Le représentant permanent du Maroc auprès de l’Union africaine (UA) et de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA-ONU), Mohamed Arrouchi, a affirmé que le Royaume plaçait l’action humanitaire au cœur de sa politique étrangère et de sa coopération africaine. Cette déclaration a été faite lors d'une session publique du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA, tenue le 5 juin 2026, et dédiée aux réfugiés, aux personnes déplacées internes (PDI) ainsi qu'à l'aide humanitaire sur le continent. Mohamed Arrouchi a souligné que le Maroc « ne ménage aucun effort pour contribuer à atténuer les crises humanitaires, où qu’elles soient en Afrique, conformément à la vision éclairée du roi Mohammed VI ».
Il a également mis en avant la nécessité de renforcer les mécanismes d’enregistrement, de suivi et de gestion des données relatives aux réfugiés et PDI, en s'appuyant sur des informations crédibles et actualisées pour améliorer l'efficacité des réponses humanitaires et garantir une allocation adéquate des ressources. Le représentant a alerté sur une situation humanitaire « particulièrement préoccupante » en Afrique, marquée par des vagues de déplacements dues aux conflits, aux chocs climatiques, au ralentissement économique et à la montée de l’insécurité alimentaire.
Vision et portée de l'action marocaine
Cette approche s'inscrit en ligne avec la vision éclairée du roi Mohammed VI. L'action humanitaire du Maroc dépasse l'aide d'urgence et les hôpitaux de campagne traditionnels. Elle englobe également des actions durables destinées aux populations affectées, visant à renforcer leur résilience à long terme.
Le Maroc articule cette stratégie autour de plusieurs piliers, intégrant le codéveloppement, le partage d'expertise et la mutualisation des meilleures pratiques. Cette démarche vise à créer des solutions pérennes pour les crises humanitaires. Un autre aspect clé de cette action concerne la lutte contre les effets du changement climatique et de la désertification. Le Royaume s'efforce de contribuer à l'adaptation des communautés africaines face à ces défis environnementaux majeurs.
Principes d'une réponse humanitaire efficace
L'objectif principal des efforts humanitaires est de garantir que l'aide parvienne directement aux bénéficiaires, sans qu'elle ne soit détournée ou exploitée, a souligné le représentant. Les réponses humanitaires en Afrique doivent être intégrées et multidimensionnelles, combinant l'action humanitaire, la prévention des conflits, la médiation, la consolidation de la paix et le développement. Il est nécessaire de renforcer la résilience des communautés affectées par les conflits, les catastrophes naturelles et les chocs climatiques. Le renforcement des capacités africaines en matière d'anticipation, de prévention et de réponse aux futures crises humanitaires, notamment celles liées au changement climatique, est également jugé essentiel.
Mohamed Arrouchi a affirmé que « l’Afrique traverse, aujourd’hui, une situation humanitaire particulièrement préoccupante, marquée par la succession de vagues humaines inédites fuyant les affres des conflits et périls engendrés par les multiples chocs climatiques, le ralentissement de l’activité économique et la montée de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition dans plusieurs régions du continent ». Il a ajouté que « cette situation a créé des besoins humanitaires d’une ampleur exceptionnelle, auxquels la réponse collective est restée, à bien des égards, insuffisante et peu efficace, en raison de contraintes à la fois nationales, régionales et continentales ».
Le représentant a insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes de transparence, de reddition de comptes, de contrôle et d'évaluation de l'action humanitaire en Afrique. Il a également mis l’accent sur la nécessité de renforcer les mécanismes d’enregistrement, de suivi et gestion des données relatives aux réfugiés et personnes déplacées internes, sur la base de données crédibles, vérifiées et régulièrement actualisées, afin d’améliorer l’efficacité des réponses humanitaires et de garantir une allocation adéquate des ressources. Face à cette crise, Mohamed Arrouchi a déclaré que « l’urgence est de se concentrer sur tout ce qui est opérationnel et pragmatique, en adoptant une approche rationnelle, en proposant des solutions durables et en dégageant des propositions proactives, capables de nous éclairer sur la voie optimale pour la mise en place d’un nouvel ordre africain humanitaire ». Il a, à cet égard, appelé à consacrer la primauté de l’action préventive face à des chocs de plus en plus fréquents et complexes.
Contexte humanitaire africain préoccupant
L'Afrique connaît une situation humanitaire préoccupante, caractérisée par des conflits, des chocs climatiques, un ralentissement économique et une augmentation de l'insécurité alimentaire et de la malnutrition, selon Mohamed Arrouchi, représentant permanent du Maroc auprès de l’Union africaine (UA) et de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA-ONU). Il a souligné que cette conjoncture résulte de vagues de déplacements sans précédent, fuyant les périls engendrés par ces facteurs. Cette situation s'observe dans plusieurs régions du continent, confrontées à des défis multiples et interconnectés.
La réponse collective à ces besoins humanitaires d'une ampleur exceptionnelle est restée insuffisante et peu efficace, a observé Mohamed Arrouchi. Cette inefficacité est attribuée à des contraintes nationales, régionales et continentales qui entravent l'acheminement et la gestion de l'aide. L'ampleur des crises dépasse souvent les capacités de réaction actuelles, nécessitant une réévaluation des stratégies d'intervention.
Mohamed Arrouchi a affirmé qu'il est urgent de se concentrer sur des actions concrètes et pragmatiques, en adoptant une approche rationnelle. Il a préconisé de proposer des solutions durables et de développer des propositions proactives. Ces initiatives devraient éclairer la voie vers la mise en place d'un nouvel ordre humanitaire africain, capable de répondre plus efficacement aux défis actuels et futurs du continent.