiment les commerçants, serait essentielle pour faciliter leur retour à une activité économique stable et éviter une spirale d'endettement qui compromettrait leurs efforts de relance.
Attentes envers les assurances
L'incendie a provoqué des dégâts matériels importants et a considérablement perturbé les activités commerciales dans la province, laissant de nombreux commerçants démunis face à leurs pertes. Face à cette situation, les commerçants du marché central de Ngozi sollicitent les compagnies d'assurance. Ils demandent d'accélérer le traitement de leurs dossiers d'indemnisation afin de pouvoir se relancer rapidement et disposer des fonds nécessaires à la reconstruction de leurs commerces. Plusieurs commerçants ont exprimé leur préoccupation concernant la lenteur perçue des procédures, soulignant l'urgence de leur situation. De leur côté, les compagnies d'assurance affirment que les dossiers sont en cours de traitement. Elles assurent que les démarches nécessaires sont entreprises pour évaluer les pertes et procéder aux compensations, comme l'a précisé un représentant de l'Assurance Bic, tentant de rassurer les sinistrés sur l'avancement des processus.
Amélioration de la sécurité incendie
Les commerçants appellent le gouvernement à renforcer la prévention des incendies, une mesure qu'ils jugent indispensable pour éviter qu'un tel drame ne se reproduise. Ils suggèrent notamment l'affectation permanente d'au moins deux véhicules de lutte contre l'incendie à proximité immédiate du marché, afin de garantir une réponse rapide et efficace en cas de nouveau sinistre. Cette présence constante permettrait de maîtriser les feux naissants avant qu'ils ne causent des dégâts irréparables. Parallèlement, les commerçants prévoient d'élargir les voies d'accès au marché. Cette initiative vise à faciliter l'intervention des véhicules de pompiers, en leur permettant d'atteindre plus aisément les zones touchées et d'agir sans délai, un facteur clé pour limiter l'étendue des destructions en cas d'urgence.