Le parti Sahwanya Frodebu plaide pour le rétablissement de la salutation du drapeau à l'école

le drapeau national
Photo via Iwacu-burundi

Le parti Sahwanya Frodebu s'est déclaré satisfait de la décision du ministre de l'Éducation nationale et de la Recherche scientifique concernant le rétablissement de la salutation du drapeau. Le parti Sahwanya Frodebu a exprimé sa satisfaction face à cette mesure. Le 29 mai 2026, le ministre de l'Éducation nationale et de la Recherche scientifique a adressé une lettre aux directeurs provinciaux de l'éducation, leur demandant de rendre obligatoire le rituel de la salutation du drapeau chaque matin avant les cours. Cette instruction s'applique à tous les chefs d'établissements publics et privés d'enseignement et de formation, signifiant que le rituel de la salutation du drapeau est désormais obligatoire tous les matins avant les cours au sein de ces institutions.

Appel au patriotisme et à l'unité

Le ministre de l'Éducation nationale a déclaré que la salutation du drapeau, souvent ignorée dans certaines écoles, constitue un acte hautement symbolique incarnant le respect national, l'unité et la fierté. Il a insisté sur le fait que le salut aux couleurs nationales doit être scrupuleusement observé dans tous les établissements scolaires afin de renforcer l'éducation patriotique de la jeunesse burundaise. Le ministre a souligné l'importance de cette pratique pour l'enracinement des valeurs civiques et nationales chez les jeunes. Pour sa part, Sylvestre Bikorindagara, porte-parole du parti Sahwanya Frodebu, a exprimé l'espoir que le Burundi conservera toujours son indépendance dans tous les secteurs, y compris face au néocolonialisme. M. Bikorindagara a insisté sur la nécessité de préserver la souveraineté nationale face à toute influence extérieure, renforçant ainsi le message d'unité et de fierté nationale.

Critique de la suppression passée

Le parti Sahwanya Frodebu a appelé au rétablissement obligatoire de la salutation du drapeau national dans toutes les écoles fondamentales et post-fondamentales du pays. Sylvestre Bikorindagara, représentant et porte-parole de Frodebu, s'est interrogé sur les raisons de la suppression passée de ce rituel. Il a suggéré que cette décision d'interruption avait été prise sous le régime du Cndd-Fdd. M. Bikorindagara a exprimé sa perplexité face à cette interruption, soulignant l'importance historique et symbolique du salut au drapeau. Il a rappelé que cette pratique était un pilier de l'éducation civique et patriotique avant sa suppression. Le parti estime que son rétablissement est une étape clé pour l'éducation des jeunes générations.

Extension aux services publics

Sylvestre Bikorindagara, porte-parole du parti Sahwanya Frodebu, a suggéré que la décision du ministre de l'Éducation nationale soit étendue à l'ensemble des services publics, comme cela se faisait par le passé. Il a rappelé que les fonctionnaires devaient autrefois se tenir devant le drapeau et chanter l'hymne national avant d'entrer au bureau. « Je me souviens, à l’époque, les fonctionnaires devaient se tenir debout devant le drapeau et chantaient l’hymne national chaque fois avant d’entrer au bureau. Comme ça le chef de l’entité pouvait voir qui est en retard et ou qui est absent », a-t-il précisé. M. Bikorindagara a ajouté : « Je me suis toujours demandé pourquoi ils avaient retiré cette formalité. Et je crois que c’est sous le régime du Cndd-Fdd. » Il a également exprimé son souhait de voir un symbole fort pour la démocratie. Le porte-parole de Frodebu a conclu en déclarant : « Si on pouvait faire aussi un drapeau pour la démocratie, je serais très content. C’est pour que les Burundais comprennent bien que nous sommes dans une ère démocratique, et surtout qu’il ne faut pas reculer. » Cette extension aux services publics, selon M. Bikorindagara, permettrait de consolider le sentiment national et de renforcer la discipline au sein de l'administration.

Réactions et perspectives

Pour Sylvestre Bikorindagara, représentant et porte-parole du parti Sahwanya Frodebu, ce rituel de salut au drapeau rappelle aux élèves la raison d'être du drapeau, favorisant ainsi la reconnaissance et la fierté de leur indépendance nationale. Il estime que cette pratique contribue à enraciner le sentiment patriotique dès le plus jeune âge, en inculquant aux élèves les valeurs fondamentales de la nation. M. Bikorindagara a souligné que le salut au drapeau est un geste simple mais puissant pour connecter les jeunes à leur histoire et à leur identité.

M. Bikorindagara a également exprimé le souhait de voir un « drapeau pour la démocratie » afin d'aider les Burundais à mieux appréhender l'ère démocratique actuelle et à éviter tout retour en arrière. Il a souligné l'importance de ce symbole pour que la population comprenne pleinement les valeurs et les acquis de la démocratie. Ce "drapeau pour la démocratie" servirait, selon lui, de rappel constant des principes démocratiques et de la nécessité de les défendre et de les faire progresser.